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    Les Européens à l'épreuve de leurs engagements sur le climat

    Le nouveau ministre de la Transition écologique, François de Rugy (à droite), aura fort à faire pour respecter les engagements français en matière de lutte contre le réchauffement climatique. REUTERS/Philippe Wojazer/File Photo

    Limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels est possible. C'est la note positive du rapport par ailleurs alarmant remis hier par les scientifiques du Giec aux gouvernements qui ont signé les accords de Paris sur le climat. C'est possible mais il faut un sursaut international. Autrement dit, passer du discours à l'action de manière rapide et résolue. Justement, aujourd'hui, au Luxembourg, se retrouvent en conseil, les ministres de l'Environnement de l'Union européenne. Ils doivent fixer des objectifs en matière de réduction des émissions de dioxyde de carbone des voitures neuves.

    L’Union européenne s’est affichée en pointe lors de l’accord de Paris sur le climat en 2015 et encore plus après l’annonce du retrait américain. L’Europe a l’occasion de montrer ici que son engagement s’exprime par des discours, mais aussi par des actions fortes.

    Discussions houleuses et longues en vue

    Il faut que les Vingt-Huit s’entendent par vote sur un objectif commun de réduction des émissions de CO2 des voitures et des camionnettes neuves en 2030. Relever les ambitions européennes en la matière comme les partenaires s’y étaient engagés en signant l’accord de Paris.

    Comme sur toute la planète, il a fait très chaud en Europe cette année, entre canicule, sécheresse et incendies ravageurs, tous les Européens ont pu en ressentir les effets. Or, les positions des acteurs divergent. La semaine dernière le Parlement européen s’est prononcé pour réduire de 40% les émissions d’ici 2030 par rapport à leur niveau en 2021. Objectif réclamé aussi par la France. La Commission européenne elle, a proposé d’établir un objectif moins contraignant de 30%. C’est ce que demande aussi l’Allemagne.

    Quand il s’agit de régulation, le lobby automobile n’est jamais loin

    Les industriels ont anticipé la sortie du rapport du Giec, et ont fourbi leurs arguments pour exiger des objectifs beaucoup moins ambitieux. La chancelière allemande Angela Merkel pèse de tout son poids pour ménager le secteur automobile qui en Europe emploie 13 millions de personnes.

    Une position défendue aussi par les pays de l’est, dépendants de la filière allemande. Les constructeurs automobiles pointent le risque d’une perte de compétitivité au niveau mondial si des objectifs trop ambitieux leur sont imposés.

    La réduction des émissions de gaz à effet de serre ne semble pas être leur priorité. Il suffit de voir la montée en puissance des 4x4 de loisir, les fameux SUV... encore à la fête au Salon de l’auto à Paris ces jours-ci. Et qui séduisent un public urbain nombreux. Plus gros et plus lourds qu’une berline classique, ils ont contribué à l’augmentation des émissions de CO2 l’année dernière en Europe. Même la France, instigatrice de la COP21 est en dessous des objectifs de réduction de gaz à effet de serre qu’elle s’est fixés dans sa loi de programmation énergétique. A la fin du mois, le remplaçant de Nicolas Hulot, le ministre François de Rugy doit présenter la loi très attendue de programmation pluriannuelle de l’énergie pour le pays.

    Les ministres de l’Ecologie de l’UE veulent trouver le moyen d’inciter à fabriquer des voitures non polluantes

    Là encore, le Parlement européen a voulu donner le « la » il y a quelques jours en appelant à établir des quotas de voitures électriques parmi les véhicules neufs.

    Réaction au salon de l’automobile de Carlos Tavares le patron du constructeur français PSA qui suit de près les débats : « l’électrique, c’est le monopole de l’Asie ». En effet, c’est en Chine, en Corée et au Japon que sont construites la grande majorité des batteries dans le monde.

    Pour les constructeurs, le calendrier envisagé est trop ambitieux. Il faut d’abord créer les conditions de l’indépendance du secteur européen en matière d’approvisionnement. Et cela implique d’importants investissements.

    L’Europe a-t-elle une stratégie commune ?

    La Conférence sur le climat, la COP 24, qui se tiendra en Pologne approche, c’est dans deux mois. C’est avant cette échéance que les Européens sont censés définir une stratégie collective ambitieuse et de long-terme (à L4horizon 2050) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

    Mais force est de le constater. La position des conservateurs, Allemagne, Pologne ou la Hongrie en tête est ferme. Cela fragilise l’ambition initiale des Européens de devenir des leaders de la cause environnementale dans le monde face aux Etats-Unis qui souhaitent se retirer de l’accord de Paris.

    Face à la Chine aussi qui, elle, prend une nette avance sur le développement des véhicules moins polluants et des énergies renouvelables.


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