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    A la Une: Macron se replie sur ses grognards

    Le président français Emmanuel Macron. REUTERS/Ludovic Marin

    Une belle formule trouvée par Le Figaro : « déstabilisé depuis l’affaire Benalla, en difficulté dans les sondages, Emmanuel Macron tente de remettre de l’ordre dans la maison Élysée », en plaçant sa « garde rapprochée », donc, « en première ligne », tel Napoléon avec ses fameux grognards de la Garde impériale.

    En effet, pointent Les Echos : « Richard Ferrand au perchoir, François de Rugy à l’Ecologie, Sylvain Fort à la communication élyséenne. Quand les difficultés surgissent, Emmanuel Macron consolide ses bases en s’appuyant sur les fidèles de la première heure. Il revient à son cercle de campagne, pourrait-on dire, même s’il s’éloigne du même coup de ce qui en constituait le socle (idéologique). Le macronisme était promesse de renouvellement, or le président, autant par fidélité que par sécurité, choisit de promouvoir ses propres anciens. »

    « Emmanuel Macron n’est plus dans la posture, complète La Nouvelle République du Centre ouest, il est dans le dur. Et les remous de cet été n’ont pas dû l’inciter à partir à l’aventure. Le choix de Richard Ferrand s’annonce comme un choix froid, logique et pragmatique. Le chef de l’État a besoin de son cercle le plus proche pour tenir une majorité qui commençait à s’agiter. D’autant que se profile la périlleuse réforme constitutionnelle. Enfin, l’exemple de la précédente mandature, rongée jusqu’à l’os par les frondeurs, a dû finir de convaincre Élysée et cadres de la majorité. Pour l’Histoire   et l’arrivée d’une femme au perchoir on repassera. »

    Tant pis pour Pompili !

    « Quel manque de panache !, déplore Le Midi Libre. Le président de la République avait dans son jeu un atout maître pour remettre un peu de liant dans sa politique. Barbara Pompili a été priée de revoir ses gammes vertes. Les 312 députés de LREM ont choisi Richard Ferrand. La prime à un courtisan ? En tout cas, à un fidèle de la première heure. »

    En effet, estime Le Journal de la Haute-Marne « l’élection de Barbara Pompili par ses pairs aurait, pour le coup, été un petit événement, dans la droite ligne de cette nouveauté vantée par le président de la République. C’est peut-être symbolique, mais l’écologiste passée à LREM serait tout simplement devenue la première femme présidente de l’Assemblée nationale. Au lieu de cela, on revient à du traditionnel, de l’entendu, du pas très innovant. »

    En fait, constate La Montagne, « l’audace macronienne a ses limites. Dans cette zone de turbulences, alors que des réformes d’envergure s’annoncent, ce n’était pas le moment d’en rajouter, au risque de perdre le contrôle sur la marche des débats. Avec Ferrand, Macron, qui n’avait rien d’autre sous la main, peut au moins avoir l’esprit tranquille. L’art de gouverner, c’est aussi cela. Rien de nouveau sous le soleil. Mais est-ce un bon calcul ?, s’interroge La Montagne. Le Nouveau Monde, peu sûr de ses appuis, s’accroche paresseusement à l’ancien, sans voir que l’image présidentielle s’en trouve à nouveau dégradée. “Vous me pardonnerez de ne pas être une femme”, s’est fendu inutilement le député victorieux devant les caméras. Désespérant. »

    Retraités : vaches à lait ?

    « Macron braque les retraités » : c’est la Une de Libération.

    « La promesse aura été tenue, et même dépassée. Le 10 décembre 2016, à Paris, rappelle Libération, le candidat Emmanuel Macron annonçait qu’il demanderait, une fois élu, un “effort net” aux pensionnés “les plus aisés”. Le futur chef de l’Etat n’évoquait alors que la future hausse de la CSG, intervenue en début d’année. Mais depuis l’arrivée de Macron à l’Elysée, d’autres mesures ont mis à contribution les retraités. Poussant les oppositions de droite et de gauche à dénoncer, à l’instar de Les Républicains, l’"acharnement" de l’exécutif envers les aînés. »

    Commentaire de Libération : « Les vieux doivent aider les jeunes : tel est le mot d’ordre. Mais c’est faire bon marché de situations moins roses qu’il y paraît. Pour les petites retraites, une amputation de quelques centaines d’euros par an pèse lourd. Rappelons que le montant moyen des pensions pour les quelque 16 millions de retraités en France s’élève à environ 1 300 euros mensuels. Difficile d’y voir “un pognon de dingue” et de classer les aînés, comme le suggère le discours gouvernemental, dans la catégorie des privilégiés… […] Les efforts ne sont pas pour tout le monde. On y revient toujours… »

    La Suède : « un pays européen comme un autre… »

    A la Une encore, la poussée de l’extrême droite en Suède…

    Et « le modèle politique du pays s’en trouve fragilisé », constate Le Monde. « Les élections législatives en Suède, de dimanche, n’ont pas permis de dégager une majorité claire au Parlement pour former un gouvernement. L’extrême droite enregistre la plus forte progression du scrutin, avec 17,6 % des voix, contre 12,9 % en 2014, et bouscule les équilibres traditionnels. »

    Certes, commente le quotidien du soir, « le cataclysme annoncé par certains sondages ne s’est pas produit : la formation d’extrême droite, les mal nommés Démocrates de Suède, espérait devenir le deuxième, voire le premier parti du pays et visait jusqu’à 25 % des suffrages au terme d’une virulente campagne anti-immigration. » Mais, « la dynamique qui se cache derrière ces chiffres est celle qui est à l’œuvre dans une grande partie des démocraties occidentales : la montée du populisme et de l’extrême droite et l’affaiblissement des partis de gouvernement traditionnels. »

    En fait, poursuit Le Monde, « l’idéalisme suédois s’est heurté au choc de la mondialisation, face auquel le Parti social-démocrate s’est essoufflé, incapable de trouver les réponses à l’insécurité et à la crise d’identité qui en découlaient chez ses électeurs. Finalement, comme le soulignait l’ancien premier ministre Carl Bildt sur Twitter lundi matin, la Suède est devenue un pays européen comme un autre. »

    Des « marcheurs » européens ?

    C’est, « une nouvelle époque, renchérit L’Opinion. Pays après pays, l’Europe tourne la page des décennies d’après-guerre, celles où les idéologies dominaient la politique, et où le rapport gauche-droite structurait la société. »

    En effet, pointe La Voix du Nord, « partout dans l’Union, le vent porte les partis eurosceptiques et nationalistes. […] Lors de son récent déplacement au Danemark et en Finlande, Emmanuel Macron s’est affiché en rempart contre la vague nationaliste qui menace de déferler au Parlement européen le 26 mai prochain. Mais dans le match qui se jouera entre les pro-européens et les partis nationalistes, Emmanuel Macron aura besoin d’alliés, or son rêve de créer à l’échelle de l’Union un mouvement de “marcheurs” est de moins en moins crédible. »

    Non, rétorque Ouest-France, c’est encore possible : « faut-il rappeler que les députés du parti de Viktor Orbán siègent au sein du PPE, à côté des chrétiens-démocrates allemands et des Républicains français. Emmanuel Macron a une carte à jouer, en ralliant une partie de la droite européenne qui refuse le scénario de la peur de l’Europe. À condition de faire vite. »

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