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    Marc Ravalomanana: «Le plus important pour les Malgaches, c'est d'avoir un leader»

    L'ex-président malgache, Marc Ravalomanana, s'exprime lors d'une conférence de presse à Johannesburg, le 17 février 2011. REUTERS/Mike Hutchings

    Il a été chassé du pouvoir il y a neuf ans, et pourtant il croit en ses chances. A Madagascar, l'ex-président Marc Ravalomanana est l'un des 36 candidats à la présidentielle du 7 novembre prochain. Et ses meetings attirent du monde. Peut-il être le revenant de la politique malgache ? En ligne d'Antananarivo, l'homme qui a été tour à tour chef d'entreprise, chef d'Etat et exilé politique répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Pourquoi êtes-vous candidat, neuf ans après l’insurrection qui vous a chassé du pouvoir ?

    Marc Ravalomanana : Tout d’abord, j’aimerais bien vous dire que j’ai déjà promis à la population malgache que je reviendrai un jour. Neuf ans après, c’est le moment. « The times is now ».

    Le temps est venu pour vous d’être candidat ?

    Exactement.

    Vous êtes candidat pour quoi faire, exactement ?

    Pour rebâtir notre pays et aussi pour aider la population malgache, parce qu’elle souffre beaucoup ici à Madagascar depuis neuf ans. De mon temps, il n’y avait jamais de kidnappings ou bien d’insécurité ou de mauvaises routes. Actuellement, c’est terrible. Donc je reviens. J’ai déjà l’expérience de sept ans [2001-2008]. Nous avons construit 9 200 kilomètres de routes et aussi fait rentrer les enfants malgaches à 92% dans l’Education pour tous.

    Oui, mais tout de même, depuis neuf ans il y a des choses qui ont été faites par vos deux successeurs Andry Rajoelina et Hery Rajaonarimampianina !

    Vous pouvez me citer quelques exemples ? Par exemple, les routes qu’ils ont construites pour aller à Ivato. Maintenant, on ne peut pas passer au-dessus. Ou bien avec les hôpitaux. A Manakara, j’étais là, tout est détruit.

    Qu’est-ce que vous ferez de mieux que vos prédécesseurs pour lutter contre l’insécurité, notamment contre les voleurs de zébus, les dahalos et les auteurs de kidnappings ?

    D’abord, il faut stopper l’exportation des zébus. Si on arrête l’exportation des zébus à Maurice, aux Comores ou bien en Chine surtout, vous allez voir. Et aussi la restauration de l’Etat. La restauration de l’autorité. Parce qu’actuellement, le problème c’est l’autorité des dirigeants. Si vous êtes un président, si vous êtes chef du gouvernement, vous devez avoir de la fermeté. Je serai très, très ferme. Parce que c’est la sécurité qui est la clé du développement de ce pays. Aussi, s’il n’y a pas de sécurité à Madagascar, il n’y aura pas d’investisseurs qui vont venir.

    Vos partisans sont descendus dans la rue au mois d’avril-mai dernier. Mais le mouvement ne s’est-il pas essoufflé et finalement est-ce que vos troupes ne sont pas clairsemées ?

    Ce n’était pas la mouvance TIM ou bien le parti TIM qui est descendu dans les rues. Non ce sont les 73 députés entre le MAPAR et le TIM. Ce sont les députés et non pas les partisans. Ce sont les députés, c’est l’affaire des députés.

    Dans ce mouvement du mois d’avril et du mois de mai dernier, vos partisans étaient côte à côte avec ceux d’Andry Rajoelina. Est-ce que cela veut dire qu’il y a une alliance désormais entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ?

    Je crois que vous vous y connaissez très bien en politique. On ne peut jamais avoir un ami permanent ou bien des amis permanents. Il y a, de temps en temps, des amis à contrecœur.

    Donc, c’est une alliance à contrecœur ?

    Exactement. Ça, c’est la politique.

    Et est-ce que vous vous sentez plus proche d’Andry Rajoelina ou plus proche d’Hery Rajaonarimampianina ?

    J’ai pensé toujours être le futur président de Madagascar, je suis toujours avec tout le monde, tous les Malgaches. Donc, il ne faut pas toujours s’isoler dans des positions. Il faut être toujours flexible et écouter les autres.

    Certains observateurs estiment que vous pouvez vous qualifier pour le deuxième tour et peut-être aux côtés…

    Vous savez que les sondages sont interdits ici, à Madagascar ?

    Oui.

    Les sondages… C’est très surprenant. C’est la première fois que j’ai entendu que les sondages, c’était interdit, parce que ça allait créer des conflits. Non, non… Les sondages sont des sondages.

    Certains pronostiqueurs disent qu’au deuxième tour il pourrait y avoir un duel entre Andry Rajoelina et vous-même.

    Vous savez, je considère toujours les 35 autres candidats comme des gens très sérieux, parce qu’ils ont dépensé de l’argent pour payer la caution. Donc il n’y a pas de différence entre mes adversaires. Il n’y a pas de problème si c’est Andry Rajoelina qui est mon adversaire pour le deuxième tour, ou bien le pasteur Mailhol, ou bien l’artiste Dama, ou bien monsieur le président sortant. Je n’ai pas peur, s’il y a un deuxième tour, mais moi, je ne crois pas.

    Et pourquoi vous ne croyez pas ?

    Parce que je suis sûr de moi-même.

    Vous pensez gagner dès le premier tour ?

    Exactement ! Pourquoi pas ?

    Mais avec 36 candidats, ce n’est pas possible !

    Même 2 000 ! Vous savez, les gens, les Malgaches… C’est mieux que vous veniez ici, à Madagascar, pour voir les gens qui crient, qui m’appellent : « Monsieur le président, aidez-nous ! Sauvez-nous ! »

    Et vous venez de citer le président sortant, donc vous pensez que votre adversaire principal c’est Hery Rajaonarimampianina ?

    Non… Ce n’est pas mon adversaire principal. C’est un ami aussi, comme l’autre.

    C’est qui l’autre ?

    Les autres. C’est les 34 autres.

    Un certain nombre de Malgaches disent que vous, les anciens présidents, Didier Ratsiraka, Hery Rajaonarimampianina, Andry Rajoelina et vous-même, vous êtes trop vieux maintenant et vous avez fait votre temps. Vous devez laisser la place aux jeunes. Qu’est-ce que vous répondez ?

    Non, non… Je vois très bien encore. Je vois très bien. Et je peux vous garantir que je peux voyager partout ici à Madagascar. Vous savez, même le président de Tunisie et le Premier ministre de la Malaisie… Quel âge ont-ils ? Non, nous ne sommes pas trop vieux. Pas du tout ! J’ai encore du temps à vivre. Et c’est l’expérience et la technique qui comptent. La chose la plus importante pour les Malgaches, c’est d’avoir un leader. Un leader qui a la capacité de gérer notre pays.


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