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    Kenya: la scène électro montante de Nairobi

    La musique électro venant d'Afrique fait de plus en plus d'adeptes. CC0 Pixabay/StockSnap

    Techno, house, ou afro-house, les DJ et les évènements se multiplient à Nairobi, tandis que de nombreux artistes internationaux viennent jouer dans la capitale kényane. Signe de la reconnaissance grandissante de la ville comme scène de musique électronique à part entière, la célèbre plateforme de concerts en ligne Boiler Room a récemment organisé une soirée à Nairobi avec certains des meilleurs DJ kenyans.

    Aux platines, un jeune kényan de 23 ans : Suraj. C’est l’enfant prodige de la musique électronique kényane. Régulièrement invité à jouer en Europe, il est le fer-de-lance d’un son nouveau. « C’est une fusion entre la production de musique électronique et des sons traditionnels venant du Kenya, d’Ouganda et du reste de la région », dit-il. Suraj a par exemple collaboré avec le chanteur kényan Makadem, mêlant house music et nyatiti, un instrument à cordes traditionnel luo.

    Aujourd’hui, les jeunes DJ se comptent par dizaines à Nairobi. Et comme beaucoup d’entre eux, Suraj a fait ses armes et trouvé son public sur le net. « L’évolution de l’industrie de la musique électronique au Kenya est impressionnante. C’est allé très vite, explique-t-il. Je pense que c’est dû au fait qu’internet est extrêmement facile d’accès ici. » Puis d’ajouter : « Il y a cinq ans, je n’aurai pas pu mettre ma musique sur le web et la vendre. Mais aujourd’hui, toute ma musique est en ligne, chacun peut la télécharger directement sur son smartphone et payervia son téléphone portable ».

    Un manque de moyens face à l’engouement du public qui grandit

    Pourtant, rares sont ceux qui réussissent à vivre entièrement de leur art. «  Aujourd’hui il y a peu d’infrastructures et d’investissement dans l’industrie », regrette Ukweli, du collectif de DJ EA Wave. « Dans un sens, la scène est très ouverte, tout le monde peut créer sa musique facilement. Nous, par exemple, on est arrivé, et on a pu organiser nos propres soirées. D’un autre côté, ça veut dire qu’il n’y a pas beaucoup d’argent là dedans, bien que ca se soit amélioré depuis nos débuts, temporise-t-il. Le public apprécie de plus en plus la musique électronique, et le marché grandit… »

    À lire : L’afro-électro à la conquête du monde

    Preuve en est : des soirées entièrement dédiées à la musique électronique se multiplient. Pour Samuel Youssoufou, organisateur de soirées et fondateur d’un label 100 % afro-house, Gondwana, « on ne peut pas comparer ça au scènes européennes, c’est une scène qui est en train de grandir, on y va doucement, un évènement par un évènement, et chaque fois on a plus de monde, explique Samuel Youssoufou. La scène qu’on a maintenant c’est celle que pas mal d’artistes en Europe ou ailleurs avaient il y a environ 20 ans. Ici on est en train de pousser un style qui est encore très niche, très "underground", et donc je pense que ca attire pas mal d’artistes parce qu’ils se disent voilà il y a une nouvelle scène qui est en train de grandir là », dit-il.

    Samuel assure ainsi avoir des demandes de DJ européens pour venir jouer à Nairobi, mais souvent les infrastructures manquent. Si tout reste donc à faire, la scène électro kényane a de beaux jours devant elle.


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