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    Prisons au Royaume-Uni: les surveillants alertent sur la violence carcérale

    Les gardiens de prison en grève sont rassemblés devant la prison de Nottingham, vendredi 14 septembre, pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur la violence endémique dans les prisons en raison du surpeuplement. Prison officers protest over violence and safety concerns outsid

    Plusieurs milliers de surveillants pénitentiaires ont tiré la sonnette d’alarme, vendredi 14 septembre, pour dénoncer le niveau de violence dans les prisons britanniques surpeuplées. Ils ont mené une journée de débrayage pour obliger le gouvernement à se saisir du dossier. L’insécurité des prisons britanniques fait les gros titres des journaux depuis plusieurs mois et les syndicats tentent tant bien que mal d’attirer l’attention du gouvernement. Mais le malaise continue. Eclairages.

    de notre correspondante à Londres,

    Cela fait un certain temps que les surveillants pénitentiaires menacent de faire grève. Le POA, le syndicat britannique des gardiens de prison, dénonce des niveaux de violence sans précédent et l’échec du gouvernement à fournir des prisons sûres. Il réclame de meilleurs équipements de protection pour les gardiens de prison et veut voir un réel pan d’action pour les prisons, car entre 2010 et 2017, les dépenses publiques consacrées aux prisons ont diminué de 22 %, alors que le personnel pénitentiaire a été réduit de 27 %.

    Et même si le gouvernement avait récemment doublé les peines de prison pour les agressions contre le personnel pénitentiaire et prévu 40 millions d’investissements pour améliorer les bâtiments et combattre le problème de drogue, d’après le syndicat c’est très loin d’être suffisant.

    En août dernier, le ministère de la Justice avait d’ailleurs été forcé de reprendre la gestion de la prison de Birmingham que le directeur de l’Inspection générale des services pénitentiaires a qualifiée de tout à fait «  déplorable  ». Elle avait été privatisée dans un contexte d’austérité budgétaire.

    Le POA, qui détient près de 20 000 adhérents, avait donc appelé vendredi ses membres à se rassembler devant les prisons.

    Protocole d'urgence à la prison de Bedford

    La prison de Bedford Simon Speed/wikimedia.org

    Il faut savoir que ce mouvement de grève a été organisé après le déclenchement d’un protocole d’urgence jeudi à la prison de Bedford. C’est une fois de plus le directeur de l’inspection des prisons qui a tiré la sonnette d’alarme avec un rapport effrayant sur les niveaux de violence extrêmement élevés et en constante hausse ainsi qu’un trafic de drogue et une surpopulation incontrôlable.

    Ce protocole exige que le secrétaire à la Justice, David Gauke, élabore un plan d’action dans un délai de 28 jours pour redresser au plus vite la situation de la prison mise en cause. Mais pour le syndicat, trop c’est trop et une action coup de poing était nécessaire.

    Une action relativement dangereuse, car si les surveillants pénitentiaires s’arrêtent c’est tout le fonctionnement de la prison qui s’enraille. D'ailleurs cette initiative n’a pas vraiment plu au gouvernement qui a tout de suite dénoncé un mouvement de grève irresponsable et illégal et a menacé le syndicat d’une action en justice. Le secrétaire d’État aux prisons, Rory Stewart, a d’ailleurs exhorté sur twitter les surveillants pénitentiaires à regagner leur lieu d’affectation, conformément à leurs obligations légales.

    Malgré cela, le syndicat a trouvé un accord avec le ministère de la Justice pour un « plan d’action d’urgence » contre l’insécurité. Le POA entend faire comprendre au gouvernement qu’il s’agit réellement d’une situation de crise extraordinaire. Les discussions doivent commencer dès demain avec au menu la détérioration des conditions d’accueil, la montée des violences, l’omniprésence des drogues, les suicides et la surpopulation.


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