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    A la Une: 10 ans en arrière, la banque Lehman Brothers faisait faillite

    Le siège social de Lehman Brothers à New York. Reuters

    A la Une de la presse française ce samedi, un saut 10 ans en arrière : le 15 septembre 2008, la banque Lehman Brothers faisait faillite.

    Et les leçons de l’écroulement du système bancaire mondial qui a suivi n’ont manifestement pas été tirées selon Libération, qui consacre un dossier sur le sujet. « Alimentés par des milliards de milliards d’argent facile, l’endettement et la spéculation ont fait gonfler une nouvelle bulle financière, aussi gigantesque que naguère. Son éclatement pend au nez de ces apprentis sorciers qui n’apprennent jamais rien », estime le quotidien, revenant en détail sur les derniers jours de Lehman Brothers et sur l’aveuglement total de ses dirigeants.

    « Le système financier mondial actuel est au moins aussi vulnérable sinon plus qu’en 2007-2008 » explique par ailleurs l’ancien président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet. Pourquoi ? Parce que « les politiques se font les serviteurs de la finance alors qu’il faudrait la mettre sous tutelle », répond l’économiste Robert Boyer, alarmé par les deux mamelles de la politique de Donald Trump, « dérégulation et spéculation », preuve selon lui que « les autorités publiques semblent avoir complètement oublié les raisons de la crise de 2008 ».

    Illustration dans Le Monde avec un long reportage sur la ville de Detroit, qui s’était déclarée en faillite après la crise des subprimes. Pour sortir du gouffre, la municipalité a notamment augmenté ses impôts fonciers. Résultat : des propriétaires endettés qui voient leur maison saisie. Et des spéculateurs qui s’engouffrent dans la brèche en rachetant à vil prix des milliers de logements.
    Alors certes, sur le papier, la croissance est forte aux Etats-Unis. Pourtant, selon Les Dernières Nouvelles d’Alsace, là-bas comme ici, « derrière cette reprise se dissimule une trouille diffuse. Celle de voir à nouveau le sol se dérober sous nos pieds. »

    En tout cas, « les populistes disent merci à Lehman Brothers » selon l’Opinion qui cite une étude démontrant que le vote en faveur de l’extrême droite augmente en moyenne d’un tiers dans les 5 ans suivant une crise bancaire. « Parvenu au pouvoir dans certains pays, le populisme prône aujourd’hui le protectionnisme et le repli sur soi, sans que l’on voie très bien où cela nous mène à long terme » s’inquiète le quotidien qui conclut « Voilà l’héritage empoisonné de Lehman Brothers. »

    Héritage, c’est un mot qui revient beaucoup dans la presse ce matin, en raison d’une déclaration de Christophe Castaner

    Le patron de la République en marche a en effet évoqué hier une possible refonte de l’impôt sur les successions, qui n’a selon lui « pas suivi les évolutions de notre société ». « Une vieille idée du nouveau monde », selon Le Figaro, pas franchement emballé on l’a compris. Cette idée, ce serait d’alourdir les droits de succession pour gonfler les donations, un flux financier plus prompt à dynamiser l’économie que des héritages qui arrivent de plus en plus tard dans la vie des héritiers, à 50 ans en moyenne. Mais « le danger n’est pas immédiat », se rassure Le Figaro, « la réflexion ne devrait pas aboutir avant la fin d’année (…) et il n’y aura donc pas d’amendements de la majorité dans le projet de loi de finances 2019 ».

    Et puis le sujet est impopulaire, ce qui avait conduit Emmanuel Macron à le mettre jusque-là sous le tapis. Mais « personne n’est dupe » de son retour, juge L'Union, pour qui il s’agit d’une nouvelle illustration du « coup de barre à gauche » initié par le président avec le plan pauvreté. Le quotidien régional estime toutefois que « les classes moyennes seront les premières touchées. Déjà essorées, elles sont menacées de déshydratation ! (...) La République en marche voudrait devenir un répulsif électoral, qu'elle ne s'y prendrait pas autrement. »

    Et justement, le parti présidentiel est dans la tourmente.

    C’est « le maillon faible de la Macronie », titre Le Monde. « Les troupes macronistes, censées protéger l’exécutif sont le plus souvent inaudibles, voire carrément invisibles. » « La machine puissante qui avait porté Emmanuel Macron lors de la campagne s’est peu à peu vidée de ses ressources avec le départ de ses éléments les plus solides vers les ministères ou l’Assemblée nationale. »

    Résultat, les réunions des comités locaux ne font plus le plein malgré les plus 400 000 inscrits au sein du mouvement. Le Monde donne la parole à des militants déconfits. « C’est le temps de la gueule de bois », avec « des politiques venus du vieux monde qui ont pris la main sur les fédérations ». Les « marcheurs » ont désormais peur de devenir « un parti comme les autres ».

    Une crainte alimentée par des signaux contradictoires venus de Paris

    Selon L'Opinion, « le groupe LaREM à l’Assemblée perd sa tête et perd la tête ». La bataille fait rage pour succéder à Richard Ferrand pour gérer les députés du parti présidentiel. Dix candidats vont ainsi s’affronter lundi pour obtenir l’investiture.« Maintenant que Ferrand ne gère plus les affaires, ça part dans tous les sens », confie un député anonyme. « Le problème, c’est qu’ils ont été élus députés en un claquement de doigt et pensent que cela marche pareil pour être chef de groupe », ironise un ministre dans les colonnes du quotidien.

    « Un bal des ambitieux, une guerre des ego » selon Le Monde, qui s’explique par la profusion de tendances au sein de la majorité. Et Le Figaro de livrer cette analyse : « La réalité c’est que le candidat Macron a attiré au 1er tour de la présidentielle des électeurs venus majoritairement de la gauche et que le président Macron a séduit durant la première année des électeurs venus majoritairement de la droite. » Difficile donc pour les députés d’éviter de pédaler dans la semoule.

    Et on parle de bicyclette pour terminer cette revue de presse

    Car le gouvernement a « un nouveau plan pour convertir les Français au vélo », titre Le Monde. « Le tableau est en effet affligeant », selon Le Journal de la Haute-Marne, « moins de 2% des Français utilisent ce moyen de transport pour aller au travail ». Le gouvernement va donc investir 350 millions d’euros sur sept ans pour doper le nombre de cyclistes. Axe majeur du plan, inciter les entreprises à offrir des primes aux employés venant à vélo.

    Le Républicain lorrain « souhaite bon courage aux représentants des salariés qui vont tenter de persuader leurs patrons de lâcher des primes facultatives pour l'amour de la planète ». Pour L'Alsace, « le changement ne se fera pas d'un coup de baguette magique, c'est la mobilité au sens large qu'il faut repenser en milieu urbain ».

    Sans compter que « trop souvent les infrastructures n'ont pas suivi », rappelle La Montagne. « Les pistes cyclables ne sont que lignes peintes au sol et les zones de stationnement n'existent pas. Les maires doivent maintenant changer de braquet, ils ont le feu vert pour prendre le vélo au sérieux. »

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