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    L’économie iranienne déjà écrasée par les sanctions américaines?

    Le commerce du pétrole représente 70% des exportations iraniennes. REUTERS/Brendan McDermid

    Après Air France, British Airways a mis fin ce week-end à ses vols vers Téhéran. Bien avant l'entrée en vigueur de la deuxième vague des sanctions américaines, le 4 novembre prochain, l'économie iranienne est déjà durement affectée par les mesures prises par l'administration Trump.

    La plupart des entreprises européennes ont déjà quitté l’Iran. Malgré les efforts de Bruxelles pour mettre en place un circuit commercial alternatif, sans recourir au dollar dans les échanges. Total a renoncé à son investissement à 5 milliards d’euros, tout comme la Deutsche Bahn dans le secteur ferroviaire. Les entreprises italiennes elles aussi plient bagage. Des défections qui contribuent à plomber un peu plus l’économie de l’Iran et le moral de ses habitants. Les couches-culottes sont désormais introuvables ou hors de prix en raison d’un manque de matière première pour les fabriquer. L’inflation culminera à 60% cette année annonce banque centrale. En raison de la chute du rial : -70% face au dollar depuis que Washington s’est retiré de l’accord sur le nucléaire.

    Le poumon de l’économie iranienne, le secteur pétrolier, visé par cette deuxième vague de sanctions

    Le commerce du pétrole représente 70% des exportations de la République islamique, il a déjà fortement baissé au mois d’août : les livraisons sont passées en dessous de la barre des 2 millions de barils par jour après avoir culminé à 2,5 millions de barils au mois d’avril. La tendance est toujours à la baisse en septembre. Etant donné que le cours de l’or noir est aujourd’hui autour de 80 dollars le baril, cette baisse des volumes est encore compensée par la valeur de la marchandise, mais on s’attend à une dégradation de la situation à partir du mois d’octobre. Les exportations iraniennes de pétrole pourraient bien passer en dessous de la barre du million de barils jour d’ici la fin de l’année.

    Sur quel pays compte l’Iran pour écouler ses hydrocarbures après le 4 novembre ?

    Certainement sur la Chine, son premier client, et un pays en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis, donc pas vraiment d’humeur à suivre les ordres de Washington. En revanche son deuxième client, l’Inde va certainement mettre ses achats en veilleuse. Le raffineur Chennai Petroleum a déjà annulé une commande d'un million de barils pour le mois d’octobre sous la pression de son assureur. L’Iran compte aussi sur ses propres forces, au large des côtes elle stocke des millions de barils sur des tankers qui seront écoulés ultérieurement à l’abri des radars traçant les flux de l’or noir. En revanche Téhéran constate avec amertume qu’elle ne pourra pas compter sur son allié militaire en Syrie, la Russie est en train de récupérer les parts de marchés du producteur iranien.

    A Alger, à la réunion organisée avec l’Opep, le ministre russe du Pétrole accuse Donald Trump de déstabiliser le marché. Alexandre Novak fait d’ailleurs partie de ceux qui ont refusé d’augmenter la production comme l’a demandé avec insistance le président américain pour faire baisser les cours du brut. Mais le ministre russe a aussi indiqué que son pays était prêt à augmenter sa production pour respecter l’accord passé en 2016 entre le cartel et des grands producteurs non membres visant à redresser les prix. Et, sans attendre la prochaine réunion prévue en novembre, la Russie a, de fait, déjà commencé à augmenter sa production ainsi que ses exportations vers la Grèce, l’Italie, la Turquie, trois clients de l’Iran. La Russie est aussi très active en Syrie, elle s’est octroyé la reconstruction du secteur des hydrocarbures et elle a récupéré les droits d’exploitation d’une mine de phosphate initialement promise à Téhéran.

    EN BREF

    Le gouvernement français s’apprête à dévoiler le budget pour 2019 avec une promesse de réduction d’impôt. Une épreuve délicate pour Bercy comme pour l’Elysée. Au moment où la croissance s’essouffle, il faut contenir le déficit, voire l’abaisser et en même temps augmenter le pouvoir d’achat comme Emmanuel Macron s’y est engagé. Des fuites évoquent une baisse des impôts de l’ordre de 6 milliards d’euros, un affichage trompeur dénonce les experts.


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