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    Lait : le rêve chinois brisé

    L’élevage de vache. (Image d'illustration) © RFI/Sayouba Traoré

    Alors que s’est ouvert mardi à Rennes en Bretagne le 32e salon international de l’élevage, le SPACE, les coopératives laitières de la région sont dans l’incertitude. Les deux plus importantes d’entre elles sont confrontées à de graves difficultés avec leur client à l’export, le Chinois Synutra. Le rêve d’un Eldorado dans l’Empire du Milieu menace de virer au cauchemar.

    Traumatisés par le scandale des laits frelatés qui, en 2008, a provoqué la mort de 8 bébés, les consommateurs chinois avaient perdu confiance dans leur production nationale et s’étaient alors tournés vers l’importation. Et notamment vers le lait français. Les coopératives laitières bretonnes telles Sodiaal, la 3e coopérative européenne, et les Maitres laitiers du Cotentin ont alors conclu des accords avec le Chinois Synutra. Le filon était prometteur, car les Chinois importent 10 milliards de litres de lait par an. Sodiaal a inauguré en 2016 une usine de poudre de lait infantile financée par Synutra et qui devait livrer 288 millions de litres de lait par an. De leur côté les Maitres laitiers du Cotentin ont investi, en 2017, 114 millions d’euros dans la construction d’une unité de production de briquettes de lait infantile. Elle devait livrer 690 millions d’unités par an à Synutra.

    Mais, depuis, le rêve d’expansion vers la Chine a pris des allures de cauchemar. Le partenaire chinois laisse des dizaines de millions d’euros d’impayés, car il est lui-même en grandes difficultés financières, mettant les producteurs français en danger. En effet les exportations de poudre de lait vers la Chine sont très inférieures aux prévisions initiales. L’usine Sodiaal écoule la moitié des volumes prévus. Du coup, pour sortir de la crise, la coopérative française s’apprête à racheter une partie de l’usine de Carhaix à Synutra qui ne conserverait que l’activité de conditionnement.

    Quant à l’usine des Maitres laitiers du Cotentin, elle a tout bonnement suspendu la production depuis le 1er août, car elle n’a toujours pas obtenu l’agrément nécessaire à l’exportation de lait infantile en Chine. La déconvenue pour les coopératives est de taille. On leur reproche d’avoir un peu légèrement saisi l’occasion de s’internationaliser afin de concurrencer les « géants » du secteur comme Lactalis ou Danone.

    Mais les petits producteurs laitiers qui alimentent ces coopératives sont également très inquiets. Une bonne partie de leurs revenus devaient normalement découler de ces exportations. Et, pour eux, à l’évidence, le miracle chinois n’a pas eu lieu.


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