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    A la Une: la force G5 Sahel se fait toujours attendre

    Un soldat de l'armée malienne garde l'entrée du G5 Sahel le 30 mai 2018. AFP/Sebastien Rieussec

    Hier, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, pointe le site d’information Mali Actu, « le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a concédé que la force conjointe du G5 Sahel peinait à devenir 'opérationnelle' et a appelé tous les contributeurs financiers à 'honorer leurs engagements'. (…) Le président malien a aussi plaidé pour le placement de cette force sous un mandat de l’ONU, 'assorti d’un financement adéquat, pérenne et prévisible', ce à quoi s’opposent les Etats-Unis, premiers contributeurs de l’organisation. » Et pourtant, il y a urgence, souligne Mali Actu : « malgré l’accord de paix signé en mai-juin 2015, les violences djihadistes se sont étendues du nord vers le centre et le sud du Mali et vers le Burkina Faso et le Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits ethniques. »

    Urgence !

    Le site d’information burkinabé Wakat Séra a fait les comptes : « onze soldats burkinabè tués en une semaine par des hommes armés manipulant avec art des engins explosifs. Mardi, toujours dans cette même maudite semaine, ce sont 12 civils qui ont trouvé la mort du fait encore d’individus armés non identifiés, non loin de Ménaka, dans le nord du Mali. Ces récentes tueries ne viennent que rallonger une longue liste, très longue et macabre, qui renforce l’insécurité dans le Sahel, devenu le sanctuaire de terroristes et de grands bandits qui sèment la terreur sans crainte, et surtout sans relâche. (…) C’est certain, poursuit Wakat Séra, l’heure est grave dans un Sahel où les populations sont terrorisées et vivent sous la hantise constante des attaques. Tourisme touché, économie à terre, et même la vie tout court est devenue très aléatoire. Ainsi va le Sahel dont la force conjointe pensée par les cinq pays, Mauritanie, Niger, Burkina Faso, Mali et Tchad, avec le soutien de la France, peine à trouver les ressources qui vont lui donner véritablement vie. Peut-être que la fumée blanche s’élèvera de la 73e Assemblée générale de l’ONU qui se tient actuellement à New York. »

    On en est encore loin, relève pour sa part L’Observateur Paalga, toujours au Burkina, « certes, (en février dernier) la table ronde des bailleurs de fonds avait permis l’annonce d’engagements à hauteur de 414 millions d’euros. Mais plus d’un semestre après, ces promesses tardent à se réaliser. La faute en partie à la multitude de donateurs et aux procédures de décaissement, différents d’un pays à l’autre. » Alors, s’interroge le quotidien ouagalais, « si déjà pour le lancement on peine à réunir ces 400 malheureux millions d’euros, qu’en sera-t-il des fonds nécessaires à la pérennisation de l’opération ? »

    Y aller sans attendre tous les fonds ?

    Aujourd’hui, à Ouaga, s’interroge et avance des pistes : « faut-il attendre la totalité du financement pour déployer les 5.000 soldats ? Ne faut-il pas déjà acheter et acheminer le matériel disponible sur le terrain ? Quel scénario privilégier ? Un camp expéditionnaire à partir de Sévaré ou une coopération transfrontalière ? Le premier scénario, non encore expérimenté dans sa totalité, paraît avoir montré ses limites, car si même le QG du G5-Sahel est attaqué, cela signifie, qu’il y a plein de failles dans le système. » Alors, s’exclame Aujourd’hui, renforçons déjà « la coopération entre les pays et le droit de poursuite sur les différents territoires. En quatorze mois d’existence, le G5-Sahel peine à faire ses preuves, alors pourquoi pas en attendant sa concrétisation, des soldats burkinabè ne pourraient pas poursuivre les terroristes sur les territoires malien et nigérien et vice-versa ? »

    En attendant, souligne Ledjely en Guinée, « on en est toujours aux vœux pieux et aux incantations stériles. Bien entendu, en pareil cas, l’Afrique est celle qu’il convient de blâmer pour un résultat aussi piètre. » Parce qu’elle est directement concernée : « c’est une de ses régions qui ainsi menacée par le chaos et l’anarchie. Mais à côté, pointe encore Ledjely, on ne peut s’empêcher de remarquer l’échec d’Emmanuel Macron, le parrain autoproclamé du dispositif du G5 Sahel. Il y a à craindre que cette force ne soit pour Emmanuel Macron ce que l’Union pour la Méditerranée avait été pour Nicolas Sarkozy. A savoir, un flop. »

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