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    A la Une: la fête était réussie en Guinée

    Hier, le stade du 28-Septembre à Conakry, était le point d’orgue des manifestations du 60e anniversaire de l’indépendance. AFP/Cellou Binani

    Les différents médias guinéens affichent leur enthousiasme ce matin après la cérémonie hier au stade du 28-Septembre à Conakry, point d’orgue des manifestations du 60e anniversaire de l’indépendance.

    « Impressionnant et très beau à voir !!!, s’exclame le site Media Guinée. Le stade du 28 septembre de Conakry, décoré de portraits des "pères fondateurs du panafricanisme" et couleurs du drapeau de la Guinée. En présence de 11 chefs d’Etat africains et de plusieurs délégations étrangères, le défilé des forces armées guinéennes a été remarquable. Surtout la belle parade du Groupement des Forces spéciales, une unité d’élite jusque-là méconnue des Guinéens. A sa tête le commandant Mamady Doumbouya, officier breveté de l’école de Guerre. C’était simplement fabuleux !!! Les images sont très fortes… »

    Et en effet, les photos de ces militaires d’élite, portant cagoules et lunettes noires, sont assez impressionnantes…

    « Célébration de l’An 60 de l’Indépendance : pari réussi pour Alpha Condé ! », lance pour sa part le site Guinée News. Le stade était « plein comme un œuf ».

    En effet, complète Aminata, « très tôt hier mardi, des milliers de citoyens, dont certains étaient habillés aux couleurs du drapeau guinéen ou en tenue traditionnelle, ont envahi le stade […]. L’Union des forces démocratiques de Guinée avait invité ses partisans à ne pas répondre à l’appel du pouvoir, dans un lieu où plus de 150 guinéens avaient été tués et des femmes violées en 2009. Visiblement, pointe Aminata, cet appel de la principale formation politique de l’opposition guinéenne n’a pas été suivi par les citoyens. Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG et les hauts responsables de son parti, ont certes brillé par leur absence. Mais pour certains observateurs, note encore le site conakrien, c’était une erreur politique du chef de file de l’opposition guinéenne et sa formation politique. »

    Les problèmes n’ont pas été effacés pour autant…

    En tout cas, « après la fête, place à la grève », constate de son côté Ledjely, autre site d’information guinéen. « La transition sera sans doute abrupte. Mais la Guinée ne pourra pas y échapper, soupire Ledjely. Après la journée de communion d’hier mardi autour du drapeau tricolore national et en hommage aux pères fondateurs de la Nation et au panafricanisme, le pays s’apprête à entrer dès ce mercredi, dans une grève que tout le monde redoute. » En effet, précise le site guinéen, « estimant qu’ils n’ont pas été écoutés et que leur plateforme revendicative n’a pas eu droit à toute l’attention requise, les responsables syndicaux du secteur de l’Education, maintiennent le début du débrayage pour ce mercredi, en principe premier jour de la rentrée des classes. Les responsables du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée l’avaient annoncé lundi, à l’issue de la dernière journée de négociations autour des 8 millions de francs guinéens que les enseignants réclament comme salaire de base. Le gouvernement n’aurait fait aucune proposition sur cette principale revendication. »

    Et Ledjely de conclure : « finalement, la joie n’aura été que de courte durée. Comme dans un rêve qui laisse ensuite la place à la réalité, aussi implacable que souveraine. Hélas ! »

    Nouvelle génération ?

    Enfin, pour le quotidien Aujourd’hui au Burkina, ce 60e anniversaire de l’indépendance de la Guinée doit marquer la fin du cycle de violences engagé depuis 1958.

    « De Sékou Touré à Alpha Condé, trop d’eau pour ne pas dire de sang, aura coulé sous les ponts, pointe Aujourd’hui. Du sinistre Camp Boireau, aux répressions des dernières élections locales en passant par les massacres du 28 septembre 2009 du stade du même nom, la Guinée passe pour être un foyer permanent de violence. […] Le pays ne parvient toujours pas à conjurer ce mauvais sort des tueries en masse de ses fils suite toujours à des élections. Est-ce une guigne implacable ? Non, répond Aujourd’hui, nous refusons de le croire, mais il revient à cette classe dirigeante de laver le sol imbibé de sang à travers une justice et des réparations à toutes les victimes, car c’est en ce sens que les nombreuses meurtrissures et plaies restées ouvertes se refermeront définitivement avec l’espoir de voir ce pays se réconcilier avec son histoire. Il reste surtout à ce qu’advienne une nouvelle génération. Seules, conclut Aujourd’hui, cette alternative et une alternance générationnelle pourront sortir ce pays, qualifié de "château d’eau de l’Afrique de l’Ouest" ou de "scandale géologique", des méandres du sous-développement dans lequel il baigne depuis maintenant six décennies. »

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