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    Rebond soudain des prix du sucre

    Des ouvriers chargent des camions de sacs de sucre au marché de gros de Kolkata, en Inde. ©REUTERS/Rupak De Chowdhuri

    La production de sucre est en chute en Europe et au Brésil. Les prix mondiaux rebondissent très fort, soutenus par la hausse du real, la monnaie du géant sud-américain. C'est l'Inde qui en profitera cette année puisqu'elle a des excédents à exporter.

    Les prix du sucre connaissent un rebond soudain, après avoir atteint leur plus bas niveau depuis 10 ans le mois dernier : quasiment 30% de hausse en un peu plus d'une semaine sur le marché de référence de New York.

    Du Brésil à l'Europe, la production chute. De 12% probablement rien qu'en France le premier producteur européen de sucre : la récolte de betterave sucrière a souffert du printemps trop pluvieux, puis de la sécheresse. Au Brésil c'est le bas niveau des prix depuis plus d'un an qui décourage les usines de produire du sucre, elles préfèrent en ce moment broyer la canne pour faire de l'éthanol. La récolte n'est pas finie mais on anticipe déjà une production brésilienne de sucre inférieure de 20%.

    La hausse du real soutient les cours

    La monnaie brésilienne joue également un rôle dans la hausse des cours actuelle. Le real s'est renforcé, les milieux d'affaires anticipent la victoire à la présidentielle brésilienne de Jair Bolsonaro, qui leur est favorable, et qui est en outre partisan du développement de l'usage de l'éthanol, ce qui devrait garantir un débouché pour ce biocarburant et signifier une moindre production de sucre.

    La hausse du real par rapport au dollar n'encourage pas non plus le Brésil à exporter son sucre. Tous ces facteurs encouragent les opérateurs et les investisseurs à racheter des contrats de sucre sur les marchés à terme. Les cours s'envolent.

    4 à 5 millions de tonnes d’exportation de sucre indien

    L'Inde va donc exporter ses excédents au bon moment. Le prix mondial du sucre en grimpant se rapproche du prix minimum imposé en Inde : le sucre indien redevient compétitif. Si l'on ajoute les subventions au transport du sucre pour l'exportation, que viennent de concéder les autorités de New Delhi et, au contraire du Brésil, le niveau très faible de la monnaie indienne, la roupie, tous les feux sont au vert pour aider l'Inde à expédier son sucre vers le Moyen-Orient et l'Afrique. Elle pourrait exporter 4 à 5 millions de tonnes cette année, ce qu'elle n'avait pas fait depuis dix ans.


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