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    A la Une: 3 obsessions françaises

    Alain Delon. Reuters

    La première est à lire dans Libération ce matin. Il s’agit de l’histoire de la colonisation. La colonisation occidentale et japonaise vues cette fois sous le prisme de la sexualité.

    L’événement que propose Libé ce matin est particulièrement cru, violent, comme l’histoire qu’il retrace. Le viol colonial… à l’occasion de la sortie d’un livre Sexe, race et colonies un ouvrage collectif qui raconte comment la conquête des territoires est passée par la possession des corps.

    Un livre monstre écrit Libé, à paraître cette semaine aux éditions de la découverte.
    Et « dans ce livre monstre -et par son sujet souvent monstrueux- les images sidèrent. Les mots, même les plus savants ont peu de poids face à la violence de cette profusion de fantasmes illustrés. […] Une avalanche d’images, répétés jusqu’au vertige. Des corps exposés, exotisés, érotisés, martyrisés ad nauseam. »

    Libération cite deux historiens qui ont participé à cet ouvrage. Christelle Taraud pour qui « la grande question de la colonisation, ce n’est pas la conquête des territoires, c’est le partage des femmes. S’installer dans le ventre de la femme, déviriliser les hommes, c’est la domination la plus radicale, inscrite dans le sang et plus seulement dans le sol. » Et Pascal Blanchard qui revient sur la profusion d’images obscènes que contient ce livre.

    1200 illustrations, pas trop ?

    Justement, pour l’historien, « cette abondance d’images doit interroger. Cela souligne qu’elles ne sont pas anecdotiques mais qu’elles font partie d’un système à grande échelle. »

    Le livre choisit de dévoiler ces images pour mieux les déconstruire… Certes il décrit de façon exhaustive les fantasmes qui ont construit notre imaginaire depuis plusieurs siècles. Il décrit l’image du corps de l’Autre, de l’Afrique coloniale (Maghreb inclus) jusqu’à l’Asie et au monde amérindien.

    Libé regrette simplement que le livre se contente d’évoquer les artistes qui ont dénoncé les stéréotypes plutôt que leur persistance. Et le journal cite la romancière Leïla Slimani, qui signe la postface : « Sans cesse, nous nous demandons qui nous sommes. Nos sociétés occidentales sont obsédées par les questions identitaires. Mais nous devrions plutôt nous demander qui est l’autre. »

    Dans Le Figaro, c’est la question de la laïcité qui occupe la Une

    Et plus précisément, « les échecs en série de la formation des imams ». C’est le titre de l’article du Figaro. Depuis plus de 10 ans, maintenant, des filières universitaires ont été mises en place en France, censées permettre aux imams de se familiariser avec le contexte français et son cadre juridique. Mais écrit le journal, ces formations sont en réalité peu fréquentées par les religieux.

    Depuis les attentats de 2015, les diplômes universitaires se sont multipliés en France. Il y en a aujourd’hui 22, qui forment environ 400 personnes par an. Mais très peu d’imams : tout au plus 5 sur des promotions de 20 à 30 personnes.
    Les chiffres cités par Le Figaro viennent du ministère de l’intérieur.
    Le journal déplore que « le concept initial de formation des imams se soit dilué ».
    Aujourd’hui, « Sur les mêmes bancs peuvent se côtoyer le trésorier d’une mosquée, un policier municipal, un enseignant, un prêtre orthodoxe, une directrice d’école juive, un imam… Un mélange a priori séduisant mais qui ne prend pas vraiment » écrit Le Figaro.

    Pour Le Figaro, cette ambition échouée s’explique : « du côté des musulmans, on accepte difficilement cette formation civile et civique décrochée de la formation théologique. » « Il faut une formation religieuse reconnue en France. Ni plus ni moins que le séminaire et les instituts rabbiniques » selon la sénatrice UDI Nathalie Goulet, qui plaide pour une fusion des instituts qui forme à l’imamat sur le territoire français.

    Le chercheur Bernard Godard, est moins optimiste sur l’idée d’une telle fusion. Et Le Figaro, qui décrit l’univers peu homogène de l’islam de France, également. Le Figaro qui estime que la question du financement et du soutien du culte musulman n’est toujours pas résolue.

    Difficile transparence écrit le journal, qui cite de toujours Bernard Godard « Les structures fédératives ne contrôlent rien, car historiquement il n’y a pas d’autorité hiérarchique et les associations culturelles et cultuelles se sont toujours constituées par le bas. Il y a toujours eu de la méfiance mutuelle entre les parties et il y a beaucoup d’argent en jeu. »

    Pour lutter contre l’opacité financière et les flux financiers illicites, l’une des solutions serait la mise en place d’un registre des associations. Les greffiers de commerce proposent ainsi d’élargir leurs compétences au secteur associatif. Leur présidente, Sophie Jonval estime dans le journal que « cela constituerait un dispositif supplémentaire dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, sans stigmatiser un acteur plutôt qu’un autre puisque toutes les associations seraient concernées. »

    La troisième obsession ce matin, elle s'appelle Alain Delon

    Sana fard, sans filtre, l’un des derniers  monstres sacrés du cinéma français se raconte dans Le Monde. Entretien signé Samuel Blumenfeld. Il s’exprime rarement. Il revient sur son parcours exceptionnel.

    Acteur par accident. « Ma carrière n'a rien à voir avec mon métier de comédien, dit-il. C'est la différence essentielle -et il n'y a rien de péjoratif ici- entre Belmondo et Delon. Je suis un acteur, Jean-Paul est un comédien. Un comédien joue, il passe des années à apprendre, alors que l'acteur vit. »

    C'est grâce aux femmes qu'il tombe dans le métier. Il faut l'écouter raconter : « ce sont elles qui me font faire du cinéma. Ce sont les femmes qui me veulent, me font, me donne tout, des femmes tombées amoureuses de moi. Elles ont, minimum, 6 ou 7 ans de plus que moi. Je veux voir alors dans les yeux de ces femmes que je suis le plus beau, le plus grand, le plus fort, et c'est pour ça que je deviens acteur. »

    C'est encore une femme, l'épouse du réalisateur René Clément, qui lui permettra de décrocher le rôle de Ripley dans Plein Soleil. Et de devenir une star mondiale. Dans cet entretien, Alain Delon revient sur les grands réalisateurs avec qui il a travaillé. Les films qui l'ont marqué. Et son seul regret, c'est une femme encore. C'est de n'avoir jamais tourné avec une réalisatrice, malgré son désir de le faire.

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