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    Pourquoi la City doit intégrer le risque climatique

    Le principal quartier d'affaires de Londres, la City. Royaume-Uni, juin 2016 AFP

    Alors que les intempéries meurtrières se multiplient dans le monde entier, la banque d’Angleterre demande instamment aux banques de la City d’intégrer dorénavant le risque climatique.

    Car le risque climatique est perçu comme systémique. C’est-à-dire susceptible d’entrainer une crise financière mondiale, comme celle de 1929 ou de 2008. Certains voient le verre à moitié vide et regrettent que la décision de la banque centrale ne soit pas contraignante. Mais d’autres y voient plutôt un nouveau signe encourageant. C’est la première fois qu’une autorité bancaire met les établissements face à leur responsabilité. Et pour des raisons alarmantes : seulement une banque britannique sur 10 prend le climat en considération dans son bilan. Et pour cause les banques britanniques sont encore très impliquées dans le secteur des hydrocarbures.

    Comment les désordres du climat pourraient-ils contaminer et plomber les marchés ?

    En 2008, par incompétence ou par désinvolture, les banques se sont précipitées sur les subprimes en omettant de prendre en compte le risque qu’ils faisaient peser sur l’ensemble de leur bilan. Le produit toxique et contagieux dans la période de réchauffement que nous vivons, cela peut être le crédit pour financer des centrales au charbon qui ne seront jamais remboursé si ces équipements sont contraints de fermer sous la pression des autorités, ou un crédit pour construire des infrastructures dans des endroits où elles seront entièrement détruites par le déchainement de la météo.

    A-t-on une idée des pertes potentielles financières que peut engendrer le changement climatique ?

    D’après l’unité de recherche de l’hebdo britannique the Economist, le stock global des biens d’investissement affecté d’ici la fin du siècle représente en valeur 43 000 milliards de dollars. Une valeur qui peut se dissoudre comme neige au soleil soit parce que les biens seront saccagés, soit parce qu’ils deviendront obsolètes. Cela représente la moitié de la capitalisation boursière mondiale. Le changement climatique a donc la capacité de bruler la moitié des bourses mondiales. Les assureurs ont été les premiers acteurs financiers à réagir et à prendre en compte ce nouveau risque systémique. Les banques ont encore pas mal de chemin à faire.

    Les banques ont-elles envie de faire des efforts pour verdir leur bilan ?

    Apparemment leur conversion est en cours. La Task force sur la transparence des risques financiers liés au climat présidée par Michael Bloomberg se réjouit de voir que 513 grandes entreprises adhérent maintenant à ses recommandations, c’est deux fois plus qu’en 2017. Et surtout il y a désormais parmi elles une majorité de sociétés financières. En France la loi contraint toutes les entreprises à prendre le risque climatique en compte, les banques n’ont donc pas le choix. A l’international elles sont de plus en plus incitées à s’y mettre pour décrocher des marchés. La Banque mondiale a récemment indiqué que ses investissements dans le secteur privé se feront désormais de préférence avec le concours des banques qui ont renoncé à soutenir les hydrocarbures.

     

    ►En bref

    La coalition populiste au pouvoir en Italie a enfin trouvé un accord sur le projet de budget 2019.

    Il y aura bien un déficit de 2,4% du pib pour augmenter les dépenses sociales. Le ministre de l'économie Giovanni Tria doit maintenant convaincre Bruxelles du bienfondé de ces choix et de leur cohérence avec les règles de la zone euro.

    L'administration américaine pourrait elle aussi bouder le grand forum économique organisé en Arabie Saoudite.

    Selon Donald Trump la Maison blanche rendra sa réponse vendredi. Cela dépendra de l'issue des discussions de Mike Pompeo envoyé sur place pour trouver une issue à la crise provoquée par la disparition du journaliste saoudien et par ailleurs citoyen américain Amal Khashoggi. Steven Mnuchin, le secrétaire d'Etat au trésor fait partie des personnalités attendues à cette conférence.

    En France l'américain Ford doit préciser ce matin s'il est oui ou non favorable à un repreneur de l'usine de Blanquefort près de Bordeaux.

    Les 850 salariés attendent avec anxieté la tenue du comité d'établissement où la direction va s'exprimer. Hier le ministre de l'économie Bruno Le Maire a dit tout le mal qu'il pensait du projet de dépôt de bilan alors qu'un équipementier est prêt à reprendre l'usine. Bercy pourrait faire pression sur l'américain en lui imposant une dépollution coûteuse du site.

    Au Niger le groupe Dangote investit dans le ciment.

    Le milliardaire nigerian Akiko Dangote a lancé le chantier d'une cimenterie à Keita dans l'ouest du pays. Le projet prévoit également la construction d'une centrale au charbon pour alimenter l'usine. Pour le moment la production nationale de ciment ne couvre que 20% des besoins.

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