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    A la Une: tout ça pour ça !

    Le Premier ministre français Edouard Philippe. REUTERS/Benoit Tessier

    « Tout ça pour ça ! » La remarque s’applique aussi bien à la nomination de François de Rugy à la tête du ministère de la Transition écologique qu’à l’annonce du maintien du prélèvement de l’impôt à la source.

    « Tout ça pour ça ! » L’expression est utilisée ce matin aussi bien par Le Figaro et Le Parisien, que par La Voix du Nord et Le Midi Libre.

    François de Rugy tout d’abord, ou le « remaniement a minima », comme le qualifie Libération. « Voici Rugy le peu rugissant, soupire le journal, transfuge d’EE-LV, rallié à la macronie probusiness, qui promet de “tenir compte des contraintes économiques” et de défendre “une écologie positive”, ce qui laisse entendre, derrière les hommages officiels, que l’activisme de son prédécesseur était au bout du compte négatif. Détail qui ne trompe pas, pointe Libération : les chasseurs, après avoir tiré Hulot comme un lapin, se fendent d’un communiqué tout miel pour saluer Rugy. Certes les contraintes économiques sont réelles, mais, s’interroge Libé, le vrai réalisme, dès lors que l’urgence climatique s’impose, consiste-t-il à en faire plus pour la planète, ou bien à en faire moins ? »

    « Macron ne rime plus avec spectaculaire, renchérissent Les Echos. Il choisit le plus terne successeur possible à Nicolas Hulot. Au moins François de Rugy ne fera-t-il pas de vagues ni ne demandera un “changement de paradigme”, c’est-à-dire un virage économique et écologique. »

    « Tout ça pour ça ?, s’exclame donc Le Midi Libre. Alors que l’on nous annonçait une grosse pointure pour remplacer Nicolas Hulot, le remaniement du gouvernement vire à + un petit arrangement entre amis+. »

    Aucun risque politique…

    En fait, c’est du « pragmatisme », lance Le Républicain Lorrain : « avec François de Rugy, le Président et le Premier ministre ont fait le choix de l’écologie tranquille, celle qui sème des petites fleurs dans les jachères et installe des nichoirs dans les squares, à condition toutefois que cela ne coûte pas trop cher. »

    Au moins, relève L’Alsace, « en nommant François de Rugy, le chef de l’État n’a pas pris de risque politique. Le désormais ex-président de l’Assemblée ne sera pas l’électron libre qu’a pu être Nicolas Hulot ou qu’aurait été Daniel Cohn-Bendit. »

    C’est vrai, pointe L’Opinion, « l’arrivée de François de Rugy au ministère de la Transition écologique est une bonne affaire pour Emmanuel Macron. En tout cas pour sa tranquillité politique. Après s’être délesté de François Bayrou, grand donneur de leçon et politique non aligné, après avoir perdu Nicolas Hulot, grand rêveur d’horizons et non-politique proclamé, le président de la République se retrouve à la tête d’une équipe débarrassée de ses trublions potentiels. »

    2019 : l’impôt à la source !

    Le prélèvement à la source à présent : « finalement, c’est oui… », s’exclame Le Figaro en première page.

    Et encore une fois, « tout ça pour ça ! », s’esbaudit le quotidien de droite. « Pourquoi avoir entretenu un tel suspense, laissé pareille cacophonie s’installer ? Sans doute Emmanuel Macron n’a-t-il pas voulu ajouter un ubuesque épisode au mauvais feuilleton élyséen de l’été, après l’affaire Benalla et la démission inopinée de Nicolas Hulot. En quelques semaines, remarque Le Figaro, Jupiter a perdu de sa superbe, jusqu’à être comparé à son hésitant prédécesseur. Voir le macronisme dilué dans la sauce hollandaise lui est probablement devenu insupportable. Il lui fallait reprendre la main, faire acte d’autorité, stopper la chute dans les sondages. »

    « La réforme n’a rien de fondamental, relève Libération   sur un rythme différent, les contribuables paieront rigoureusement la même chose  , mais un nouveau report de cette opération préparée de longue main par les services de Bercy aurait laissé l’image d’un gouvernement pusillanime, voué non au changement allègre, mais à la procrastination électorale. Juste décision, donc, estime Libération, qui dispensera les assujettis de mettre laborieusement de l’argent de côté pour acquitter l’impôt par tranches et à retardement. »

    « Ce faisant, commente pour sa part La Presse de la Manche, le chef de l’État et le gouvernement reprennent la main sur un dossier pour lequel, depuis plusieurs années, les Françaises et les Français sont favorables, au fil des majorités et des gouvernements successifs. Il faut dire aussi que ne pas tenir cet engagement, sous prétexte que les contribuables étaient incapables d’en comprendre le mécanisme, et donc de craindre une perte de leur pouvoir d’achat, était une vision particulièrement méprisante de la part d’ânes savants, convaincus d’être les seuls à être doués d’intelligence. »

    Démission surprise

    « Tout ça pour ça », s’exclame encore Le Parisien. Le Parisien qui note qu’hier, « la seule surprise (finalement) aura été la démission de la ministre des Sports Laura Flessel, officiellement pour raisons personnelles. Mais officieusement, pour des raisons fiscales, selon Le Canard Enchaîné. »

    En effet, pointe l’hebdomadaire satirique, « comme pour chaque ministre, au moment de sa nomination, l’administration de Bercy a procédé à des vérifications fiscales et s’est longuement intéressée à la société Flessel & co, une SARL chargée de gérer l’image de l’ancienne championne d’escrime (et dissoute depuis). Le dossier a été adressé à la CIF, la Commission des infractions fiscales, qui étudie actuellement le cas Flessel. Or, la CIF, relève Le Canard, déclenche dans la plupart des cas des poursuites judiciaires. L’exécutif a donc averti la ministre qu’elle devrait quitter le gouvernement à la première occasion. »

    D’après Le Monde, « le fisc a découvert que d’importantes sommes d’argent ont été prises du compte de son ex-société pour alimenter son compte personnel. » Laura Flessel pourrait donc être poursuivie pour fraude fiscale et abus de bien social.

    Idleb, dernier bastion rebelle de Syrie

    Le régime de Damas se prépare à lancer la reconquête de la dernière province rebelle du pays.

    « Toutes les conditions sont réunies pour un effroyable bain de sang », s’alarme La Croix. En effet, « cette région n’a rien d’un désert : elle compte 2,5 millions d’habitants qui risquent d’être les victimes collatérales des combats entre l’armée syrienne et les groupes djihadistes qui dominent la région. »

    « Idleb ne symbolise pas seulement la dernière bataille d’un conflit terriblement meurtrier, pointe Le Monde, mais déjà la première crise d’un après-guerre dominé par Moscou. » Et « c’est le président russe Vladimir Poutine, seul, qui en détient les cartes maîtresses. »

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