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    A la Une: tout ça pour ça…

    Le président français Emmanuel Macron, dans un message préenregistré, prend la parole à la télévision en prime time de l'Elysée à Paris, le 17 octobre 2018. REUTERS/John Schults

    Le moins que l’on puisse dire, à la lecture de la presse ce matin, c’est que les journaux restent sur leur faim après l’ultime épisode hier du long feuilleton du remaniement.

    « Une courte déclaration à la télévision pour conclure un remaniement poussif… c’est une étrange quinzaine qui s’achève, constate Le Figaro. Emmanuel Macron a beau affirmer sa 'confiance', et son 'impatience' réformatrice, ses paroles n’ont pas fait oublier les promesses de grand renversement, ni l’espérance d’un nouveau souffle. Aux calculs d’appareil devait répondre la compétence de la société civile, aux obsessions partisanes, le souci du bien commun. Las, soupire Le Figaro, les spécialistes pèsent au trébuchet les places gagnées par le MoDem, soulignent les progressions protocolaires des ministres venus du centre droit ou l’extension du domaine des luttes de Marlène Schiappa, mais chacun voit que ces nominations comme le jeu d’équilibre digne des grandes heures de la IVe République ne changeront rien ! »

    « Attal, Wargon, Guillaume, Nuñez, Dubos ou Pannier-Runacher… Illustres inconnus, s’exclame Libération, seconds couteaux promus premières gâchettes. On voit à l’énumération de ces vedettes de l’ombre que l’événement a peu de chance de bouleverser l’opinion. Le 'second souffle' attendu, dixit le communiqué gouvernemental, se ramène pour l’instant à une haleine de bébé, un zéphyr politique. Certains avaient parlé d’un tournant. C’est un tournant en ligne droite. »

    « Une dose de rien et trois mesures de pas grand-chose, renchérit L’Humanité. Du remaniement si longtemps différé, les éléments de langage du pouvoir répétaient qu’il illustrait l’ambition de faire au mieux… à l’image des directions du personnel des grandes entreprises. À l’arrivée, constate le quotidien communiste, une galerie d’échines souples et de seconds couteaux tient lieu d’équipe. L’aimantation politique qu’avait produite le nouveau président dans sa campagne politique a perdu son magnétisme et ne recueille plus que de la limaille. »

    Oui, insiste le Républicain Lorrain, « rien de très folichon dans cet alignement de noms, de personnalités et de compétences dont le dosage répond à deux règles simples : satisfaire les partenaires politiques du gouvernement et surtout ne pas faire entrer de loup dans la bergerie. Mission accomplie pour Emmanuel Macron qui place un fidèle à Beauvau et envoie des gages aux soutiens d’Edouard Philippe, ainsi qu’au Modem et à l’UDI. »

    « Tout ça pour ça ?, lance La République des Pyrénées. Toute cette longue attente. Sans oublier toutes ces personnalités qui déclinèrent l’honneur d’être ministre et l’ont fait savoir. C’est une première qui dit quelque chose du statut de ministre en 2018. »

    Tous derrière et lui devant !

    Et mardi soir, Emmanuel Macron a réaffirmé, si besoin était, qu’il était le patron…

    « Le patron, le maître des horloges revient dans la place, constate Le Midi Libre, et c’est lui qui assure le SAV de ce nouveau gouvernement. Quelques minutes d’antenne pour vanter la continuité de l’action gouvernementale. Avant, c’était le Premier ministre qui engageait sa responsabilité devant la représentation nationale, désormais, c’est le Président qui assume devant l’opinion. »

    « Tous derrière et lui devant !, s’exclament Les Dernières Nouvelles d’Alsace. En s’invitant au journal de 20 heures, Emmanuel Macron a tenu à montrer qu’il était plus que jamais à la barre. Et que le cap n’avait pas changé, quand bien même l’équipage si. Il a surtout renvoyé ce remaniement très technique et très politique à un non-événement. Il est vrai qu’on est loin du second souffle annoncé après la démission de Gérard Collomb. »

    En fait, pointe Le Journal de la Haute-Marne, « le chef de l’Etat s’est appliqué à lui-même les nouveaux réglages de la machine gouvernementale. Dans son intervention télévisée, il a changé de registre. Pas de discours péremptoire, mais des notes qu’il lisait parfois, et un mea culpa sur les petites phrases assassines distribuées lors de ses voyages. Autant d’inflexions pour nous signifier que l’heure n’était plus à l’euphorie de la victoire électorale de 2017. Une autre bataille se rapproche, celle des européennes. Le ton grave adopté par Emmanuel Macron visait, c’est sûr, à en dramatiser les enjeux. »

    En fait, concluent Les Echos, « Emmanuel Macron cherche à prendre de la hauteur au moment où il redescend sur terre, il banalise son remaniement tout en dramatisant sa prise de parole parce que le point de faiblesse identifié relève non de la politique menée, mais de lui-même et de son rapport aux Français. C’est cela qui doit changer, analyse-t-il, si c’est encore possible. »

    Mélenchon : le coup d’éclat de trop ?

    L’autre fait politique du jour et qui fait également la Une, c’est le coup d’éclat de Jean-Luc Mélenchon hier face aux forces de l’ordre…

    L’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, à la demande du parquet de Paris, a perquisitionné hier les locaux de la France insoumise. Les enquêteurs tentent de réunir des preuves sur d’éventuels abus d’influence, surfacturations et fraudes fiscales. Jean-Luc Mélenchon s’est opposé par la force à ces perquisitions, dénonçant un acharnement judiciaire mené par une police politique.

    « Forcément, Jean-Luc Mélenchon n’a pu se retenir de faire du Mélenchon, commente Paris-Normandie. De faire le 'show' en vociférant devant les caméras et sur les réseaux sociaux. L’occasion était trop belle pour le président de la France insoumise de crier, comme à son habitude, au 'complot politique'. Le fameux 'complot' ! C’est sa marque de fabrique, certes, mais, remarque le quotidien normand, le leader d’extrême-gauche semble oublier que les hommes et les femmes politiques sont des justiciables comme les autres, soumis au même Code pénal et à la même procédure. »

    « Jean-Luc Mélenchon : l’éclat de trop ? », s’interroge pour sa part Libération en première page. Oui, répond le journal : « la réaction du leader de La France insoumise est pour l’essentiel outrancière et peu légitime. Au fil des années, la justice s’est intéressée non au seul Mélenchon, mais successivement au Modem de François Bayrou, au Rassemblement national (ex-FN), et auparavant à François Fillon et à Nicolas Sarkozy, sans parler des perquisitions naguère effectuées au Parti socialiste. (…) Les enquêteurs soupçonnent des surfacturations : il faut bien les confirmer ou les infirmer. Mais là où la limite est franchie, pointe Libération, c’est quand des députés de la nation font entrave, par le nombre et les décibels, à une enquête judiciaire parfaitement légale. Dès lors que la procédure régulière est respectée, les élus - seraient-ils insoumis - doivent comprendre que la loi s’applique à tout le monde, député ou citoyen… »

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