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    A la Une: la France offre l’OIF au Rwanda

    Discours d'Emmanuel Macron à Erevan, ce jeudi 11 octobre pour l'ouverture du 17e sommet de la Francophonie. LUDOVIC MARIN / AFP

    Tout va très bien à Erevan, le XVIIème sommet de la francophonie va s’achever dans l’esprit du « vivre ensemble dans la diversité », lance Le Sahel.

    C’est en effet aujourd’hui que, sauf coup de théâtre, la Rwandaise Louise Mushikiwabo va succéder à la canadienne Michaëlle Jean. L’OIF ? Une vraie famille, dont la photo illustre « la Une » de ce journal nigérien. Comme le souligne son envoyé spécial à Erevan Moussa Zabeirou, le Président du Niger Mahamadou Issoufou, à la tête d’une « importante délégation », a participé « activement » à ce sommet où le continent africain est « bien présenté ».

    Une famille, la francophonie ? Une famille nombreuse, oui, et parfois des querelles à la mesure. A mots à peine couverts hier la tribune, la secrétaire générale sortante Michaëlle Jean n’a pas été tendre avec ladite famille.

    A Erevan, le journal burkinabè Wakat Sera a vu une Michaëlle Jean « joviale et pleine d’effusion » même si elle devra « sans doute passer le témoin qu’elle a tenu avec brio pendant les quatre années qu’a duré son mandat. L’exercice sera sans doute des plus émouvants pour l’ex gouverneure générale du Canada ».

    Et ce journal ouagalais prédit que « l’ancienne diplomate, animatrice de télévision et journaliste, saura sans aucun doute prendre les choses avec le fair-play qui sied en pareille circonstance ».

    Quant à Louise Mushikiwabo, Wakat Sera l’enjoint de « poursuivre l’œuvre formidable dont Michaëlle Jean aura été l’architecte », et de porter la « lourde charge de rendre le Rwanda et d’autres pays africains et ailleurs dans le monde, des amoureux de la bonne gouvernance et du respect des droits humains. Ce ne sera pas rien pour la Francophonie qui cherche toujours à imposer ses marques comme une organisation incontournable et un espace où il fait bon vivre pour ses 300 millions d’habitants », souligne ce journal burkinabè.

    Un soutien très politique

    Dans la presse française aussi, la succession à la tête de la francophonie ne passe pas inaperçue. Elle se fait dans la « cacophonie », souligne Libération. Lequel journal qualifie d’« électrique » le climat dans lequel se déroule cette « ultime bataille » entre Michaëlle Jean et Louise Mushikiwabo.

    Certes, Libé se garde bien de soutenir la sortante, rappelant aussi bien les nominations « maladroites » auxquelles a procédé une secrétaire générale sortante de l’OIF qui n’a « jamais su réellement imposer sa légitimité face aux chefs d’Etat africains », que les dépenses « excessives, notamment pour son appartement de fonction à Paris », les voyages « pas forcément indispensables » de Michaëlle Jean, ou encore le « désastre » que fut sa première rencontre avec Emmanuel Macron, fin juillet 2017, lorsqu’elle était arrivée à Paris « au dernier moment après des vacances prolongées à Assinie chez le président ivoirien ».

    Pour autant, ce quotidien ne manque pas de rappeler le ressentiment d’anciens militaires français de l’opération Turquoise qui dénonçaient récemment sur les réseaux sociaux le soutien de Paris à un pays, le Rwanda « où la France est fortement soupçonnée d’avoir soutenu les chefs d’orchestre du génocide de 1994 » ou encore la tribune signée par quatre anciens ministres français de la Francophonie, dénonçant une « décision unilatérale » imposée par la France à ses partenaires, et visant à « promouvoir la candidate d’un pays en délicatesse avec les droits de l’homme ». Autant d’arguments balayés dans Libération par un ancien chargé de mission de l’OIF. Lequel y déclare que « les chefs d’Etat africains n’avaient aucun autre candidat consensuel à présenter. Et ils ont endossé le soutien de Louise [Mushikiwabo] avec enthousiasme. En Afrique, le Rwanda est un pays admiré. […] Son président, Paul Kagamé, y est très populaire ».

    Mais au fait, la francophonie, qu’est-ce que c’est ? L’ex-président gabonais, en tout cas, savait, lui ce que ça n’est pas, et le journal La Montagne le cite avec gourmandise ce matin. La francophonie, « ça n'est pas seulement bavarder dans de beaux salons en casant ici et là des imparfaits du subjonctif », disait donc feu Omar Bongo. La preuve à Erevan.

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