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    A la Une: un nouveau gouvernement très féminisé au Mali

    Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 27 juillet 2018. ISSOUF SANOGO / AFP

    « La liste du nouveau gouvernement de Soumeylou Boubeye Maïga est tombée hier soir, pointe le quotidien L’Indépendant à Bamako : 32 ministres, dont 8 nouveaux venus ou nouvelles venues et 11 femmes.

    Il y a 32 portefeuilles contre 36 dans le précédent gouvernement, précise le journal. La nouvelle équipe se caractérise par l’entrée de huit nouvelles personnalités, notamment aux Affaires étrangères avec la promotion de Kamissa Camara, qui devient ainsi la deuxième femme à occuper ce poste dans un gouvernement sous l’ère démocratique, après Sy Kadiatou Sow en 2014. »

    Et parmi les nouvelles nominations, c’est bien celle de Kamissa Camara qui retient le plus l’attention… 35 ans, de nationalité malienne, mais aussi française et américaine. Diplômée en Economie, développement et relations internationales en France et aux Etats-Unis. En juillet, dernier, un mois avant l’élection présidentielle, elle avait été nommée conseillère diplomatique du président IBK.

    Le quotidien Le Pays, toujours à Bamako, est plutôt septique… « La jeunesse est bien positionnée avec la présence de cette jeune dame de 35 ans, Kamissa Camara, au portefeuille des Affaires Etrangères. Elle aura un rôle important à jouer dans la résolution de la crise malienne. Mais vu son âge et le fait qu’elle soit un peu étrangère aux réalités du Mali, il est loisible de se demander si cela ne pouvait constituer un handicap pour assumer à hauteur de souhait cette tâche si exaltante ? »

    Pom-pom girl du gouvernement ?

    Autre femme au gouvernement, cette fois maintenue à son poste : c’est Diarra Racky Talla, la ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, chargée des Relations avec les Institutions. Et là aussi, Le Pays estime qu’il y a là une erreur de casting… « Le maintien de Diarra Racky Talla constitue la plus grosse déception du gouvernement, estime le journal. C’est un mauvais signal que le président de la République vient d’envoyer aux partenaires sociaux. Celle qui est qualifiée de “Pom-pom girl” du gouvernement s’est brouillée avec tous les syndicalistes. Par son manque de charisme et d’imagination, la quasi-totalité des partenaires sociaux de l’Etat ont, en un moment où l’autre, fini par quitter la table des négociations. »

    Et Le Pays de s’interroger : « pourra-t-elle changer l’ordre des choses ? Patience, les jours prochains nous en diront plus. Mais déjà, les médecins et les magistrats sont en grève illimitée. »

    Place à « l’autre moitié du ciel » !

    L’Observateur Paalga, au Burkina, se félicite, lui, de ce gouvernement féminisé… 11 femmes ministres sur 32, donc… « Autant dire que l’autre moitié du ciel représente le tiers du gouvernement Maïga II, s’exclame le quotidien ouagalais. Dans un pays comme celui de Modibo Keïta où la sous-représentation de la gent féminine dans les sphères de décision est à la fois endémique et structurelle, la composition de ce gouvernement est inédite. Mieux, celles qui se sont longtemps heurtées au plafond de verre y occupent parfois des ministères régaliens à l’instar de Kamissa Camara, la nouvelle cheffe de la diplomatie malienne. A 35 ans seulement, cette Franco-Malienne, qui a longtemps servi dans les ONG et dont le carnet d’adresses est dit riche, aura la lourde tâche de renforcer le rayonnement international de son pays. »

    En effet, renchérit Le Pays au Burkina, « au-delà des mots, IBK a su traduire en actes ce que nombre de ses pairs hésitent encore à faire en Afrique, en accordant à l’autre moitié du Ciel toute la confiance qu’il faut pour conduire les affaires de l’Etat. Du reste, remarque le quotidien burkinabé, sur le continent africain, à part le Rwanda de Paul Kagame qui s’essaye au jeu de la parité, ils se comptent sur le bout des doigts les gouvernements où les femmes connaissent un si fort taux de représentativité. C’est donc un véritable challenge qu’IBK s’est lancé, avec ce pouvoir du pagne qui se retrouve aujourd’hui face aux grands défis du Mali. […] IBK a voulu innover et marquer les esprits en se tournant vers le vivier féminin. Et cela, personne ne peut le lui reprocher. »

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