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    L’industrie du cannabis fera-t-il planer les marchés européens?

    Des plants de cannabis médical dans une serre, dans la province de l'Ontario au Canada. Lars Hagberg / AFP

    L'Europe est-elle en train de céder à l'euphorie boursière suscitée par l'industrie du cannabis sur les marchés américains ? C'est le pari de Stenocare. Elle sera bientôt la première société européenne spécialisée dans ce nouvel « or vert » à être cotée à la Bourse de Copenhague.

    Stenocare est une société danoise. La première à avoir obtenu des autorités locales le droit d'importer, de vendre et de produire du cannabis thérapeutique. C'est d'ailleurs pour fabriquer elle-même de l'huile de cannabis qu'elle veut lever des capitaux. Le Danemark expérimente depuis le 1er janvier l'usage médical de la marijuana. Stenocare, pour le moment, importe sa matière première du Canada, et elle est pressée de rompre avec cette dépendance pour contrer la concurrence de ces pionniers, car les Canadiens ont une longueur d'avance dans cette nouvelle industrie. La filière est en plein boum et la Bourse en plein délire. En une année, la société Tilray cotée à Toronto et à New York a multiplié sa valeur boursière par 10. Tout comme il y a eu une bulle sur la Tech, sur le bitcoin, il y a aujourd'hui une bulle sur ce marché qui fait planer et le consommateur, et l'investisseur.

    L'Europe serait leur nouvel eldorado ?

    Les Canadiens et les Américains y croient dur comme fer. Ils sont déjà très actifs. La société canadienne EU Cannabis par exemple va bientôt faire pousser du cannabis sous serre en Grèce et elle conseille le gouvernement d'Alexis Tsipras pour organiser le marché. Une autre société canadienne, The Green Organic Dutchmann, spécialisée dans l'herbe bio, détient une licence pour cultiver et fabriquer en Pologne. Une société américaine d'investissement, LGC, a repris une entreprise bulgare pour lancer la production en Italie. Le débouché pour le moment, c'est le cannabis thérapeutique, autorisé dans une dizaine de pays européens, dont la Suisse, l'Allemagne et depuis peu le Royaume-Uni. Mais ce qui excite les boursicoteurs et les investisseurs, c'est la perspective d'une libéralisation totale de la consommation et de la vente.

    Cet horizon parait encore assez lointain en Europe

    Trois pays seulement - les Pays-Bas, l'Espagne et la République tchèque - tolèrent la consommation et la culture artisanale, pour usage personnel, du cannabis. Cet environnement encore très restrictif va basculer dans les dix prochaines années, selon Prohibition Partners, une agence spécialisée dans ce secteur, sur le modèle de l'Uruguay et du Canada, les deux seuls pays au monde qui ont entièrement libéralisé ce marché. Au Canada, c'est tout frais, la loi entrera en vigueur dans un mois. Il y a aussi plusieurs Etats américains qui ont pris les devants comme le Colorado, le précurseur, et la Californie. Actuellement, le marché parallèle du cannabis récréatif pèse 30 milliards d'euros sur le Vieux Continent. A terme, une fois tous les usages autorisés, le marché européen pourrait peser 115 milliards d'euros.

    Ce sont ces perspectives qui rendent les Bourses euphoriques ?

    Et l'engagement d'acteurs historiques, celui des brasseurs et des limonadiers, amplifie la bulle. La marque Corona a racheté des parts dans une société canadienne. Heineken propose en Californie des bières contenant du THC infusé - le THC est la substance psychoactive qui monte à la tête. Coca-Cola aussi veut faire tourner le cannabis dans ses canettes, et le Français Pernod Ricard, numéro deux mondial des boissons alcoolisées, est également dans la boucle. Son slogan historique, « un Ricard sinon rien », aura sans doute une tout autre signification pour les enfants du millénaire.

    ►En bref,

    La Hongrie risque de perdre le financement européen

    Suite à des irrégularités détectées dans la plupart des projets concernés, Bruxelles pourrait suspendre dès cette année le déblocage de 1 milliard et demi d'euros. La Commission s'est refusée à réagir à cette information divulguée par le site hongrois G7.hu. La Hongrie est l'un des principaux bénéficiaires de la manne européenne ; elle s'est vue allouer 25 milliards d'euros de fonds structurels et d'investissement sur la période 2014-2020.

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