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    A la Une: les 60 ans d’indépendance de la Guinée

    Conakry, 60e anniversaire indépendance de la Guinée. Michèle Diaz

    « Notre histoire est belle, mais elle est douloureuse. C’est dans ces moments de gloire et de douleur que nous devons tirer des leçons positives pour l’avenir » : déclaration dimanche du ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de la République, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, cité par le site Guinée 7.

    Depuis ces derniers jours, à l’approche de cette date du 2 octobre, date de l’indépendance, les déclarations patriotiques se succèdent.

    Les déclarations critiques également, comme celle de cet activiste de la société civile guinéenne, Dorah Aboubacar Koita, qui publie une tribune sur le site Media Guinée. Une tribune intitulée « 2 Octobre 2018 : et si on se disait aussi les vérités qui fâchent ? » Et en effet, l’auteur ne mâche pas ses mots : « nous ferions mieux, écrit-il, de dédier le 2 Octobre à une méditation nationale sur la décadence des valeurs en Guinée, à la quasi-inexistence d’hommes politiques fiables dans le pays dont la sagesse pourrait inspirer la jeunesse. » Et Dorah Aboubacar Koita de s’interroger : « peut-on célébrer le communautarisme, l’ethnostratégie et le clanisme ? Peut-on célébrer une éducation nationale comateuse, un système de santé qui fait notre honte ? Peut-on célébrer nos tricheries dans les élections, les marchés publics, les concours et les nominations ? Peut-on célébrer le fait que l’Occident continue de nous construire des latrines et des points d’eau dans nos villages, y compris dans ceux de nos fortunés ? Célébration de la honte ! »

    Un bilan loin d’être flatteur

    « La Guinée est toujours à la recherche de ses marques », estime en écho Le Pays au Burkina. « Soixante après, le bilan est loin d’être flatteur. Et force est de constater que la Guinée n’a pas fait ce pas de géant auquel on était en droit de s’attendre, par rapport aux autres colonies françaises qui n’ont accédé, pour la plupart, que quelque deux ans plus tard, à l’indépendance. Si Sékou Touré peut avoir l’excuse d’avoir eu à travailler à la création de l’Etat et de la nation dans un contexte plutôt difficile, le colonisateur n’ayant rien fait pour lui faciliter la tâche, il n’en va pas de même pour ses successeurs, estime encore Le Pays, qui se sont révélés de bien piètres dirigeants, voire des galeux politiques qui se sont parfois comportés en véritables brutes, incapables de répondre aux aspirations du peuple guinéen. »

    Alpha Condé : une « irritabilité suspecte »

    Le site guinéen Ledjely revient pour sa part longuement sur l’entretien télévisé accordé samedi par le président Alpha Condé dans le cadre de l’émission internationale, organisée et menée conjointement par RFI, Le Monde et TV5.

    « Au départ, pointe Ledjely, ce devait être une tribune particulièrement propice pour qu’à la faveur du 60e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, Alpha Condé, partageant la fierté de ses compatriotes avec le monde, réitère également ses grandes ambitions pour le pays. Mais à l’arrivée, relève le site guinéen, cette émission n’aura été qu’un ring dont se souviendront longtemps nos confrères français. Parce que le chef de l’Etat, plus que d’habitude, n’y est pas allé de main morte avec les journalistes qui essayaient de l’interroger. D’une irritabilité suspecte, le président Alpha Condé, surfant sur une vague nationaliste assortie d’une forte dose d’anti-impérialisme, aura réussi à pourrir l’entretien. Et la seule question qu’on se pose, se demande Ledjely, c’est pourquoi ? »

    Et le site guinéen de pointer notamment la « fébrilité » d’Alpha Condé à propos de son bilan : « il aurait bien pu s’en tenir, affirme Ledjely, à l’énumération des acquis de son magistère (hôtels, barrages hydroélectriques, réduction de l’inflation, etc.). Malheureusement, en essayant de relativiser (sinon de justifier) les problèmes (manifestations de rue, pauvreté, chômage, émigration clandestine, etc.) que rencontre aujourd’hui la Guinée, par le fait que le pays les partagerait avec le reste du continent africain, il a donné l’impression, estime Ledjely, qu’il n’avait pas d’arguments suffisants à opposer à ceux qui l’interrogeaient. »

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