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    Barrick et Randgold: une alliance en or

    C'est Mark Bristow (photo), le PDG de Randgold qui prend la tête du géant canadien Barrick. ©REUTERS/Thierry Gouegnon

    C'est la plus grosse acquisition du secteur minier depuis trois ans. Pour conserver son rang de numéro un mondial de l'extraction d'or, le groupe canadien Barrick achète le groupe britannique Randgold ayant son siège à Jersey, très actif en Afrique. Le PDG de Randgold prend les manettes de ce nouveau géant minier.

    Barrick et Randgold, c'est une alliance en or d'une valeur de 18 milliards de dollars. Une union entre le géant canadien de l'extraction aurifère et le nouveau venu sud-africain du secteur, qui permet à la nouvelle entité, New Barrick, de rester le premier producteur d'or au monde (avec environ 6 millions d'onces de trente grammes par an).

    Contexte plus difficile pour l’or

    Barrick était en effet menacé de perdre sa place de numéro un, au profit de son concurrent américain Newmont. Ce qui n'aurait pas été très bon pour son action en bourse. Le titre Barrick a déjà perdu le quart de sa valeur depuis le début de l'année, les placements dans les entreprises aurifères ou les lingots étant moins rémunérateurs depuis la hausse des taux américains et la remontée du dollar, qui font chuter la valeur refuge de l'or.

    Agilité de Randgold en Afrique

    Depuis quatre ans la priorité du groupe canadien, repris en main par John Thornton, l'ancien banquier de Goldman Sachs, avait été de privilégier les bénéfices et de se séparer des gisements les moins rentables, pas d'étendre la prospection. La production avait chuté de 25%. Barrick avait même abandonné ses gisements africains à Acacia, tout en en restant actionnaire.

    En s'alliant à Randgold, Barrick redresse la barre. Le groupe canadien ajoute à son portefeuille trois mines d'or africaines, dont deux, Loulo Gounkoto au Mali et Kibali en République démocratique du Congo, sont parmi les dix plus grands et plus rentables gisements aurifères au monde. New Barrick détient désormais cinq de ces dix gisements d'exception.

    Consécration pour Mark Bristow

    Pour l'ancien PDG de Randgold, c'est la consécration. Le flamboyant Marc Bristow devient le PDG du nouveau géant mondial New Barrick, il aura les véritables fonctions opérationnelles. L'homme d'affaires sud-africain s'était vanté de pouvoir dégager des profits avec une once d'or encore moins chère, à 1 000 dollars, 200 dollars de moins qu'aujourd'hui. Son habileté à faire du business dans des zones difficiles est reconnue, l'année même où il a dû encaisser la réforme du code minier en RDC. L'année où son nouvel allié Barrick s'est lui aussi retrouvé en tant qu'actionnaire d'Acacia dans une impasse en Tanzanie : pas une once d'or exportée du pays depuis avril, faute d'accord sur les redevances.


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