GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 10 Novembre
Dimanche 11 Novembre
Lundi 12 Novembre
Mardi 13 Novembre
Aujourd'hui
Jeudi 15 Novembre
Vendredi 16 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    Le ministre israélien de la Défense a annoncé sa démission du gouvernement suite à un désaccord profond concernant le cessez-le-feu à Gaza. Il a estimé devant la presse que l'accord de trêve était une «capitulation devant le terrorisme».

    Dernières infos

    Moussa Faki (UA): «Une conférence de réconciliation est nécessaire en Libye»

    Le Tchadien Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine au XVIIe sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie, le 13 octobre 2018. RFI/Igor Gauquelin

    Des élections en Libye le 10 décembre prochain ? C’est le souhait de la France, mais pas celui de l’Italie, qui dispute à la France le leadership des initiatives de paix pour ce pays. Qu’en pense l’Union Africaine ? Moussa Faki Mahamat préside la commission de l’UA. A l’issue du sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie, il a répondu aux questions de notre envoyé spécial.

    RFI : Qu’est-ce qui change à la tête de la Francophonie avec Louise Mushikiwabo ?

    Moussa Faki Mahamat : Je connais Louise depuis au moins dix ans. Connaissant son dynamisme, son volontarisme, son expérience, je suis certain qu’elle va amener une touche d’efficacité à la Francophonie.

    Quand Emmanuel Macron vous a dit en février dernier qu’il pensait à la ministre rwandaise des Affaires étrangères pour prendre la tête de la Francophonie et qu’il vous demandait de partager avec lui cette idée et de la soutenir. Comment vous avez réagi ?

    Je me suis dit qu’il n’y a pas mieux. Parce que la Francophonie, c’est 29 Etats africains membres à part entière. Alors, identifier un cadre africain de haut niveau comme Louise Mushikiwabo, cela apporterait certainement une certaine synergie dont le continent africain a besoin. Naturellement, la décision a appartenu au président de son pays, à elle-même. Mais quand le président Macron m’en a parlé, j’ai immédiatement dit que personnellement je pense qu’on ne trouverait pas mieux.

    Il y a une réaction très forte de la sortante Michaëlle Jean, qui a dit ce jeudi à Erevan, dans son discours d’adieu, que les grandes valeurs de la Francophonie, comme la démocratie et les droits de l’homme, étaient victimes de ces petits arrangements entre Etats et de cette realpolitik.

    J’ai assisté au Sommet de la Francophonie à Dakar. Si l’on parle d’arrangement, Dakar, c’était les arrangements. Quatre candidatures africaines et pas des moindres, dont celle d’un ancien chef d’Etat, celle d’un grand intellectuel, Henri Lopes, ont été retirées. Nous l’avions fait avec beaucoup d’élégance et beaucoup de retenue. Il n’y a pas une citadelle quelque part qui est défendue par certains, les bien-pensants, qui sont mieux placés que les Etats eux-mêmes pour la défendre. Je pense que c’est extrêmement prétentieux et il faut savoir perdre élégamment.

    Donc, Michaëlle Jean a manqué d’élégance ?

    Je pense. Elle a traité les autres d’inélégants, elle n’a pas fait mieux. Je dirais même qu’elle a fait pire.

    Quand elle dit que la Francophonie risque de devenir moribonde est-ce qu’il n’y a pas une part de vérité et que peut apporter l’Union africaine dans sa relation avec la Francophonie ?

    Pourquoi serait-elle moribonde ? C’est parce qu’une Africaine va la diriger ? Ça c’est ce que je qualifie de prétentieux.

    Pour le maintien de la paix, notamment en Afrique, les Américains sont sur la pédale de frein. Ils veulent mettre de moins en moins de moyens. Est-ce que vous êtes inquiet ?

    Je crois que nous sommes en train, nous, de notre côté, de faire tout ce qui est possible pour prendre en charge notre sécurité. La réforme en cours à l’Union africaine a un volet financier très important. Il faut financer le fonctionnement et les programmes essentiels de l’Union africaine. Nous avons également un Fonds pour la paix qui, pour la première fois, a recueilli plus de 50 millions de dollars. Je crois que c’est un premier début. Nous sommes en négociation avec les Nations unies. Nous nous sommes engagés à financer jusqu’à hauteur de 25% les opérations de soutien de la paix dans le continent africain. Nous continuons à discuter avec l’administration américaine sur la nécessité. Le terrorisme est une menace mondiale. Il faut que - ensemble -, nous nous mettions, pour pouvoir y faire face.

