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    A la Une: sept nouveaux saints au sein de l’Eglise

    Le pape François lors d'une audience générale, mercredi 10 octobre 2018. REUTERS/Tony Gentile

    Le pape François va les canoniser demain. Parmi eux, Paul VI et Mgr Oscar Romero. C’est en effet la Une des journaux La Croix et Le Figaro. Demain, au Vatican, souligne Le Figaro, François « portera la chasuble de l’ancien pape (Paul VI) et le cordon taché de sang de l’évêque assassiné », Mgr Romero. Celui-ci a été fauché d’un coup de fusil en pleine messe, il y a trente-huit ans, à San Salvador, capitale du pays latino-américain du même nom. Quant à Paul VI, qui a été pape de 1963 à 1978, il demeurera « le pape du concile Vatican II », rappelle Le Figaro.

    De son côté, La Croix se demande en Une si les papes sont « voués à devenir saints ? ». Paul VI, en tout cas, deviendra demain le « quatrième pape du XXe siècle » à le devenir, signale le quotidien catholique français.

    Les élections en Côte d’Ivoire sont-elles légales ?

    Samedi électoral en Côte d’Ivoire. Un jour qui interroge et cette question, c’est le journal Jeune Afrique qui la pose. Car si nous sommes bien en effet samedi, l’article 33 du code électoral ivoirien stipule que « les opérations de vote ont toujours lieu un dimanche », rappelle, sur son site Internet, ce magazine panafricain. C’est « une première dans le pays […] une nouveauté pour le grand public », complète-t-il.

    Dès lors, Jeune Afrique entend expliquer « pourquoi voter un samedi fait débat ». Outre la question du risque de « taux d’abstention élevé » évoquée par ce journal, Jeune Afrique souligne que, « pour l’opposition, l’affaire est bien plus grave », et qu'elle y voit « une manœuvre » qui vise à « prendre tout le monde de court ».

    Alors, oui, pourquoi organiser ainsi un scrutin le samedi en violation de l’article 33 du code électoral ? « La nouvelle Constitution n’indique aucun jour de tenue de scrutin », dit à Jeune Afrique un des vice-présidents de la Commission électorale indépendante.

    La francophonie de Macron l’Africain

    C’est donc fait à l’OIF, la Rwandaise Louise Mushikiwabo en est désormais la nouvelle secrétaire générale. Elle succède à la canadienne Michaëlle Jean à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie. Louise Mushikiwabo est présentée par Le Figaro comme une « passerelle entre Paris et Kigali ». Ce quotidien souligne qu’Emmanuel Macron, qui a soutenu la candidature de l’ancienne chef de la diplomatie rwandaise, n’a « pas connu la colonisation, il n'a pas grandi avec les réflexes de culpabilité dont a hérité sa famille politique vis-à-vis du continent africain ».

    Selon Le Figaro, son « ambition nouvelle (...) dépasse le cadre du Rwanda. Rompant avec le paternalisme ou la condescendance de ses prédécesseurs, le président français s'adresse au continent africain, vis-à-vis duquel il a des rapports décomplexés, comme à un partenaire, un allié ».

    Pulp fiction à Istanbul

    Après la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre dernier au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul, les enquêteurs turcs soupçonnent un assassinat commandité par Riyad. Car que s’est-il passé au consulat d’Arabie Saoudite le 2 octobre dernier quand le journaliste Jamal Khashoggi est venu récupérer des papiers nécessaires à son projet de mariage avec sa fiancée turque ? Un officiel turc décrit au New York Times une scène « à la Tarantino », formule Libération : une opération « rapide et complexe » avant que le corps du journaliste ne soit découpé à la scie. Le quotidien américain relie l’affaire aux cercles les plus élevés du pouvoir saoudien. Leurs confrères du Washington Post affirment même qu’Ankara détiendrait des enregistrements vidéo et audio des événements.

    Et, en effet, la police turque soupçonne Riyad. Libération remarque que « le très progouvernemental quotidien Sabah parle d’un "commando d’assassinat" et publie dans ses pages les portraits de quinze personnes, extraits des vidéos de surveillance, noms et dates de naissance à l’appui. Parmi eux figureraient un médecin légiste, un ancien des renseignements, des membres de l’armée et de l’aviation militaire saoudienne. Tous seraient descendus dans deux hôtels du quartier de Levent, non loin du consulat saoudien, et repartis le soir même en direction du royaume à bord de jets privés ».

    Selon le Washington Post, les services américains avaient connaissance d’un projet saoudien impliquant le prince héritier Mohammed ben Salmane, consistant à attirer Khashoggi dans un piège pour l’arrêter.

    De son côté, le journal La Charente Libre souligne qu’après plusieurs jours de silence, les principaux « fournisseurs d'armes » à l'Arabie saoudite, les États-Unis, le Royaume-Uni « et la France » exigent désormais des « éclaircissements » sur les « faits graves » évoqués par la Turquie.

    Et ce quotidien régional de l’ouest de la France remarque que le président américain a déjà « cyniquement » fixé pour tous les « limites » des mesures de rétorsion « éventuelles » contre le « despote » saoudien. Le point de vue de Donald Trump résumé par La Charente Libre serait ainsi que les ventes d'armes à Ryad iraient alors « dans les poches des Chinois et des Russes ». Conclusion déduite de ce qui précède : Mohamed ben Salmane « sera au pire prié de se faire plus discret pour éliminer ses opposants en toute impunité ».

    Le PS perd son aile gauche

    Enfin en France, c’est un coup dur pour le Parti socialiste, qui tient son conseil national aujourd’hui à Paris. Le chef de file de l’aile gauche du PS, Emmanuel Maurel, a claqué la porte du parti pour rejoindre La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Et son alliée Marie-Noëlle Lienemann l'a suivi ce matin, après 47 ans au parti socialiste. Dans un entretien au journal Le Monde, Emmanuel Maurel déclare : « Mieux vaut partir plutôt que de se mentir à soi-même et aux autres. Le PS ne correspond plus à l’idée que je me fais du socialisme (…) Ce n’est pas un départ, c’est une scission ».

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