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    A la Une: le soutien de la France à Louise Mushikiwabo

    Le discours du président français Emmanuel Macron, de loin le plus long de la cérémonie d'ouverture du sommet d'Erevan, ce jeudi 11 octobre 2018. REUTERS/Melik Baghdasaryan/Photolure

    Dans la presse française aussi, le soutien de la France à Louise Mushikiwabo dans le duel qui l’oppose à Michaëlle Jean ne passe pas inaperçu. Et ce matin, dans le quotidien Le Parisien, le socialiste André Vallini en rajoute. Cet ancien secrétaire d’Etat à la francophonie, qui avait déjà cosigné une tribune dans le journal Le Monde pour dénoncer ce soutien de Paris à la candidature du Rwanda, déclare que « c’est le pays le moins qualifié pour ce poste, d’autant que son président, Paul Kagamé, ne défend ni la démocratie ni les droits de l’homme », martèle André Vallini dans Le Parisien.

    La succession de Michaëlle Jean ? Elle se fait dans la « cacophonie », souligne Libération. Lequel journal qualifie d’« électrique » le climat dans lequel se déroule cette « ultime bataille » entre Michaëlle Jean et Louise Mushikiwabo.

    Certes, Libé se garde bien de soutenir la sortante, rappelant aussi bien les nominations « maladroites » auxquelles a procédé une secrétaire générale sortante de l’OIF qui n’a « jamais su réellement imposer sa légitimité face aux chefs d’Etat africain », que les dépenses « excessives, notamment pour son appartement de fonction à Paris », les voyages « pas forcément indispensables » de Michaëlle Jean, ou encore le « désastre » que fut sa première rencontre avec Emmanuel Macron, fin juillet 2017, lorsqu’elle était arrivée à Paris « au dernier moment après des vacances prolongées à Assinie chez le président ivoirien ».

    Pour autant, ce quotidien ne manque pas de rappeler le ressentiment d’anciens militaires français de l’opération Turquoise qui dénonçaient récemment sur les réseaux sociaux le soutien de Paris à un pays, le Rwanda « où la France est fortement soupçonnée d’avoir soutenu les chefs d’orchestre du génocide de 1994 » ou encore cette tribune signée par quatre anciens ministres français de la Francophonie, dénonçant une « décision unilatérale » imposée par la France à ses partenaires, et visant à « promouvoir la candidate d’un pays en délicatesse avec les droits de l’homme ». Autant d’arguments balayés dans Libération par un anonyme ancien chargé de mission de l’OIF. Lequel y déclare que « les chefs d’Etat africain n’avaient aucun autre candidat consensuel à présenter. Et ils ont endossé le soutien de Louise [Mushikiwabo] avec enthousiasme. En Afrique, le Rwanda est un pays admiré. […] Son président, Paul Kagame, y est très populaire ».

    Le journal La Croix n’écrit guère autre chose, qui brosse un élogieux portrait de Louise Mushikiwabo. Laquelle, estime le quotidien catholique français, « incarne à merveille la nouvelle Afrique : décomplexée, entreprenante, dynamique, tenant la dragée haute à l’arrogance des anciens colons. Un programme auquel Emmanuel Macron souscrit depuis son arrivée à l’Elysée », énonce La Croix.

    Le soutien politique de la France au Rwanda

    Autrement dit le soutien de la France à la candidature rwandaise est avant tout politique. C’est ce que souligne Sud-Ouest. Lequel journal y voit un « gage offert à Kigali sur l’autel du rapprochement franco-rwandais, avec des arguments sûrement défendables, et l’accord tacite d’une Afrique francophone satisfaite de voir le continent récupérer ce poste d’influence qu’elle estime lui revenir ».

    Avis partagé et complété par La Nouvelle République. Ce quotidien du centre-ouest de la France souligne l’aspiration d’Emmanuel Macron à une francophonie qui « taille plus large, moins corsetée. Plus colorée aussi et l’Afrique est indispensable à ce projet ». Et au passage, La Nouvelle République, non sans malice, se demande s’il y aura « un ministre sur le sujet, samedi ? ».

    Question balayée par le journal L’Union. A Erevan, le Président est loin de l’ambiance « pesante » du remaniement attendu à Paris. A Erevan, Emmanuel Macron a donné l’impression de « jubiler » de cette parenthèse intellectuelle qui lui est offerte, « loin des péripéties franco-françaises », énonce L’Union.

    « Macron s’aère en Arménie », enchérit Le Figaro. Ce sommet de la francophonie, c’est pour le chef de l’Etat « deux jours de calme. Loin de la France et du fracas du remaniement ministériel », estime ce quotidien conservateur.

    En guise de réponse au Figaro comme de conclusion, on laissera volontiers le mot de la fin à feu le président gabonais Omar Bongo, cité ce matin par le journal La Montagne, et qui en son temps disait que la Francophonie, « ça n’est pas seulement bavarder dans de beaux salons en casant ici et là des imparfaits du subjonctif » ! La preuve à Erevan.

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