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    Ecologie et économie peuvent-ils faire bon ménage?

    François de Rugy (dr.) et Emmanuel Macron sur le perron de l'Elysée, le 12 décembre 2017. REUTERS/Philippe Wojazer/File Photo

    Aujourd’hui l’écologie plutôt... au lendemain de ces quelques mots prononcés par Nicolas Hulot, au moment de laisser son ministère à François de Rugy. Constat d’échec de l’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire. D’où cette question universelle et qui revient en permanence depuis l’annonce du départ de Nicolas Hulot : écologie et économie peuvent-ils faire bon ménage ?

    Il n’y a qu’à lire le rapport publié ce mercredi par la commission mondiale sur l’économie et le climat. Un groupe d’experts qui à l’approche de la COP 24 analyse : la lutte contre le changement climatique sera source de croissance, vous savez la croissance, cet indicateur incontournable du bien-être des peuples. Source de croissance, créateur de richesses ? Une économie peu émettrice de CO2, ce sont des opportunités. Des villes moins polluées, le développement d’énergies propres, une agriculture verte, en résumé un autre modèle, ce seraient selon cette étude, 2 800 milliards de dollars de recettes par an, à partir de 2030. L’équivalent du PIB de l’Inde. Fin des subventions aux énergies fossiles, le carbone au juste prix, investissements privés, voilà les recettes, disent ces experts soutenus par des chefs d’entreprises et des économistes.

    L’écologie, bon pour l’économie et l’emploi ?

    C’est l’argument des défenseurs de l’environnement. Fabriquer des logements mieux isolés, c’est du business. Plus de gens qui circulent à vélo, c’est moins de bouchons sur les routes, des travailleurs en meilleure santé, plus détendus dont plus productifs, etc. Et puis il y a la facture du réchauffement climatique. Certains économistes donnent l’alarme. Surtout pour les villes, les fameux îlots de chaleur, avec pour conséquences d’énormes dépenses énergétiques. La climatisation à outrance. Et l’énergie, on le sait coûte de plus en plus cher.

    N’oublions pas non plus ce que coûtent à la collectivité les catastrophes naturelles comme les grands incendies qu’on a encore vus cet été, et plus généralement la sécheresse dans le monde. La prime d’assurance pour votre voiture, votre maison, elle dépend aussi de ce que dépensent les grandes compagnies d’assurance pour réparer les dégâts à l’autre bout de la planète.

    Sauf que l’économie de marché n’y croit pas toujours

    Très souvent, les normes environnementales sont vues comme des contraintes et non des opportunités. On le voit notamment dans l’industrie automobile. Le nouveau ministre François de Rugy aura-t-il les moyens de faire pression sur les entreprises ? La loi Pacte, censée créer un nouveau modèle économique français, évoque cette mission environnementale des entreprises. Les politiques aiment les chiffres incontestables et immédiats, alors que les profits liés à l’économie verte sont difficilement quantifiables, et surtout longs à venir.

    Donc c’est dans notre intérêt financier de décarboner l’économie ?

    C’est en tous cas le sens de l’appel lancé pas plus loin qu’hier à Emmanuel Macron par une centaine de personnalités (des chercheurs, comme le climatologue Jean Jouzel, des économistes comme Thomas Piketty, des politiques comme Pascal Canfin et Daniel Cohn-Bendit, et même des syndicalistes comme les patrons de la CGT et la CFDT). Ils veulent d’urgence un grand programme d’investissement public.

    Un programme détaillé

    Un changement de logiciel est au programme ! Toutes les dépenses consenties pour importer des matières non renouvelables, tout cela doit être réaffecté à des emplois locaux. Mais pour permettre ce développement vert, il faut des moyens financiers. Certes il faut des aides publiques pour rénover les logements, mais il faut aussi jouer sur la fiscalité, mobiliser l’épargne des ménages, les investissements des entreprises.

    Vous vous souvenez du One Planet Summit organisé par le président Macron en décembre dernier ? Un certain Nicolas Hulot, au moment de remercier les entreprises pour leur engagement en faveur du climat, avait dit ceci : « il y a quelque chose de nouveau, économie et écologie, deux termes qui paraissaient antinomiques malgré leur racine commune sont enfin conciliables. » Manifestement, celui qui est désormais libre de ses paroles a changé d’avis.

    EN BREF

    Des progrès dans les discussions entre le Fonds monétaire international et l’Argentine. Progrès signalés par Christine Lagarde, la directrice générale du FMI après son rendez-vous avec le ministre argentin de l’Economie. Face à l’effondrement du peso, alors que l’austérité est déclarée, Buenos Aires réclame une aide urgente de l’institution de Washington.


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