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    A la Une: 21 candidats pour succéder à Kabila

    Le président congolais, Joseph Kabila, lors d'une conférence de presse, le 26 janvier 2018, à Kinshasa. REUTERS/Kenny Katombe

    C’est désormais officiel : la CENI, la commission électorale congolaise a publié hier la liste des candidats à la présidentielle du 23 décembre. Il y a donc pas moins de 21 prétendants. Face au dauphin de Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, deux des poids-lourds de l’opposition peuvent prétendre lutter : Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe. On les voit ce matin dans une caricature publié par le site d’information congolais Actualité CD. Ils sont lancés dans un sprint, ils sont au coude à coude, tout près de la ligne d’arrivée. Kamerhe s’exclame « le candidat unique doit avoir une solide expérience de gestion de minimum 20 ans », ce qui est son cas. Et Tshisekedi lui répond, narquois : oui mais « dans l’opposition radicale ! »

    Alors l’un va-t-il se désister en faveur de l’autre ? C’est maintenant toute la question, après la mise à l’écart des deux autres grands prétendants, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

    Le Potentiel à Kinshasa reste prudent : « après Bruxelles, où les jalons ont été posés pour peaufiner les dernières stratégies communes devant permettre de battre le candidat du FCC (la majorité présidentielle) aux élections hypothétiques du 23 décembre, les politiciens qui s’opposent à Joseph Kabila veulent achever le travail qu’ils avaient déjà commencé. »

    Rebondir en… 2023 ?

    En effet, analyse le site d’information Afrikarabia, « l’option du candidat commun, soutenu par l’ensemble de l’opposition, semble tenir la corde. Et dans cette séquence, les deux grands absents du scrutin, Katumbi et Bemba, joueront un rôle essentiel. De par leur poids politique et leur soutien financier, les deux recalés de la présidentielle sont les seuls, précise Afrikarabia, en mesure d’accompagner l’un des opposants dans le fauteuil présidentiel. Seul bémol, les quatre principaux opposants sont rarement sur la même longueur d’onde. Bemba serait plus enclin à soutenir Kamerhe, alors que Katumbi s’est allié depuis plusieurs mois à Tshisekedi. Quant aux deux opposants encore en course, tout les oppose… ou presque, relève encore Afrikarabia, et les rancœurs des scrutins passés sont encore tenaces. La dernière rencontre des ténors de l’opposition à Bruxelles n’a d’ailleurs pas permis d’avancer d’un iota sur le délicat dossier de la candidature unique. Et la réunion des partis d’opposition en Afrique du Sud s’est tenue sans Kamerhe, Bemba ou Tshisekedi. Devant les fortes dissensions qui pèsent au sein de l’opposition, conclut Afrikarabia, les recalés de la présidentielle pourraient donc être tentés de botter en touche, et de laisser passer le scrutin de 2018, pour mieux rafler la mise aux élections… de 2023. »

    « S’unir ou périr ! »

    Wakat Séra au Burkina veut y croire : « quelles chances pour les opposants de sortir de ce traquenard savamment monté par le juge Kabila qui a déjà distribué les cartons rouges avant le match, mettant ainsi hors course des métronomes de l’opposition ? S’unir ou périr ! […] Au lieu de tomber dans le piège du pouvoir qui cherchera toujours à les diviser, les opposants devraient rassembler leurs moyens humains et financiers, et surtout leur électorat, au profit d’un des leurs, afin de se donner les chances de servir une belle alternance démocratique au peuple congolais. »

    Embûches…

    Toutefois, outre les stratégies possibles de l’opposition, la route vers les élections est encore longue, pointe Le Nouvel Observateur à Kinshasa…

    « La publication de la liste définitive par la CENI ne doit pas nous faire perdre de vue que le processus électoral est encore jonché d’embuches, relève le quotidien kinois. A cause notamment du manque de consensus entre le pouvoir et l’opposition autour de la machine à voter, de la question du fichier électoral comprenant quelque 10 millions d’électeurs sans empreintes digitales. Il y a aussi la non-application de l’Accord de la Saint Sylvestre, notamment les mesures de décrispation politique avec la libération des prisonniers politiques et le retour des opposants en exil ainsi que la restructuration de la CENI. »

    Et Le Nouvel Observateur  prévient : « il faut que les acteurs politiques acceptent de s’assoir autour d’une table pour mettre fin à ces divergences avant la tenue des élections. Sinon le pays court droit vers le chaos ! »

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