    Et ces 25 % que vous êtes prêts à mettre au pot pour le maintien de la paix c’est sous forme d’argent africain, de soldats africains, de force africaine ?

    Nous n’excluons rien. Pour le cas du G5 Sahel, chaque pays parmi les cinq a décidé de mettre à la disposition de cette force 1 000 hommes qu’il faut équiper. Il faut de la logistique. Les modèles anciens des opérations de maintien de la paix ont montré ses limites. La Minusma coûte plus d’un milliard de dollars par an. Les gens sont dans des camps, dans des barbelés. Ils peinent à assurer leur propre sécurité. Les terroristes attaquent. Maintenant ils sont au Burkina Faso. Faut-il attendre ? Le G5 Sahel - il faut soutenir cette force -, il faut la doter d’un mandat sous chapitre 7 et la financer pour traquer les terroristes.

    Mais les Américains vous écoutent ? Ils vous ont entendu à New-York, par exemple, il y a deux semaines ?

    On continue de discuter avec eux, des missions sont parties à Washington... Ils n’ont pas totalement fermé la porte, même s’ils ne se sont pas précipités. J’ose espérer qu’ils se rendront à l’évidence qu’il faut agir et agir maintenant.

    En Centrafrique, il y a une initiative de paix que vous portez avec l’Union africaine, avec le président Sassou, avec plusieurs chefs d’Etat africains. Et à côté de cela, on voit une initiative russe qui réunit notamment des groupes armés à Khartoum. On est un peu perdu.

    Justement, le 18 septembre dernier je me suis rendu à Bangui où j’ai rencontré le président Touadéra, j’ai rencontré le président de l’Assemblée nationale. Effectivement, nous avons entendu parler de cette initiative. Et le président Touadéra s’est engagé, le Soudan s’est engagé. Ce n’est qu’une contribution. Dorénavant, ils vont agir dans le cadre de l’initiative africaine. D’ailleurs, l’initiative africaine a le soutien total des Nations unies. Nous avons convenu – et cela ne saurait tarder –, de nommer un haut représentant de l’Union africaine et des Nations unies pour coiffer l’ensemble. Il y a eu des échanges entre les groupes armés qui ont exprimé des revendications, et le président Touadéra et son gouvernement. Nous allons tout prendre pour mettre en place un dispositif pour arriver à un accord de paix qui, cette fois-ci, nous l’espérons vivement, puisse être appliqué.

    Côté français on espère des élections en Libye début décembre. Est-ce que c’est réaliste ?

    Les dynamiques internes et l’évolution ne penchent pas à l’optimisme. Et après Nouakchott, la situation s’est détériorée davantage, notamment avec des combats à Tripoli. Aujourd’hui, il est évident qu’il y a une nécessité de refondation. L’accord de Skhirat a pu permettre une avancée, mais ce n’est pas suffisant. Aujourd’hui, il est contesté de partout. Il est nécessaire, et c’est ce que nous avons proposé aux Nations unies, à l’Union européenne, aux Etats de la région, à la Ligue arabe, de convier une conférence de réconciliation et de paix pour la Libye, pour permettre à toutes les parties libyennes, hormis celles qui sont versées dans le terrorisme et autres, pour trouver un nouvel accord, une nouvelle transition qui puisse permettre d’organiser des élections. Il y a trop d’agendas sur la Libye, il y a beaucoup d’actions isolées. Il est temps que la communauté internationale ait la légitimité entre les mains des Nations unies et de l’Union africaine pour pouvoir convier cette conférence de réconciliation et permettre aux Libyens d’avancer vers la paix et la stabilité.


    Sur le même sujet

    • Francophonie

      A. Mabanckou: «La Francophonie doit mettre la démocratie au cœur de son action»

      En savoir plus

    • Rwanda

      Sommet de l'OIF: Mushikiwabo désignée secrétaire générale de la Francophonie

      En savoir plus

    • Sommet de la Francophonie / OIF

      [Vidéo] Francophonie: entretien exclusif avec le président Macron depuis Erevan

      En savoir plus

    • Mauritanie

      L’Union africaine cherche des moyens pour s’autofinancer

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.