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    A la Une: colère à Béni

    Une rue de Béni, la capitale provinciale du Nord-Kivu en République démocratique du Congo. REUTERS/Samuel Mambo

    Après le massacre du week-end dernier qui a fait plus de 22 morts et une vingtaine de blessés dans cette ville au Nord-Kivu en RDC, l’émoi est considérable dans la région et dans le pays tout entier.

    « Béni est en pleurs et en colère », s’exclame Le Nouvel Observateur à Kinshasa. « Colère contre les autorités congolaises, colère aussi contre la Monusco dont les troupes restent impuissantes face aux attaques rebelles (…). Cette colère et cette indignation des populations de Beni est justifiée à juste titre, pointe le quotidien kinois. Car à la lumière de ce drame, il y a lieu de s’interroger sur le mode opératoire de 'ces fous de la mort'. En effet, se demande Le Nouvel Observateur, comment ces massacreurs (ces présumés rebelles ougandais des ADF) peuvent-ils opérer librement et en toute sérénité dans une ville quadrillée jour et nuit par les patrouilles des forces armées congolaises et des milliers de casques bleus de la Monusco ? Comment ces barbares du XXIe siècle arrivent-ils à contourner tout le dispositif sécuritaire sur place ? C’est à croire que l’objectif visé est de créer un climat de peur et de terreur propice à la non-organisation des élections dans cette partie de la RDC. »

    Du coup, relève le site Actualité CD, « la société civile de Beni a décidé, hier, de prolonger la grève jusqu’à vendredi pour protester contre les tueries. »

    Actualité CD qui publie cette caricature où l’on voit le gouverneur du Nord-Kivu, attablé dans un restaurant de Kinshasa et visiblement éméché. A cette remarque d’un journaliste : « Excellence, vous sablez le champagne ici, alors qu’on massacre à Béni ? », il répond : « Béni ? C’est où Béni ? »

    L’armée congolaise complice ?

    « Cela fait 4 ans, pointe pour sa part Afrikarabia, que cette région du Nord-Kivu est le théâtre de massacres d’une rare violence. (…) Ces tueries à répétition exaspèrent la population, d’autant que les autorités congolaises et les casques bleus de l’ONU, présents dans la zone, semblent totalement incapables d’arrêter les massacres. Mais ce qui inquiète aussi, poursuit Afrikarabia, c’est le relatif flou qui plane autour de la rébellion des ADF. Ce groupe rebelle ougandais, présent depuis plus de 20 ans au Congo, a abandonné petit à petit sa lutte contre le pouvoir de Kampala pour survivre de petits trafics et de rapine au nord-est de la RDC. Et ce qui interroge, ce sont les liens qui se sont tissés entre les rebelles et certains officiers de l’armée régulière. Plusieurs enquêtes des experts des Nations unies et du Groupe d’étude sur le Congo (le GEC) ont ainsi pointé la responsabilité de l’armée congolaise, et principalement celle du général Muhindo Akili Mundos, comme complice et co-auteur de certains massacres de masse dans la région de Beni. »

    Kabila à la tribune de l’ONU

    Pendant ce temps, le président Kabila est à l’ONU pour la 73e session ordinaire de l’assemblée générale de l’organisation. Le président congolais devrait s’exprimer à la tribune ce mardi.

    Et Le Potentiel à Kinshasa croit savoir ce que le président congolais va dire et ce qu’il ne va pas dire… Kabila dira que « le processus électoral est irréversible en RDC, pointe le journal, et que les élections auront bien lieu le 23 décembre prochain, comme prévu par la CENI dans son calendrier » Mais « naturellement, poursuit Le Potentiel, Joseph Kabila passera sous silence le fait que le processus électoral est à la fois complètement verrouillé (pour garantir la victoire de son dauphin) et chaotique (lourdement contesté par l’opposition, la société civile, la communauté internationale). Sans compter que son financement n’est toujours pas bouclé et que les quelque 106.000 machines à voter viennent à peine de commencer à être distribuées dans ce pays grand comme 70 fois la Belgique et où les routes, a fortiori celles en bon état, sont rarissimes. »

    Autre point abordé par le président Kabila, toujours selon Le Potentiel : « il va évoquer le fait que son pays tient à ce que ces élections soient autofinancées, autrement dit exclusivement financées par le budget congolais sans apports extérieurs. On pourrait applaudir à deux mains à cette résolution sauf que, d’une part, celle-ci est motivée par la volonté d’écarter les observateurs internationaux des élections à venir. Et sauf que, d’autre part, les fonds manquent cruellement pour faire face aux besoins les plus primaires de la population, comme le montrent de très nombreuses études toutes aussi alarmistes les unes que les autres. »

    Exemple, pointe Le Potentiel, « selon l’ONU, plus de deux millions d’enfants de moins de cinq ans sont menacés de malnutrition en RDC. »

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