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    A la Une: l’heure du changement en Angola

    José Eduardo dos Santos, ex-president de l'Angola. MARCO LONGARI / AFP

    Un chef d’Etat qui part officiellement à la retraite et une transition politique sans heurt dans un pays africain ; la chose est suffisamment rare pour qu’elle ne soit pas saluée par nombre de médias du continent.

    Bravo !, s’exclame Le Pays au Burkina. « Annonçant en mars dernier sa démission de la tête du MPLA, le Mouvement populaire de libération de l’Angola, José Eduardo dos Santos l’a officialisée samedi lors du congrès extraordinaire du parti. Dans son discours d’adieu, le chef historique du MPLA n’a pas manqué de faire son mea-culpa tout en disant avoir 'la conviction du devoir accompli'. Pour le moins, estime Le Pays, on peut dire qu’en cédant les rênes du parti dont il est la principale mémoire vive, l’ancien président angolais fait preuve, si besoin en était encore, d’une (grande) hauteur d’esprit, en ce sens qu’il part sans visiblement chercher à jeter des peaux de bananes à son successeur, João Lourenço. En tout cas, après avoir mis l’Angola sur les rails de l’alternance démocratique en s’abstenant de briguer un énième mandat après 37 ans de règne sans partage, José Eduardo Dos Santos montre aux yeux du monde qu’il sait mettre les intérêts de son pays par-dessus tout. D’autant qu’il avait la possibilité de mener un combat d’arrière-garde. »

    Humilité et sagesse

    « Dans ce geste ultime, il y a tout d’abord une certaine humilité, pointe Ledjely en Guinée. Celle qui incline à reconnaître ses limites, sa défaite. Mais il y a aussi de la sagesse. Celle que lui imposent ses 76 ans révolus dont 37 passés au pouvoir. En effet, n’eut-été cette sagesse, il aurait pu faire valoir la logique de la vengeance, en vue de faire payer au président actuel sa 'trahison'. Et même si les chances qu’il remporte le bras de fer étaient quasi nulles, il aurait pu rallier quelques nostalgiques à sa cause. Le pays se serait vite retrouvé pris au piège de l’imbroglio qui en aurait résulté. »

    Deux grands défis

    Pour Le Nouvel Observateur à Kinshasa, c’est « l’heure du changement » en Angola. João Lourenço est désormais « le seul capitaine à bord, le seul capable de manœuvrer le navire et d’amorcer les réformes tant attendues par les Angolais. Il faut dire que durant sa première année de mandat, João Lourenço a marqué les esprits en menant sans ménagement une lutte farouche contre la corruption, le clientélisme, l’impunité, y compris au sein de l’intouchable famille de son prédécesseur Eduardo Dos Santos, ainsi qu’au sein du MPLA. (…) Les deux grands défis de João Lourenço, relève encore Le Nouvel Observateur, seront d’abord de poursuivre cette lutte contre la corruption, au-delà du cercle des proches de son prédécesseur. L’autre défi, c’est la relance de l’économie angolaise, frappée de plein fouet par la chute du prix du pétrole sur le marché international, avec pour conséquence la dégringolade du Kwanza, la monnaie nationale. »

    « Les caricaturistes éthiopiens ne font plus grise mine »

    A la Une également, un autre vent de changement, cette fois en Ethiopie…

    Le nouveau Premier ministre, Abiy Ahmed, a fait plus en cinq mois pour réformer le pays que l’ensemble de ses prédécesseurs durant tous leurs mandats. Et la situation politique se décrispe, avec notamment le retour hier à Addis Abeba de l’opposant Berhanu Nega.

    Témoin de ce réchauffement, pointe Le Monde Afrique, le retour en force d’un genre journalistique bien particulier : le dessin de presse. « Les caricaturistes éthiopiens ne font plus grise mine », constate Le Monde Afrique. « Depuis l’arrivée au pouvoir d’un Premier ministre réformiste à Addis-Abeba, les crayons se délient, timidement mais sûrement. » Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les journaux. « Pour l’instant, relève le journal, les caricatures éthiopiennes sont loin d’être transgressives. Si l’ouverture du paysage politique a délié les langues, les habitudes de bienséance restent un obstacle au développement du genre. Les tabous sont nombreux, à commencer par la religion, la sexualité et l’appartenance communautaire. »

    Reste que certains osent moquer, gentiment, certes, mais moquer tout de même le Premier ministre. Avec notamment cette sortie de l’humoriste Abel Asrat, cité par Le Monde Afrique, à propos donc d’Abiy Ahmed : « Il devrait mettre le palais en location sur Airbnb ! , plaisante-t-il, au sujet des nombreux voyages du Premier ministre. » Une plaisanterie qui, toutefois, n’a pas encore été mise en image…

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