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    A la Une: l’odyssée de l’Aquarius

    L'Aquarius à son arrivée à Marseille, le 29 juin 2018. Boris HORVAT / AFP

    « Comment, ou pendant combien de temps, l’Aquarius va-t-il pouvoir continuer ses opérations de sauvetage ?, s’interroge Libération. Le navire humanitaire, qui a permis à 30 000 personnes d’atteindre l’Europe en vie ces deux dernières années, fait face à un nouveau coup dur : le Panama a décidé de lui retirer son pavillon. C’est la deuxième fois que cela arrive, après que Gibraltar a annulé l’immatriculation du bateau en août. Hier, lundi, lors d’une conférence de presse, SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), les deux associations qui affrètent le navire, ont demandé aux autorités panaméennes de revenir sur leur décision. Sans quoi l’Aquarius devra rester à quai dès qu’il accostera, alors même que la Méditerranée est devenue la route migratoire la plus mortelle. »

    Pourquoi le Panama a-t-il décidé de retirer à l’Aquarius son pavillon ? Réponse de Libération : c’est l’Italie la responsable… « D’après le Panama, en effet, les autorités italiennes se sont plaintes du fait que "le capitaine du navire avait refusé de renvoyer des migrants et des réfugiés pris en charge vers leur lieu d’origine" ». A savoir vers la Lybie. « SOS Méditerranée et Médecins sans frontières ont toujours prévenu qu’elles suivraient les ordres du centre de coordination des secours, mais qu’elles ne remettraient aux Libyens aucun migrant déjà pris en charge. Or depuis juin, les secours sont coordonnés par Tripoli et non plus par Rome. »

    Résultat, déplore La Charente Libre, « l’Aquarius n’a plus de pavillon ni de port vers lequel se diriger. Il n’y aura donc plus de migrants cherchant à rejoindre les côtes européennes. Circulez, il n’y a plus rien à voir, s’exclame le quotidien charentais. Coulons l’Aquarius, du moins administrativement, comme l’on coupe le doigt de celui qui montre la vieille lune migratoire et l’Europe pourra passer à autre chose plutôt que s’attarder sur le sort de ces 58 derniers naufragés entre la Libye et Marseille. L’Aquarius, navire humanitaire bientôt bateau pirate, tangue de plus en plus. Mais c’est bien toute l’Europe qui coule, fustige encore La Charente Libre, incapable de coopérer un minimum, refilant piteusement le bébé avec l’eau du bain méditerranéen aux garde-côtes d’une Libye, toujours aussi instable. Le ministre Jean-Yves Le Drian l’a encore rappelé hier en demandant des sanctions contre Tripoli, ensanglantée par des combats entre miliciens. »

    « C’est une honte, c’est révoltant ! »

    « Nous n’arrêterons notre mission que sous la force et la contrainte » : déclaration dans Le Monde de Francis Vallat, le président de SOS Méditerranée France. La décision du Panama de retirer son pavillon à l’Aquarius est « une honte, c’est révoltant, poursuit-il. C’est politique. Le Panama a lui-même reconnu avoir subi des pressions de la part de l’Italie, qui a menacé d’interdire l’accès aux ports italiens des bateaux battant pavillon panaméen. Or, le Panama représente la plus grosse flotte mondiale : que pesait le petit Aquarius face à cela ? (…) Depuis que le ministre de l’Intérieur italien [issu de l’extrême droite] Matteo Salvini est au pouvoir, constate encore Francis Vallat, tous les moyens sont bons pour arrêter l’Aquarius. Nous sommes perpétuellement pourchassés. »

    Alors, poursuit le président de SOS Méditerranée France, « nous lançons un appel solennel aux autorités européennes, et en particulier françaises, pour qu’elles nous aident à trouver une solution afin que le Panama revienne sur sa décision. (…) Je n’arrive pas à croire que les Etats démocratiques européens, qui sont des Etats de droit avec des principes et des valeurs, n’aient pas un sursaut. »

    Budget : une goutte d’eau pour les assoiffés ?

    A la Une également, la présentation du budget hier par le gouvernement et des réactions très politiques ce matin…

    L’Humanité tout d’abord réfute tout virage social… « Les riches ont déjà été servis, avec la suppression de l’ISF et la taxe forfaitaire sur les revenus du capital. Ce serait au tour des autres, s’interroge, incrédule le quotidien communiste. On entend déjà les commentateurs avisés évoquer une inflexion à gauche avec ce chiffre de six milliards de baisses d’impôts. Suppression des cotisations salariales chômage et maladie, baisse d'un deuxième tiers de la taxe d'habitation. Mais, pointe L’Humanité, hausse des taxes carburant, gel des allocations familiales, des retraites, après la baisse des APL et la hausse de la CSG pour les retraités. Le ministre du Budget est arrivé hier à la commission des Finances avec des chocolats. Ce sont les plus modestes qui vont être chocolat. »

    « Certes, précise L’Alsace, les impôts vont baisser l’an prochain, de l’ordre de 6 milliards d’euros pour les ménages (…). Mais sur ces 6 milliards, l’État va en récupérer près de la moitié (2,3 milliards) à travers l’augmentation de la fiscalité sur l’essence et le tabac. Bref, c’est une goutte d’eau au regard de la dégradation du service public qui va se poursuivre avec la baisse du nombre de fonctionnaires. »

    A contrario, pour Le Figaro, ce budget va dans le bon sens… « Après la gestion calamiteuse - et 'insincère', selon la Cour des comptes - des années Hollande, les deux premiers budgets du quinquennat Macron ont permis de rétablir une véritable rigueur comptable en France, et donc de la crédibilité. De même le projet de loi de finances de 2019 a-t-il le mérite de poursuivre, au moins dans ses intentions, la stratégie initiée l’an dernier, se félicite Le Figaro : donner la priorité aux entreprises et au travail, sur fond de baisse des prélèvements obligatoires et d’économies dans la sphère publique. »

    Vers l’adoption de la PMA pour toutes

    Enfin, « des enfants pour toutes ? » : question posée en première page du Parisien… En effet, précise le journal, « le Comité d’éthique doit dire ce mardi s’il est favorable, entre autres, à la PMA (la procréation médicalement assistée) pour les couples de lesbiennes et les femmes seules. »

    Le débat fait rage. « Pro et anti-PMA s’écharpent depuis des mois. » Mais a priori, pointe Le Parisien, on s’oriente vers un oui… « Le Comité d’éthique avait déjà en effet dit "oui" en juin 2017 sur ce point précis de la PMA pour toutes. Il serait étonnant qu’il se dédise aujourd’hui. Il s’était alors appuyé sur la reconnaissance de l’autonomie des femmes qui accèdent déjà à la parentalité par d’autres moyens. (…) Qu’en pensent les Français ? Le dernier sondage en date, réalisé par Ipsos en juin, révèle que les trois quarts se montrent favorables à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Comme un certain candidat Macron, rappelle Le Parisien, qui en avait fait une promesse de campagne. »

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