GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 12 Décembre
Jeudi 13 Décembre
Vendredi 14 Décembre
Samedi 15 Décembre
Aujourd'hui
Lundi 17 Décembre
Mardi 18 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • France: Alexandre Benalla de nouveau mis en examen pour des violences le 1er mai à Paris
    • Yémen: l'émissaire des Nations unies exhorte les belligérants à respecter l'accord de trêve (Twitter)
    • Brésil: le fils de Bolsonaro se déclare en faveur d'un référendum sur la peine de mort («O Globo»)
    • Mort de Bernard Darty, cofondateur de l'enseigne d'électroménager (Fnac Darty)

    A la Une: l’Europe empêtrée

    Le sommet de Salzbourg s’annonce comme une nouvelle occasion manquée pour l’Union européenne, selon Le Figaro REUTERS/Francois Lenoir

    « Le sommet de Salzbourg s’annonce comme une nouvelle occasion manquée pour l’Union européenne, soupire Le Figaro. Certes, la rencontre, qui a débuté hier soir par le traditionnel dîner des chefs d’État et de gouvernement, est informelle. Elle n’a pas vocation à déboucher sur une déclaration commune. Mais elle pourrait, dans l’absolu, être l’occasion de repartir du bon pied, après un été de crises successives durant lequel l’unité des Vingt-huit a encore été durement mise à l'épreuve avec les épisodes de l’Aquarius et du Diciotti. Ce ne sera pas le cas, déplore Le Figaro. Ces derniers jours, diplomates, membres du Conseil et représentants de la Commission se sont employés à préparer les esprits, affirmant qu’il n’y aurait pas de "percées". Il est vrai que les deux principaux sujets au menu de ce sommet sont les plus épineux auxquels l’Union doit faire face : le Brexit et les migrations. »

    Commentaire désabusé du Figaro : « Force est de constater que dans le nouveau monde, l’Union européenne ne sait plus où elle habite. Le Brexit devait être l’occasion pour une Union débarrassée de l’entrave britannique de se rationaliser. Mais la vague des migrants, qui a ouvert les vannes du populisme, a aggravé la fracture entre les pays qui ne veulent plus supporter seuls le fardeau de l’immigration de masse et ceux qui refusent de le partager. Trop longtemps autiste face aux inquiétudes des peuples, l’UE est aujourd’hui désemparée face aux nouveaux défis. »

    Pour Le Républicain Lorrain, il y a toutefois des raisons d’espérer : « quelle Europe voulons-nous ? Forte et sûre de ses valeurs, elle l’a été l’autre jour lors du vote de son Parlement condamnant les violations de l’état de droit en Hongrie. Ou encore en mettant fin au pillage intellectuel auquel se livrent les géants du numériques. Pour juguler la montée des populismes, elle doit aussi en finir avec la concurrence fiscale, la logique du moins-disant social et la politique de l'euro fort. Bref, cesser de désespérer les peuples. En leur faisant payer les pots cassés. »

    Et l’Irlande ?

    L’un des sujets épineux qui sera discuté ce jeudi à Salzbourg, lors du sommet européen, sera l’avenir des deux Irlande… Libération en fait son dossier d’ouverture avec cette question : « Et si le Brexit accélérait la réunification de l’Irlande ? 96 ans après la partition de l’île, 20 ans après l’accord de paix qui a mis un terme à 30 ans de violences […], la question se pose ouvertement. Dans les rues de Belfast, le rattachement éventuel des 6 comtés du Nord aux 26 du Sud est de plus en plus évoqué. »

    En effet, analyse Libération, « au fil des ans, les Irlandais du Nord se sont rapprochés des Irlandais du Sud. Mais la Grande-Bretagne sort de l’Europe : il faut donc rétablir une frontière dans l’île, entre l’Irlande européenne (au sud) et l’Irlande anglaise (au nord). Perspective totalement contraire au processus hautement bénéfique enclenché par les accords de paix signés il y a des lustres. Alors même qu’ils sont à près de 70 % favorables au maintien dans l’UE, il faut imposer aux habitants de l’Ulster une séparation physique avec leurs frères du Sud. Absurde, archaïque, dangereux, s’exclame Libération. […] Le gouvernement de Londres tourne autour de ce problème comme une mouche dans un bocal. Rétablir la frontière, c’est risquer de rallumer des feux mal éteints. Ne pas le faire, c’est contredire frontalement les clauses obligatoires du Brexit, puisqu’il faut bien une frontière entre Grande-Bretagne et Europe. […] Reste une solution, avance Libération, qui est comme l’œuf de Colomb : réunifier enfin l’île, qui serait tout entière membre de l’Union européenne. Solution pacifique, efficace et simple. Mais les nationalistes anglais ou pro-anglais s’y opposeront… »

    Benalla au Sénat : un coup pour rien ?

    A la Une également, l’audition de Benalla au Sénat…

    Une marée de micros et de caméras hier au Palais du Luxembourg pour accueillir l’ex-chargé de mission à l’Elysée par lequel le scandale est arrivé ; et une avalanche de commentaires ce matin dans les journaux.

    Qu’a-t-on appris ? Peu de choses finalement et rien sur les faits qui lui sont reprochés par la justice.

    En effet, pointe La Charente Libre, « le Sénat ne pouvant pas l’interroger sur l’enquête judiciaire en cours, Alexandre Benalla a presque fait oublier sa mise en examen pour "violences en réunion" ou "immixtion dans l’exercice d’une fonction publique" après son intervention casquée du 1er mai dernier. Le 28 septembre prochain, il devra être autrement plus convaincant face aux juges d’instruction pour démontrer qu’il a agi en homme seul et qu’il n’a bénéficié d’aucune protection au plus haut sommet du pouvoir après son forfait. »

    Alors hier, renchérit La Nouvelle République du Centre ouest, « sans jamais convaincre de sa franchise, Alexandre Benalla a finalement donné peu de prise aux sénateurs qui ont même semblé parfois tourner en rond, bercés par le jargon technique et le luxe de détails avancés par celui qui leur faisait face. »

    En effet, pointe La République des Pyrénées, « pour les sénateurs, l’ancien chargé de mission à l’Elysée a noyé le poisson. La question du rôle exact de Benalla reste donc entière : superflic sans la qualité de policier ? Super DRH voulant s’imposer aux structures officielles de protection du président ? Le mystère Benalla reste entier, mais l’enquête judiciaire disposera d’autres moyens de le percer. »

    Buzz organisé ?

    D’autres quotidiens pointent du doigt le Sénat, accusé de vouloir nuire à Emmanuel Macron…

    Ainsi, pour Le Midi Libre, « à quoi bon avoir organisé ce rendez-vous médiatique près de cinq mois après le coup de poing des deux proches d’Emmanuel Macron à la Contrescarpe si ce n’est pour faire le buzz et défier le Président. Un "jeune impertinent" qui veut réformer la Constitution pour mettre au rancart cette institution anachronique, survivante de l’Ancien régime, en rien représentative de la société française. À défaut de sauver leur confortable cénacle, nos vieux parlementaires auront au moins eu quelques heures de gloire avant de retourner à leur train-train quotidien. »

    En effet, insiste La Montagne, « au Sénat, levier du contre-pouvoir, la majorité a instrumentalisé l’affaire pour tenter de contrer l’exécutif et par un jeu à plusieurs bandes rendre probablement impossible tout accord avec l’Élysée sur la réforme institutionnelle. Désormais il est temps de conclure, Benalla n’est pas une affaire d’État. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.