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    La montée du populisme, la faute aux banquiers ?

    Le siège social de Lehman Brothers à New York. (Photo : Reuters)

    En cette semaine anniversaire de la chute de Lehman Brothers, on va s'intéresser aux effets actuels de ce tsunami financier. Cette crise de 2008 est-elle directement responsable de la montée du populisme comme l'affirme le patron du FMI de l'époque, Dominique Strauss-Khan?

    Ce lien entre crise financière et crise de la politique, montée des partis extrêmes, a déjà été démontré plusieurs fois dans l'histoire, on pense évidemment à l'essor du nazisme dans la foulée de la crise de 29. Mais ce n'est pas le seul précédent, bien au contraire. Des chercheurs allemands qui s'interrogeaient déjà sur les conséquences politiques de 2008 ont voulu mesurer ce lien en croisant les données de 800 scrutins et d'une centaine de crises survenues entre 1870 et 2014 dans une vingtaine de pays occidentaux. Leur conclusion est sans appel: dans les cinq ans qui suivent une crise financière le vote en faveur de l'extrême droite augmente d'un tiers.

    Pourquoi ce lien de cause à effet?

    D'abord parce que ces crises génèrent une très forte anxiété parmi la population qui redoute de perdre son travail, sa maison, son épargne dans un chaos souvent très violent. Ces peurs alimentent le repli nationaliste. Ensuite parce que la gestion de la crise par les gouvernants laisse des trous dans le portefeuille et des traces dans la mémoire des citoyens. Prenons 2008, seule la Lehman Brothers est passée par pertes et profits, les autres banques américaines et européennes ont toutes été renflouées, avec l'argent du contribuable. C'était peut-être la seule solution pour juguler la crise. Mais le public ne l'a pas forcément compris. Car cette thérapie calibrée a fait exploser la dette publique et a donc entraîné systématiquement des hausses d'impôts, la réduction des dépenses publiques. Des décisions lourdes de conséquences pour les plus pauvres. Ils ont le sentiment de payer pour les frasques des financiers, qui ont largement renoué avec les profits à la bourse et les bonus en fin d'année et ils expriment leur rejet de ces politiques dans un vote extrémiste.

    Combien de temps durent ces effets politiques?

    Dans l'étude menée par les chercheurs allemands, la montée en puissance des extrêmes intervient au plus tard cinq ans après la crise, et dix ans plus tard tout est revenu à la normale. Or on est en 2018 et on constate que les populistes ont plus que jamais le vent en poupe en occident. L'élection de Donald Trump et le Brexit sont arrivés en 2016. Et en France, en Italie, en Allemagne ou en Suède les partis d'extrêmes droite continuent à gagner du terrain. Ce décalage pour l'Europe s'explique en partie par le fait que les crises de la dette sont survenues bien après 2008 et qu'elles ont duré plus longtemps.

    Et d'autres évènements ont fragilisé les plus pauvres.

    Bien avant la crise financière, ils sont déjà malmenés par la mondialisation. Et puis en 2015 en Europe survient la crise migratoire, souvent invoquée aujourd'hui pour justifier la progression de l'extrême droite en Allemagne, et surtout en Suède où les migrants sont devenus des boucs émissaires. Mais ce rejet de l'étranger s'inscrit dans un contexte économique bien particulier. Il se développe dans les groupes de population considérés comme les derniers de cordée. Ceux qui ont vu leur salaire stagner, leur écart de revenu avec les autres se creuser, leur emploi menacé par la globalisation. Ces perdants de la mondialisation sont aujourd'hui surreprésentés dans l'électorat de la droite radicale suédoise.

    ►En bref,

    C'est maintenant officiel, le milliardaire chinois Jack Ma prendra sa retraite d'ici un an.

    Le fondateur du site de commerce en ligne Alibaba a annoncé cette décision ce matin, le jour de ses 54 ans. Il veut à l'avenir se consacrer à des oeuvres caritatives. Sa fortune est estimée à 40 milliards de dollars. Il dit s'inspirer de Bill Gates le fondateur de Microsoft.

    Le constructeur automobile Volkswagen est aujourd'hui sur le banc des accusés.

    C'est l'ouverture ce matin à Brunswick du premier procès du dieselgate. L'action Volkswagen avait perdu 40% en deux jours après la révélation du scandale; Les actionnaires du groupe allemand demandent des réparations car ils estiment qu'ils auraient dû être informés.

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