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    Pologne: la peste porcine africaine ravage les élevages

    La peste porcine africaine est inoffensive pour l’homme, mais dangereuse pour les animaux. Getty Images/ Joern Pollex

    C’est un fléau qui inquiète tous les éleveurs de porcs européens, et notamment les polonais. Depuis quatre ans, la PPA, peste porcine africaine, sévit dans les régions de l’est du pays. Inoffensive pour les humains, elle est mortelle chez les animaux. Rien qu’en 2018, plus de 25 000 cochons sont morts de la maladie, ou ont été tués pour éviter la propagation du virus. Mais malgré les précautions sanitaires  prises par les vétérinaires et les éleveurs, la PPA poursuit lentement son expansion.  Thomas Giraudeau s’est rendu dans une porcherie située en zone à risque, à l’est de Varsovie.

    C’est devenu un rituel pour Adam Spoina. Deux fois par jour, et depuis trois mois, l’éleveur désinfecte son matériel, ses vêtements, puis ses chaussures sur un tapis imbibé de produit. Il enfile une combinaison, avant de pouvoir, enfin, ouvrir la porte de sa porcherie.

    « Je limite au maximum le nombre de personnes qui peuvent entrer à l’intérieur », décrit-il. « Tous les visiteurs doivent se changer, y compris les vétérinaires. Car sans le vouloir, ils peuvent transporter la maladie. J’ai aussi installé des grilles et des vitres pour qu’aucun oiseau ne rentre. Si l’un d’entre eux mange une carcasse de porc ou de sanglier contaminé et pénètre dans ma porcherie, il contaminera mes bêtes. »

    Protéger les animaux à tout prix

    Pour protéger ses animaux, Adam Spoina a dépensé 4500 zlotys. Plus de 1100 euros. Une somme très conséquente, dont seulement la moitié peut être prise en charge par l’État. Et ses efforts n’éloignent pas totalement le danger.

    « Je ne peux pas rendre ma porcherie totalement hermétique », raconte-t-il. « Il y a deux mois, je suis allé voir un ami éleveur. 5 jours plus tard, ses bêtes ont été touchées par le virus. J’étais terrifié. J’aurais pu contaminer mes porcs par mes vêtements ou même par mon véhicule. Je les ai désinfectés, bien sûr, mais j’ai peur. Je ne souhaite à personne de subir une telle situation. »

    Adam Spoina est situé en zone rouge, à risque. Il peut quand même vendre ses porcs, sur le marché national, après que leur sang ait été analysé. Mais à l’étranger, exporter du porc polonais est de plus en plus difficile.

    Une crise limitée, mais qui se déplace petit à petit

    Tadeusz Blicharski, directeur de l’association polonaise des éleveurs et producteurs porcins, détaille les pays qui n’acceptent plus de porc polonais : Russie, Biélorussie, Ukraine, Chine, Japon, Corée. « Donc le prix du porc polonais sur les marchés mondiaux est en baisse. En 2015, au début de l’épidémie, nous avons reçu des compensations de la part de l’État. Mais c’est fini. Aujourd’hui, il ne soutient que ceux qui ont perdu leur troupeau et ont arrêté l’élevage. »

    Les pays d’Europe de l’Ouest ne connaissent pas encore une telle crise. Mais la peste porcine africaine se rapproche. Witold Katner, porte-parole de la chambre nationale des vétérinaires polonais, se satisfait que son pays a réussi à ralentir la propagation du virus. « Mais il est impossible de l’arrêter », tempère-t-il. « Il avance en moyenne de 3 à 5 km par mois en direction de l’ouest de la Pologne. La question n’est donc pas de savoir si la peste porcine africaine arrivera en France, en Allemagne ou en Belgique, mais quand. »

    Pour limiter au maximum l’avancée de la maladie, Witold Katner conseille à tous les gouvernements d’Europe de l’Ouest de s’inspirer de la Pologne. Le pays offre des primes aux chasseurs afin qu’ils abattent un maximum de cochons sauvages. Car les sangliers seraient les principaux responsables de la propagation de la peste porcine africaine.

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