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    Au Brésil, les marchés votent pour le candidat de l’extrême droite

    Le néo-libéral Jair Bolsonaro entouré de sympathisants alors qu'il lance sa campagne pour la présidence brésilienne des élections nationales d'octobre, à Rio de Janeiro, le 22 juillet 2018. Carl DE SOUZA / AFP

    Au Brésil, le favori de l'élection présidentielle, Jair Bolsonaro, est aussi le candidat préféré des marchés. Le dernier sondage le donnant en tête du premier tour prévu dimanche a rendu la Bourse euphorique. Pourquoi les investisseurs se sont-ils entichés du candidat de l'extrême droite ?

    Ce Trump brésilien avoue sans complexe qu'il ne connait rien à l'économie et n'a pas de solution au chômage, qui a doublé après les deux années de récession. Il n'a pas non plus de plan pour réduire la pauvreté alors que le revenu par habitant a baissé, en moyenne, de 6%. Mais il a un conseiller, un ancien banquier ultra libéral formé à l'Ecole de Chicago, qui lui a soufflé un programme presque révolutionnaire pour un pays où l'Etat est omniprésent : passer aux retraites par capitalisation pour éviter l'inflation des dépenses sociales et privatiser à grande échelle pour réduire le poids de la dette publique de 20%. Un discours radical qui rassure les marchés.

    Car la dette brésilienne a explosé ces dernières années

    Elle approchera l'an prochain la barre des 80% du produit intérieur brut, un niveau beaucoup trop élevé pour un pays à revenu intermédiaire. Cette dette insoutenable, c'est le symptôme de la dérive des finances publiques. D'un côté, les recettes fiscales tendent à se tasser à cause de la croissance molle, mais aussi à cause de toutes les dérogations, toutes les niches accordées bon an mal an aux grandes et aux petites entreprises. Tandis que les dépenses contraintes, c'est-à-dire les salaires des fonctionnaires auxquelles s'ajoutent les retraites, ne cessent d'augmenter. Les pouvoirs publics empruntent donc toujours plus pour joindre les deux bouts et renoncent aux investissements dont le Brésil aurait tant besoin pour améliorer sa compétitivité. Des routes, des infrastructures et des services publics performants. Un exemple illustrant ce sous-investissement dans le domaine de la santé : il y a bien un accès universel aux soins au Brésil, mais seulement trois lits d'hôpital pour 1 000 habitants, contre quatre pour 1 000 à Cuba et six chez le voisin argentin.

    Les candidats ont-ils un programme pour assainir les finances publiques ?

    Le sujet est politiquement miné. Les Brésiliens ont très mal pris le gel des dépenses décidées par le président sortant Michel Temer. Leur parler d’austérité alors qu'ils se sont appauvris pendant la crise est politiquement suicidaire. L’incendie qui a ravagé le musée national en septembre a été immédiatement attribué au manque de crédits et a provoqué la colère des Cariocas. Pour les marchés comme pour de nombreux experts, la mère de toutes les réformes, c'est celle des retraites, un projet que Michel Temer a été contraint d’abandonner quand il a été rattrapé par des affaires de corruption. Quel que soit le régime choisi, le plus urgent sera de repousser l'âge du départ, en moyenne de 55 ans. Le niveau des pensions est aussi remis en question à cause du vieillissement de la population et des généreux traitements octroyés aux cadres supérieurs de la fonction publique.

    Et quelle sont les autres pistes préconisées ?

    Les économistes constatent tous que le problème numéro un du Brésil, le phénomène qui alimente la faiblesse de la croissance, la rancœur et l’insécurité, demeure les profondes inégalités de revenus. La moitié des richesses produites est captée par 10% de la population. Pour changer la donne, plutôt que d'augmenter les transferts, les experts conseillent de les réorienter. Car aujourd'hui ce ne sont pas les plus pauvres qui en bénéficient le plus mais la classe moyenne supérieure, le groupe qui a les bons relais pour défendre ses intérêts en termes de retraites ou d'impôts.

    ►En bref,

    A cause du Brexit, la banque japonaise Nomura s'apprête à délocaliser de Londres à Paris une bonne part de ses activités européennes.

    Les négociations sont encore en cours. Cette intention témoigne de l'attractivité de la capitale française. Ella a déjà séduit JP Morgan, Bank Of America, HSBC et les deux françaises Société générale et BNP Paribas qui jusqu'à maintenant étaient à Londres pour leur bureau européen.

    Le bout du tunnel est en vue pour l'économie sud-africaine d'après les économistes de la banque Goldman Sachs

    Grâce aux réformes menées par le président Cyril Ramaphosa, l'Afrique du Sud devrait renouer l'an prochain avec une croissance vigoureuse proche de 3%. C'est la prévision la plus récente et la plus optimiste alors que l'activité ralentit, l'économie sud-africaine est entrée en récession au second trimestre.

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