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    A la Une: crispation électorale en RDC

    Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Corneille Nangaa (au centre), le 5 novembre 2017 à Kinshasa, lors d'une annonce du nouveau calendrier électoral pour les élections de 2018 par la CENI. AFP/John Wessels

    Invalidation par la Cour constitutionnelle des candidatures de Jean-Pierre Bemba et d’Adolphe Muzito ; et insistance de la Commission électorale à vouloir utiliser la machine à voter… La situation se crispe en RDC à quatre mois maintenant des élections générales.

    Pour le quotidien La République à Kinshasa, « plus que jamais, un ingrédient majeur manque aux élections à venir : la confiance. Non seulement l’opposition dans son ensemble soupçonne le président Kabila, qui a annoncé son retrait, de vouloir maintenir son emprise sur le pays via son dauphin Shadary, mais le Congo tout entier redoute des "élections sur mesure", un exercice coûteux et vain si les dés sont pipés et les espoirs de changement illusoires. C’est aussi le manque de confiance qui provoque le rejet de la "machine à voter" une imprimante qui permettrait, peut-être, de gagner du temps mais qui, faute d’observateurs et de garants crédibles, est irrémédiablement qualifiée de "machine à tricher". »

    Pour Le Potentiel, autre quotidien congolais, c’est clair : « l’insistance "maladive" de la CENI, la Commission électorale, à vouloir utiliser un système électronique de vote montre qu’il y a anguille sous roche. Inféodée au pouvoir, estime le quotidien kinois, la Centrale électorale est déterminée à faire élire le candidat du Front commun pour le Congo (la majorité présidentielle) avec son aide, par le truchement de la machine à voter qui rendra la tâche facile à la fraude. Le flou remplacera la transparence, en laissant un boulevard au candidat FCC, sûr de remporter la présidentielle haut la main. Surtout que l’Opposition peine à trouver un candidat unique. »

    Vers un troisième glissement ?

    En fait, s’interroge le site d’information Afrikarabia, « on se demande si Joseph Kabila a vraiment l’intention de laisser son fauteuil et souhaite organiser les élections. Car finalement, un nouveau report permettrait à l’actuel chef de l’Etat de continuer encore à rester en place, comme le permet la Cour constitutionnelle. Plusieurs arguments et éléments de langage se mettent en place dans l’hypothèse de ce scénario, et notamment auprès de la Commission électorale, pour préparer le terrain à un possible troisième glissement du calendrier, au cas où le président déciderait que les conditions de sa succession ne seraient pas "optimales". Deux dossiers, défendus par l’opposition, pourraient justifier le report du scrutin, pointe Afriakarabia : l’utilisation des très contestés machines à voter et un fichier électoral rempli de potentiels électeurs fictifs. Le patron de la CENI a prévenu : "sans machine à voter, les élections ne pourront pas avoir lieu en décembre". Et si le fichier électoral venait à être une nouvelle fois révisé, les délais pourraient s’allonger. Ironie du sort, conclut Afrikarabia, ce pourrait être à cause de l’opposition que les élections seraient repoussées. »

    Que fait la communauté internationale ?

    Ledjely en Guinée, s’étonne pour sa part du silence de la communauté internationale : « l’exclusion des deux principaux opposants n’indigne pas grand-monde. Les protestations contre les machines à voter n’émeuvent personne. Ça crie à Kinshasa et dans les autres villes du pays, mais le monde regarde ailleurs. Kabila peut donc disposer du Congo, de ses opposants, des populations dans leur ensemble et du processus électoral comme bon lui semble. La communauté internationale semble avoir admis qu’une alternance en bonne et due forme est un luxe pour le Congo. Quitte à risquer un scénario à la Poutine-Medvedev, elle pourrait ainsi se contenter d’une transmission du pouvoir entre Kabila et Shadary. Le pouvoir de ce dernier pouvant être envisagé comme une subtile transition et une passerelle devant mener à une plus grande ouverture de l’espace politique en vue d’une véritable alternance. Le hic avec un tel pari, conclut Ledjely, c’est qu’il est aussi risqué que le président Joseph Kabila est notoirement imprévisible. »

    « Toutefois, que peut faire la communauté internationale ?, s’interroge Le Pays au Burkina. Le maître de Kinshasa ne lui a-t-il pas coupé l’herbe sous le pied en refusant tout financement étranger et tout observateur venu d’ailleurs pour superviser ces élections ? C’est une gigantesque fraude en vase clos que préparent Kabila et consort, face à l’impuissance du monde entier. Plus Kabila s’entête à utiliser ces machines, plus son dessein à revenir au pouvoir par la fenêtre apparaît évident. »

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