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    A la Une: haro sur le président!

    Emmanuel Macron cherche à désamorcer les critiques pour calmer les esprits. Photo: le 6 juillet 2018 à Paris. ludovic MARIN / AFP

    Cette semaine, ça tire à boulets rouges sur le chef de l’Etat français. A se demander presque si l’Elysée n’est pas devenue une ambulance sur laquelle la presse continue de tirer. Car on a appris dernièrement que la cote de popularité du président était au plus bas, plus bas même que celle de son prédécesseur François Hollande à la même période de son quinquennat. C’est ce que rappelle Marianne dans le billet qui ouvre son 1 121e numéro.

    Le magazine nous donne quelques indications pour comprendre cette situation. « Les colères grondent et s’amplifient dans les campagnes et les quartiers, les inégalités se creusent, les retraités s’indignent et même quelques amis expriment leur courroux », analyse ce billet. « Mais pendant que les vagues mauvaises déferlent sur le pouvoir, Emmanuel Macron feint de n’y voir que des contrariétés passagères… La planète peut se réchauffer, Jupiter est dans une ère glaciaire », tacle enfin le magazine…

    Déjà en Une, il faut dire que Marianne annonçait la couleur

    Avec un dessin de Soulcié. Une caricature d’Emmanuel Macron prenant un malin plaisir à essorer - littéralement, comme on le ferait avec une serviette - un pauvre retraité apeuré duquel tombe de l’argent. Et c’est d’ailleurs le titre de Une : « Emmanuel Macron essore les retraités ».

    Dans le texte, Marianne souligne, en guise d’explication, que c’est la première fois qu’un « gouvernement programme une baisse des pensions en se servant de la hausse des prix pour réduire le déficit des comptes publics ». Et plus loin dans le magazine, autre angle attaque : dans une page histoire, on nous explique que « non, les Gaulois n’étaient pas réfractaires au changement », une réponse directe à Emmanuel Macron qui avaient récemment utilisé ces mots en parlant des Français…

    Autre angle d’attaque également dans l’édito du Point

    Quand Marianne estime que le problème réside dans la politique d’austérité du président, Le Point estime carrément que le problème d’Emmanuel Macron, c’est lui-même. « Ce qui est en question à l’évidence, c’est moins sa politique que sa personnalité », est-il écrit.

    « Si les Français admirent sa classe, son intelligence, développe Le point, ils aiment de moins en moins Macron, l’insolence du brio, de la comprenette ». Car « en démocratie, les premiers de la classe sont rarement populaires longtemps ; ils ont tôt fait de passer pour des têtes à claques parisiennes. » Or , « les Français ne sont pas tous des Parisiens », rappelle enfin Le Point.

    Et comme si ça ne suffisait pas, même Challenges s’y met

    C'est le « news de l’économie », comme il se présente… Là, en Une, ça fonctionne par association d’idées, et ce n'est pas très positif non plus. On peut lire : « Croissance, emploi, prélèvement, remaniement. Ce qui vous attend en 2019. » Oui, l'an prochain ; parce qu’on aime bien anticiper, on aime bien les projections en économie… Et pourquoi finalement l’association d’idées n’est-elle pas très positive ? Parce qu’en dessous, il y a une photo d’Emmanuel Macron, le visage fermé, froid, et juste à côté des diagrammes en barres qui montrent qu’aux 3e et 4e trimestres 2017, le taux de croissance en France était de 0,7%, alors qu’aux 1er trimestre 2018, il n’était que de 0,2% seulement.

    Aïe, on sent d’emblée vu le visage d’Emmanuel Macron, que ça va chauffer pour redresser la barre. Et dans l’édito, plus de doute ; on lit que « le chef de l’Etat se heurte aujourd’hui à la réalité. La réforme du prélèvement d’impôt à la source n’avait aucune urgence et, en outre », observe Challenges, cette réforme « ne modifie en rien le modèle fiscal français, injuste et brouillon. » L’heure des vrais choix est venue, poursuit le magazine d’inspiration néo-libérale, avec deux priorités : réforme de l’Etat et réforme des prestations sociales. Aïe, oui, on sent que ça va chauffer…

    Plein d’autres choses intéressantes dans Challenges

    Depuis son lancement en avril dernier, le DS7 Crossback est le SUV haut de gamme compact le plus vendu en France. De quoi parle-t-on ? D'automobile, mais laquelle ?

