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    L'économie du Cameroun anglophone dévastée par la crise sécuritaire

    Coupe de bois au Cameroun. Dans ce pays, les activités agricoles sont en perdition (image d'illustration). Getty Images

    La crise dans les deux régions anglophones du Cameroun impacte gravement l'activité économique, selon un rapport très détaillé du Gicam, le Groupement inter-patronal du Cameroun. Champs occupés par des groupes armés, installation détruites, le tissus de PME souffre des actions menées par les groupes revendiquant l'indépendance. Les activités agricoles sont en perdition et les filières café-cacao-banane souffrent énormément.

    270 milliards de francs CFA (près de 400 millions d’euros), c’est le montant des pertes et du manque à gagner pour les entreprises camerounaises implantées dans l’Ouest anglophone, en raison de la crise sécuritaire. Le Gicam, le groupement interpatronal du Cameroun vient de rendre public un rapport sur l’impact de la crise sécuritaire dans les deux régions concernées. Toute l’économie est touchée, mais plus particulièrement le secteur agricole.

    Entre les plantations occupées par des groupes armés, les routes coupées, les infrastructures et les équipements détruits, les agriculteurs sont désemparés. Christian Fosso, est le directeur général de la Fimex, une société de produits phytosanitaires. Il est l’un des auteurs du rapport. « Ca pénalise fortement les entreprises au-delà de l’activité. Les paiements compromis. La situation des populations productrices dans ces zones est extrêmement compliquée, s'inquiète-t-il. Il y a eu des enlèvements, il y a eu quelques décès. Il y a aujourd’hui des routes qui sont complètement bloquées et qui sous le contrôle des rebelles. Les dégâts sont importants et aujourd’hui, il est important que cela s’arrête parce que sinon on va atteindre le point de non-retour. »

    13 000 ouvriers ne peuvent pas travailler

    Franklin Ngoni Njie est le directeur général de la CDC, la Cameroon Development Corporation, l’un des fleurons de l’économie locale. La CDC produit du caoutchouc, de l’huile de palme et des bananes. Quasiment toutes ses plantations sont impactées par la crise sécuritaire : « 16 unités sur 23 sont fermées à cause des problèmes sécuritaires parce que les ouvriers ne peuvent pas risquer leur vie pour aller dans les plantations. Le nombre d’ouvriers travaillant dans ces 16 unités représente à peu près 13 000 personnes qui risquent de perdre leur travail ». La CDC, société publique, paie un lourd tribut : extorsion de fonds, meurtres et violences contre ses personnels, installations vandalisées, pillage de récolte. Elle a déjà perdu près de 14 milliards de francs CFA.

    3 500 hectares de bananeraies à replanter

    Et l’avenir s’annonce sombre, d’autant que les bananeraies devront être entièrement replantées. « La banane, explique Franklin Ngoni Njie, c’est une culture qui demande de l’entretien quotidien. A cause de ça, toutes les exploitations bananières, environ 3 500 hectares plantés, vont devoir être replantées quand ça va revenir à la normale. On a fait une estimation de ça, ça va nous couter 13 milliards de francs CFA. »

    Si l’Etat a d’ores et déjà promis à la CDC un appui financier, les autres acteurs économiques devront eux aussi faire l’objet d’une attention. Dans l’Ouest, le tissu économique est en train de dépérir, le chômage augmente et les populations s’appauvrissent. Le Gicam met en garde : si rien n’est fait, la récession pourrait s’étendre aux autres régions du Cameroun.

    Pour en savoir plus : [Reportage] Cameroun anglophone : les raisons de la colère à Buea


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