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    Madagascar: Rivo Rakotovao prône un processus électoral apaisé

    Rivo Rakotovao, président de la Répblique par intérim à Madagascar. presidence.gov.mg

    À Madagascar, le nouveau président de la République par intérim a pris ses fonctions depuis vendredi soir. Ancien président du Sénat, Rivo Rakotovao a remplacé Hery Rajaonarimampianina à la tête de l’État comme le veut la Constitution malgache. Elle exige qu’un président qui se présente à sa propre succession démissionne soixante jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. Un premier tour fixé au 7 novembre. Une disposition pour éviter notamment que le président candidat n’utilise les moyens de l’État pour faire campagne. Mais, en réalité, Hery Rajaonarimampianina laisse derrière lui son homme de confiance et l’un de ses plus proches collaborateurs à la tête du pays. Le président de la République par intérim Rivo Rakotovao est l’invité de RFI. C’est sa première prise de parole dans un média depuis sa prise de fonction.

    RFI : Vous avez été désigné par la Haute Cour constitutionnelle président par intérim jusqu’à l’investiture du nouveau président. Quelle est votre mission principale à la tête de l’Etat pendant cette période ?

    Rivo Rakotovao : Mon rôle, c’est de faire fonctionner l’Etat. Les élections sont primordiales. Et ma mission notamment, il y a d’autres responsables aussi, c’est de faire en sorte que le processus électoral doit être dans une démarche apaisée et que tout se passe au mieux.

    Le jour même de la démission du chef de l’Etat, huit candidats à la présidentielle ont demandé un report de l’élection. La date du 7 novembre ne fait pas consensus. Dans ces conditions, comment aller vers des élections apaisées ?

    Chacun est libre de ce qu’il dit et responsable de ce qu’il dit. On doit respecter les dispositions constitutionnelles. La date a été officialisée et l’Etat maintient cette date.

    L’Etat maintient cette date, mais il y a aussi une requête en Conseil d’Etat de l’un des candidats qui demande l’annulation du décret de convocation des électeurs. Cette date est contestée. Le climat et, je dirais, pas instable, mais un peu fragile.

    Là, c’est de son droit donc du citoyen, en tant que candidat. Et c’est aux responsables des cours où ça a été déposé de faire la part des choses.

    Et vous, comment pouvez-vous apaiser le climat politique avant d’aller aux élections ?

    Mais tout à fait. C’est ce que je vous dis.

    Comment allez-vous faire ?

    Non, non. Moi, je veux recevoir ces responsables. Je me dis toujours que tout le monde, ces 36 candidats qui sont là veulent bien aller dans un climat d’apaisement. Qui veut aller en tant que candidat qui pense être élu, hériter d’un pays qui est en crise ? Quand on a aussi nos dispositions constitutionnelles, tout le monde a les mêmes chances de réussir. C’est le peuple qui va trancher.

    Le président Hery Rajaonarimampianina a démissionné donc vendredi soir. Depuis avez-vous parlé avec lui ? Et que vous a-t-il demandé de faire ?

    On parle de la passation, c’est en étant à la tête de l’Etat. Moi, en tant que chef d’Etat, il y a des choses à se dire sur la continuité de l’Etat et bien sûr, c’est tout à fait normal les recommandations qu’il me fait.

    Allez-vous continuer à être en contact pendant cette période d’intérim ?

    Ça, c’est du domaine strictement privé. Mais respectons les règles, encore une fois, il sera un candidat comme tant d’autres.

    Comment est-ce possible que la neutralité de l’Etat soit garantie pendant la campagne électorale avec un président par intérim qui est l’un des plus proches collaborateurs de Hery Rajaonarimampianina ?

    Moi, je dis qu’il faut séparer les choses. Bien sûr, il y a des suspicions, il y a des questionnements : comment se fait-il, ils étaient toujours ensemble ? Mais c’est là même qu’il faut faire la différence. J’assume mon choix. Tout le monde le sait. J’étais il y a un mois, comme vous l’avez bien dit, président du parti HVM qui a été créé par le président Hery Rajaonarimampianina. Donc en tant que citoyen, on connait mon choix politique. Maintenant, je suis à un niveau de responsabilité où je dois accomplir ma mission tout en respectant ces règles. Et en plus, il y a un gouvernement de consensus qui est là. Même au Conseil des ministres, il y a aura des gens qui n’auront pas les mêmes tendances politiques que moi-même. Je pense qu’on va plutôt être dans une démarche de responsabilités, qui doit respecter la République.

    Comment être sûr que vous n’allez pas favoriser le candidat Hery Rajaonarimampianina ?

    Comment je vais favoriser ? Si on était à la place du président de la République, il aurait mis un opposant comme président du Sénat en sachant qu’il sera candidat et qu’il va démissionner. C’est de la logique politique. Mais ça ne rejoint pas ce questionnement disant qu’il ne sera jamais neutre. Séparons les choses.

    On est sûr que ce ne sera pas Hery Rajaonarimampianina qui téléguide derrière la présidence ?

    Non. La preuve, j’étais au Sénat. Ce n’est pas lui qui a téléguidé le Sénat. C’est pour cela que je me dis, ce n’est que des questions naturelles de politiciens qui veulent bien être à ma place. Mais je pense que, même s’ils étaient au pouvoir, ils auraient fait ainsi la preuve, ils auraient fait ça avant. Ma mission, c’est pour le pays, ce n’est pas pour le parti.

    Vous êtes étiqueté HVM ?

    Politique ne veut pas toujours dire politique partisane. Mais cela a été fait officiellement. Je ne suis même plus membre du parti HVM. J’ai déjà donné ma démission de membre de parti, il y a dix jours de cela. Je ne suis plus membre du parti. Donc je ne veux plus m’immiscer dans officiellement dans tout ce qui est du parti.

    Officiellement, vous ne vous immiscez pas, mais non officiellement ?

    Non. Il y a des choses privées. On ne peut pas non plus aller dire : non il n’y aura jamais de discussions en privé. Rien n’empêche en privé. Mais maintenant, à mon niveau, il faut séparer les choses. Un homme d’Etat, c’est ça. Et c’est ça que je dis au peuple malgache : il faut qu’on croie en ces dirigeants. Et les dirigeants doivent mériter aussi la confiance du peuple. La parole est là, mais ce sont les actes qui vont justifier les choses.

    Vous avez rencontré plusieurs représentants de la communauté internationale ces derniers jours. Comment avez-vous répondu à leurs inquiétudes concernant le processus électoral ?

    Je pense qu’ils ne sont pas très inquiets. Techniquement, la Céni et le ministère concerné ont déjà fait donc part de ce qui a été fait, de leurs inquiétudes. Donc les solutions ont été amenées. Tout le monde est vraiment dans ce processus qui ne demande qu’à être amélioré. Tout ne sera pas parfait, c’est sûr. Mais il faut vraiment l’optimiser, conforter ou consolider cette démarche d’apaisement afin que le peuple puisse se décider.


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