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    L’ascension de Jair Bolsonaro au Brésil

    Le candidat à la présidentielle et député Jair Bolsonaro arrive au Congrès, à Brasilia, le 7 août 2018. REUTERS/Adriano Machado

    Le paysage médiatique brésilien a été marqué ces derniers mois par l'ascension du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, grâce notamment aux réseaux sociaux.

    S’il fallait un signe de l’importance prise par Facebook au Brésil, un seul fait : le réseau social, qui touche 127 millions d’utilisateurs sur 200 millions d’habitants, vient d’obtenir les droits de diffusion de la Copa Libertadores, l’équivalent sud-américain de la Ligue des champions. Facebook, c’est aussi la plateforme fétiche de Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite, qui y multiplie les directs, surtout depuis qu’il a été poignardé en pleine rue, le 6 septembre.

    Non seulement les images de son agression ont fait le tour des médias et réseaux sociaux, accentuant son avance dans les sondages, mais les Facebook Live organisés depuis son lit d’hôpital sont devenus son canal de communication privilégié. Sa blessure l’a empêché de participer aux débats télévisés, et notamment le dernier organisé par TV Globo, où il lui aurait fallu ferrailler avec son principal rival Fernando Haddad, le représentant de Lula.

    Son adversaire de centre gauche Circo Gomes a accusé Bolsonaro d’avoir produit un faux certificat médical pour éviter l’affrontement. Quoiqu’il en soit, c’est depuis chez lui, convalescent, qu’il commente les débats sur Facebook. Un sondage de l’institut Datafolha montre que 89 % des partisans de Bolsonaro utilisent un réseau social, contre 59 % des électeurs de gauche. Jair Bolsonaro peut ainsi tout miser sur les réseaux sociaux.

    Son fils Eduardo, député, ne se prive pas de diffuser sur WhatsApp des campagnes d’intox contre le mouvement #paslui qui tente de s’opposer à son père. Il faut dire qu’il ne peut pas compter sur les spots télés de la campagne officielle : son petit parti politique n’a eu droit qu’à huit secondes de temps d’antenne.

    Soutien médiatique

    En même temps, ce serait une erreur de s’imaginer que Bolsonaro n’a pas d’appui dans les médias. S’il n’a pas le soutien des journaux de Sao Paulo, il est épaulé par les grands propriétaires terriens et Edir Macedo, qui a la haute main à la fois sur les évangélistes de l’Eglise universelle du Règne de Dieu, dont il est l’évêque, et sur l’un des premiers groupes médias du pays, Record.

    Avec Record, Macedo possède le groupe média le plus important derrière Globo, avec la troisième chaîne du pays, une chaîne d’info, un quotidien, le Correio do Povo et le portail R7. Comme il n’y a pas de limites anti-concentration, cela ne pose pas de problème. Sauf que comme dit le Media Ownership Monitor, « des propriétaires terriens connues sous le nom de « colonels » étendent leur terrain aux ondes hertziennes en combinant intérêts politiques et économiques, avec un contrôle étroit de l’opinion publique ».


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