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    A la Une : la cyberguerre froide

    Cyberattaque (Photo d'illustration) REUTERS/Kacper Pempel/Illustration

    Revoilà les espions qui venaient du froid de la guerre du même nom. Royaume-Uni, Australie, Canada, États-Unis plus Otan et Union européenne… Tous ont publiquement dénoncé jeudi 4 octobre de présumées cyberattaques du GRU, le renseignement militaire russe.

    Dans la foulée, la justice américaine a annoncé l'inculpation de sept agents du renseignement militaire russe pour une campagne présumée de cyberattaques contre des instances sportives, une agence internationale et une société américaine spécialisée dans l'énergie nucléaire. De leur côté, les Pays-Bas ont annoncé l’expulsion de quatre agents russes qui tentaient de pirater le site informatique de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques à La Haye.

    N’en jetez plus ! Non sans ironie, la Russie a réfuté ces accusations, dénonçant l'« espionnite aiguë » qui se serait emparée des Occidentaux. « Une guerre insidieuse inquiète les pays occidentaux, prévient La Croix : celle que mène la Russie dans le cyberespace ». « Un vent de guerre froide a soufflé sur la réunion ministérielle de l'Otan » hier à Bruxelles, rehausse Le Figaro. « Lever de boucliers contre la Russie », enchérit Libération.

    On le voit, le vocabulaire martial est de sortie. Mais pour l’instant, les commentaires s’arrêtent-là. Seul le quotidien catholique français se demande que faire en Une ce matin. « Ces batailles impliquent de nouveaux moyens de défense, et la France a ainsi créé une cyberforce de plusieurs milliers de personnes sous la houlette du ministère des armées. Mais la bataille de l'opinion dépend aussi de la capacité des démocraties à susciter l'adhésion de leurs citoyens. C'est aussi aux sociétés civiles et aux médias de développer des anticorps afin d'assurer une résistance collective », ce que La Croix appelle « la bataille de l’opinion ». La mobilisation donc, mais pas encore la guerre.

    S.O.S. Brésil

    Au Brésil, c’est ce week-end le premier tour de la présidentielle. Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro est donné favori. Et la presse de gauche s’en alarme. « Menace fasciste sur le Brésil », claironne en Une  L’Humanité. Pour le quotidien communiste français, pas de doute, ce scrutin est « le plus trouble depuis la fin de la dictature militaire » et le Brésil est plongé dans « l’une des plus importantes crises de son histoire », estime L’Huma.

    Jair Bolsonaro ? « Son populisme l'a placé en tête des intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle. Les oligarques de Rio ou de Sao Paulo espèrent parachever avec lui une entreprise qui court depuis plusieurs années, explique à sa manière L’Huma. Elle a débuté par la destitution de la présidente Dilma Rousseff par une coalition de parlementaires réactionnaires et de députés affairistes compromis dans des scandales. Elle s'est poursuivie par un mauvais procès fait à Lula et son emprisonnement pour empêcher le leader charismatique du Parti des travailleurs d'être réélu président », fustige L’Humanité.

    Lequel journal hausse le ton comme rarement, en dénonçant ce qu’il appelle « un complot des pourris et des nantis pour reprendre le terrain gagné par les déshérités brésiliens, accaparer la quasi-totalité des cent quarante et une entreprises publiques, broyer les retraites dans leur capitalisation, comprimer les dépenses publiques et en premier lieu les budgets sociaux ».

    « Raciste, homophobe, misogyne, pro-dictature. Et pourtant il séduit le Brésil », admet avec regret la Une de Libération, car « certains analystes n’excluent pas une élection de Jair Bolsonaro, 63 ans, dès le premier tour, dimanche soir ». Toutefois, tempère Libé, « sauf surprise majuscule », même s’il est distancé, le candidat du Parti des travailleurs Fernando Haddad semble « assuré de disputer le deuxième tour » Lors duquel, toujours d’après les enquêtes d’opinion des derniers jours, « il serait battu », prédit ce journal, parce que « rien ne semble pouvoir arrêter le char d’assaut Bolsonaro ». Alors ?

    Alors faire de Bolsonaro un épouvantail, c’est « un peu court, admet Libération. Mais combattre la contre-révolution qu’il annonce, ces dangereux relents de dictature militaire : c’est la tâche de tous les démocrates brésiliens ».

    Bolsonaro-Borsalino

    Mais il n’y a pas que la presse de gauche à s’alarmer de la victoire annoncée de Jair Bolsonaro. Témoin, le journal Les Echos. « Comment passer du carnaval au film d’horreur » se demande ainsi le quotidien économique français, selon lequel Jair Bolsonaro est « à ne pas confondre avec Borsalino même si, comme le film, Jair sent la poudre. Au propre et au figuré », énonce Les Echos au sujet du « Trump tropical ».

    Alors, pour faire barrage à Bolsonaro, le vote des femmes pourrait s’avérer décisif, même si, là-aussi, les avis sont partagés. Le journal Libération fait grand cas du « #EleNao », c’est-à-dire « Pas lui ».

    « C'est sous ce hashtag que des millions de femmes ont battu le pavé le week-end dernier. C'est pourtant « lui », Jair Bolsonaro, que les sondages placent largement en tête du premier tour de la présidentielle au Brésil (…) C'est ce politicien d'extrême droite, aux saillies racistes, misogynes, homophobes, qui pourrait remporter l'élection (…) L'ancien capitaine d'infanterie loue l'héritage des dictatures chilienne et brésilienne, milite pour les exécutions extrajudiciaires des dealers et kidnappeurs et menace désormais de faire vaciller la plus grande démocratie du continent sud-américain ».Attention le « Trump tropical » arrive !.

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