GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 16 Septembre
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
Jeudi 19 Septembre
Aujourd'hui
Samedi 21 Septembre
Dimanche 22 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Cuba dénonce l'«expulsion injustifiée» par Washington de deux de ses diplomates (ministre des Affaires étrangères)

    En Russie, la mémoire occultée de la Premiere Guerre mondiale

    Des membres d'un club d'histoire participent à une cérémonie de commémoration du 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale près de Saint Pétersbourg, en août 2014. OLGA MALTSEVA / AFP

    En Russie, la Première guerre mondiale n’a laissé que peu de traces et son souvenir a été largement occulté par celui de la révolution de 1917 et de la guerre civile qui l’a suivie. La Russie a pourtant été l’un des acteurs majeurs du conflit, et a subi des pertes immenses face aux puissances centrales.   

    C’est la « grande oubliée » de l’histoire russe : nul monument, aucune commémoration, la Première Guerre mondiale est presque totalement absente de la littérature ou du cinéma russe… Et n’est mentionnée que très brièvement, et très partiellement, dans les ouvrages scolaires. Pourtant, la Russie a payé un très lourd tribut lors de ce conflit, et y a joué un rôle très important. Les pertes russes représentent ainsi plus de 30% des pertes subies par les Alliés : entre 1,5 et 1,8 millions de tués selon les estimations.

    La Russie s’est battu sur un front très étendu, à la fois contre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie et si elle a très vite subi des revers cuisants, elle a sans doute aussi permis à la France et à l’Angleterre de tenir sur le front occidental – les batailles de la Marne, ou celle de Verdun n’auraient peut-être pas eu le même épilogue si la Russie n’avait « fixé » sur le front oriental, de nombreuses divisions allemandes.

    La Première Guerre mondiale a été une épreuve épouvantable pour des millions de soldats russes souvent sous-équipés, mal nourris et taillés en pièce dans des offensives meurtrières… Enfin, l’impact politique du conflit a été évidemment très lourd, en provoquant la chute du Tsar, puis celle de Kerenski, et la prise du pouvoir par les Bolchéviques.

    Amnésie volontaire

    La Première Guerre mondiale n’est pas achevée que la Russie plonge dans la tourmente révolutionnaire, puis dans la guerre civile. Et c’est sans doute ce qui explique l’amnésie qui entoure aujourd’hui encore la participation russe au conflit. Dans les décennies qui suivent, le pouvoir soviétique prendra soin de ne célébrer que la Révolution (celle d’octobre bien sûr) et la victoire de l’Armée rouge sur les forces contre-révolutionnaires. Et d’occulter les années précédentes, l’armistice de décembre 1917 et la paix séparée négociée en mars 1918.

    A l’époque soviétique, toute référence à l’armée impériale était à proscrire, car cela pouvait conduire tout droit au Goulag – et il valait mieux ne pas évoquer les faits de guerre antérieurs à 1917, et surtout ne pas montrer d’insigne militaire ou toute breloque pouvant apparaître comme un signe de ralliement au régime des Romanov. Difficile, dans ces conditions, de transmettre le souvenir d’un conflit qui s’est retrouvé, peu à peu, rayé de la mémoire collective.

    Enfin, il y a sans doute une autre explication à cette amnésie : pour la Russie la Première Guerre mondiale s’est achevée par une paix négociée à la hâte par des Bolchéviques soucieux de sauver la révolution d’octobre. Une paix qui s’est soldée par la perte de territoires immenses et qui pouvait difficilement être « exploitée » par la propagande soviétique. Au souvenir peu glorieux de ce conflit, le pouvoir soviétique préférera celui de l’épopée révolutionnaire – et d’une Armée rouge conquérante, puis celui de la Seconde Guerre mondiale.

    La Russie de Vladimir Poutine ne déroge pas à la règle, et célèbre constamment et de façon presque obsessionnelle la « Grande guerre patriotique » et la victoire contre l’Allemagne nazie… Une commémoration permanente qui tranche avec l’absence totale de moyens consacrés au souvenir de la Première Guerre mondiale.

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.