    On apprend aussi dans Challenges que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed effectuera une visite d’Etat en France, le mois prochain, en octobre. Intéressant car, juste après cette information qui, parmi d’autres, semble confirmer l’ouverture amorcée par le Premier ministre éthiopien, la stabilisation annoncée de la Corne de l’Afrique, dans la foulée, on lit que le ministère français de la Défense a commandé à un cabinet privé une étude prospective sur le marché des drones en Afrique… Intéressant, non ?

    J’ai creusé par ailleurs pour décrypter un peu, j’ai même contacté notre spécialiste de la défense chez RFI, un certain Olivier Fourt. Et sur ce marché des drones en Afrique, les Américains puis les Chinois dominent, notamment pour les gros drones nécessitant d’importants moyens logistiques au sol, un pilote et une liaison satellite. La France, elle, a déjà proposé un modèle plus petit à l’Egypte, le Patroler de Sagem… Mais il s’avère que l’Ethiopie pourrait être un client potentiel. Alors, hasard de calendrier ? Quelles sont les visées du ministère de la Défense sur ce marché ? Ça, Challenge ne le dit pas, et nous ne saurions le dire non plus.

    Il n’y a pas que l’aéronautique comme fleuron français, il y aussi le vin

    Challenge consacre un dossier de 14 pages aux foire aux vins. Mais il n’est pas seul… Le Point, lui ne fait pas que critiquer Emmanuel Macron non plus, il défend également le secteur viticole français, en consacrant un numéro « spécial vin », 120 pages. Et attention, on ne parle pas de piquette, on nous promet 124 grandes bouteilles à moins de 10 euros. Quelque 618 vins sélectionnés, un guide complet des foires aux vins, et surtout on nous explique comment résister à la nouvelle prohibition. « Défendons le vin contre les pisse-vinaigre », écrit Le Point, ces hygiénistes comme il les appelle. Il cite notamment l’Anpaa, l’association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, « une organisation financée par des fonds publics qui sert une cause essentielle mais déborde de son cadre pour se poser en brigade de la répression du vice et de promotion de la vertu ».

    Et puis Le Point s’attaque ensuite au Monde et autres médias qui agitent en chœur le « spectre du lobby alcoolier ». « Mais faut-il qu’il soit incompétent ce lobby », s’exclame Le Point ; « faut-il qu’il soit incompétent ce vilain groupe de pression : bien qu’il représente plus de 500 000 emplois en France, que seul le secteur aéronautique devance d’ailleurs, eh bien ce lobby alcoolier n’a pas réussi à empêcher notre pays de se doter d’une des législations les plus répressives au monde en la matière, à savoir la loi Evin… » Et là, au moins, Le Point défend le président Macron, car tout de même, « il ne semble pas très sensible aux commandements hygiénistes ». Amateur de pinot noir, il a déclaré boire du vin à midi et le soir, et être adepte de sentence pompidolienne : « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français ! »

    Elle est américaine, et elle balance aujourd’hui des phrases fortes, après la vague de #MeToo, outre-atlantique, et Balance ton porc en France…

    « Si je voulais, je pourrais faire cramer Hollywood. » Ce sont les mots de l’actrice Rose McGowan, qui témoigne cette semaine dans le magazine Society, elle qui a notamment dénoncé les agissements du producteur Hervé Weinstein. Un an après, elle raconte ses souvenirs d’époque, le traumatisme de l’agression en 1997, et puis son combat contre le producteur. L’ancienne héroïne de Charmed et de Scream a aujourd’hui arrêté le cinéma… Elle a publié un pamphlet anti-Hollywood, raconte Society. Mais elle dit que le combat n’est pas terminé. Et qu’il est temps que le monde « ouvre les yeux ».

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