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    A la Une: une rentrée très libérale

    Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    « Pragmatique, mais avant tout, libéral, Jean-Michel Blanquer, s’exclame Le Figaro. À l’occasion de sa première vraie rentrée - celle de 2017-2018 avait été orchestrée par le gouvernement Hollande - le ministre de l’Éducation a donné toute la mesure de son ambition pour l’école et ses professeurs. Évaluation du système, autonomie des chefs d’établissement, contrats d’objectifs, introduction d’une part de variable dans le salaire des enseignants de l’éducation prioritaire renforcée… Les réformes annoncées, à court et moyen terme, promettent de secouer le mammouth - "pachyderme préhistorique", préfère-t-il dire… »

    Parmi les grandes mesures de cette rentrée : le retour en force de la dictée… C’est ce que note La Croix. « Un élève sur six entre en sixième avec de graves lacunes en français. C’est l’un des enseignements des évaluations réalisées à la rentrée 2017 auprès des nouveaux collégiens. Dévoilé la semaine dernière, ce résultat peu surprenant vient étayer le discours de Jean-Michel Blanquer, relève La Croix, qui insiste à l’envi sur l’acquisition des "fondamentaux" et plaide notamment pour un retour en force de la dictée. […] Suspecté par ses détracteurs de promouvoir de "vieilles recettes" pour faire vibrer la fibre conservatrice d’une large part des Français et rassurer ceux que désarçonne son appétit de réformes, justifié à coups de références aux neuro­sciences, Jean-Michel Blanquer balaie les critiques. "La dictée n’a pas cette connotation passéiste qu’on veut lui coller", plaide le ministre. Car cet exercice qualifié de "salutaire" – "les enjeux de lecture et d’écriture sont liés" – peut même tirer parti des nouvelles technologies. »

    Funambule…

    En fait, relève Libération, Jean-Michel Blanquer joue au « funambule » : « Alors qu’Emmanuel Macron creuse chaque jour un peu plus le fossé qui sépare sa politique de ses promesses de campagne, le ministre de l’Education nationale s’évertue à l’occasion de sa seconde rentrée des classes à coller au "en même temps" initial du président. Plus qu’aucun autre de ses collègues du gouvernement, Jean-Michel Blanquer incarne ce funambulisme originel. Il le fait qui plus est avec talent, reconnait Libération. La preuve : le ministre de l’Education nationale mène ses réformes sans s’attirer les foudres des profs. Leurs syndicats certes râlotent, mais le ministre déroule son programme avec, dans la main gauche, le dédoublement des classes de CP en zones difficiles, dans la main droite, une posture pédagogique conservatrice. Entre louanges un jour de la bonne vieille dictée d’antan et éloges le lendemain des neurosciences, Jean-Michel Blanquer navigue comme un poisson dans l’eau entre l’ancien et le moderne. »

    Course aux notes ?

    Libération pointe par ailleurs le système d’évaluations nationales : « des tests de niveau identiques permettant de mesurer le niveau des élèves à un instant T. » Ce que Jean-Michel Blanquer appelle « un contrôle généralisé des compétences. »

    Pour Libération, ces tests induisent « des effets pervers, notamment des professeurs qui en viennent à enseigner… en fonction des tests. Autre dérive : le stress engendré par ces évaluations à répétition. Que ce soit pour le corps enseignant qui se sait évalué, mais aussi les parents et les enfants. »

    L’Humanité est tout aussi critique : « planqué sous l’excuse d’une "aide aux enseignants" pour juger du niveau des écoliers, ce dispositif d’évaluations nationales relève pourtant d’une logique d’individualisation des parcours scolaires. Cette culture des tests, et des palmarès qui vont avec, est un poison à très hauts risques inégalitaires. Au lieu d’appuyer les apprentissages sur des compétences acquises, ce mécanisme pousse à la course aux notes, moyen d’évaluation pourtant remis en cause par beaucoup d’experts en pédagogie. »

    Interrogé ce matin par Le Parisien, Jean-Michel Blanquer se défend : « l’évaluation a un seul but, dit-il : aider l’élève. Elle n’a aucune visée de sélection, et encore moins de stigmatisation. »

    Un exemple à suivre ?

    Une mesure très critiquée à gauche donc, et pourtant, pas de bruit côté syndical… Jean-Michel Blanquer reste un ministre apprécié. Et pas seulement par Le Figaro. Ainsi pour La Voix du Nord, « ses intentions et son action se lisent clairement. Les savoirs s’approfondissent et se complexifient à mesure que les innovations et la science progressent. Il sera de plus en plus difficile de s’insérer dans nos sociétés sans un solide bagage intellectuel et technique. Une rupture entre les gagnants et les perdants menace notre cohésion. Or, notre pays connaît des résultats calamiteux dans les apprentissages par rapport aux pays comparables. Il était urgent et vital de recentrer la mission de l’école et de définir des priorités. »

    « Dans cette cacophonie de rentrée, le salut gouvernemental pourrait venir du côté du ministre de l’Éducation nationale, s’exclame Le Midi Libre. Clarté, rigueur, détermination et courage ont une nouvelle fois guidé Jean-Michel Blanquer qui présente une feuille de route innovante comme un changement en profondeur des pratiques d’enseignement. Et sans encombre. L’exemple à suivre. »

    Un cartable bien lourd pour l’élève Macron…

    La rentrée est en effet plus délicate pour Emmanuel Macron…

    « En cette rentrée, la barque est chargée pour le chef de l’État, pointe Le Figaro : l’affaire Benalla a terni son image, la démission de Nicolas Hulot le prend de court et l’incroyable imbroglio de l’impôt à la source fait planer pour la première fois sur son action l’ombre du "recul", mot tout aussi maudit pour un politique que celui de "corde" sur le pont d’un navire. Sans parler des craintes sur le pouvoir d’achat, et pas uniquement des retraités. […] Une forme de "macronphobie" est en train de s’installer enterrant une "macronlâtrie" qui a longtemps dominé. »

    « L’Elysée et Matignon ont beau minimiser ces contrariétés, elles les préoccupent, renchérit Le Républicain Lorrain. Et chacun attend que le président reprenne la main. C’est pour lui le prix de la solitude altière dans laquelle il donne l’impression de s’être claquemuré pour le meilleur comme pour le pire. L’affaire Hulot est sans aucun doute la plus cruelle pour le chef de l’Etat, car elle révèle la difficulté de concilier des options inconciliables. Et dévoile en conséquence la fragilité d’un projet politique fondé sur un "en même temps" qui tient davantage de la magie que de la raison. »

    Et L’Eclair des Pyrénées de s’interroger : « comment un pouvoir si soucieux de son image, si méticuleux dans sa communication a-t-il pu se laisser ainsi dépasser par les événements au point de ne plus sembler rien maîtriser ? Pour répondre à cette question, il faut retourner dans le passé, relève le quotidien béarnais. Et se rendre compte qu’aucun des chefs d’État qui a précédé Emmanuel Macron, n’a su éviter ces moments de flottement, ces erreurs de comportement, ces fautes politiques qui, parfois, ont fini par les emporter. »

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