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    A « la Une », la fermeté affichée de Castaner

    Christophe Castaner est le nouveau ministre de l'Intérieur. REUTERS/Charles Platiau

    Dans un entretien au Journal du Dimanche, le nouveau ministre de l'Intérieur dit vouloir une politique « ferme » contre l'immigration irrégulière » ; il se dit « inquiet » de la situation à la frontière espagnole depuis quelques mois et annonce qu’il va nommer un « coordonnateur sécurité » afin de « mieux organiser les contrôles et le dialogue avec les autorités espagnoles ». Christophe Castaner déclare qu’un tiers des demandeurs d'asile en France ont été déboutés dans un autre pays d'Europe ; « c’est inadmissible, lance le désormais premier flic de France. Nous n'avons pas vocation à être une « instance d'appel » des déboutés de l'Allemagne ou de l'Italie », complète-t-il.

    Dans cet entretien au JDD, Christophe Castaner admet que la situation de tension dans certains quartiers est « extrême » ; il dit vouloir y « reconquérir mètre carré par mètre carré la souveraineté républicaine (…) Partout où l'on voit que la République recule, il faut agir », lance Christophe Castaner, et dans cet entretien au Journal du Dimanche, il annonce qu'il présentera dans quelques jours un budget du ministère de l'Intérieur en « hausse de 3,5% », portant notamment « création de 2.500 emplois l'an prochain ».

    Macron encore sans rival

    Pas facile de trouver un remplaçant à Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur. Il aura donc mis quinze jours, Emmanuel Macron, pour former son nouveau gouvernement. Finalement, Christophe Castaner a été choisi, après que plusieurs noms aient circulé dans les allées du pouvoir. Fut ainsi évoqué le nom du sarkozyste Frédéric Péchenard. Selon l’hebdomadaire L’Obs, ce dernier avait « proposé de prendre secrétariat d’Etat ayant la tutelle sur la police et la gendarmerie ».

    Ce fut donc un remaniement « a minima », estime Challenges. Et cet hebdomadaire tire à boulets rouges sur Emmanuel Macron. Pour Challenges, pas de doute, « cet homme de caractère, qui a fait de l’autorité la marque de son règne, n’en a pas montré dans cette crise ».

    Toutefois, admet ce magazine économique, le président a « un seul atout : aucune personnalité pour l’heure ne s’impose dans l’opposition ».

    Wauquiez en embuscade

    Justement, dans l’opposition, Laurent Wauquiez s’exprime pour la première fois depuis le remaniement. Dans un entretien au Parisien Dimanche, le président du parti de droite « Les Républicains » s’en prend d’abord à Emmanuel Macron. Selon lui, « l’échec » de la première année du quinquennat « n’est pas un échec de casting, c’est un échec de résultats » ; selon lui, « changer les ministres sans changer de politique, c’est donc la garantie de refaire exactement les mêmes erreurs ».

    Laurent Wauquiez trouve Christophe Castaner « ambigu sur le communautarisme » et rappelle que le nouveau ministre de l’Intérieur « a dit que le voile islamiste était comparable aux foulards de nos grands-mères ».

    Si la photo est bonne

    Le voile, c’est sur le visage qu’il se porte. Et le visage est également à « la Une » du Figaro Magazine. « Les visages sont partout. Sur nos téléphones, à la télévision, dans nos vies quotidiennes. Nous voyons plus de visages en une journée que la plupart de nos ancêtres en découvrait en toute une vie, signale Le Fig Mag. Nous sommes entrés dans la société du visage ».

    Le site Internet Facebook n’est-il pas un « trombinoscope planétaire de 2,2 milliards d’utilisateurs, remarque cet hebdomadaire. Partout, désormais, les visages s’échangent sur les réseaux, pour des rencontres professionnelles, sentimentales, sexuelles ou amicales. Et si Instagram, le réseau social qui a franchi le cap du milliard d’utilisateurs, a dépassé Twitter, c’est sans doute que cela continue de s’appuyer sur un texte, quand l’autre donner libre cours à une « visageophagie » planétaire », formule, d’un néologisme hardi, Le Figaro Magazine.

    Seulement voilà, « on donne le Bon Dieu sans confession à celui qui a une bonne tête, et celui qui ne l’a pas devra produire deux fois plus de preuves de bonnes intentions. C’est injuste, mais c’est ainsi », remarque Le Fig Mag.

    Le monde du numérique, lui, ne s’arrête pas à de telles considérations. « Les nouveaux algorithmes savent (…) dire quel visage est le mieux placé pour gagner une élection », signale encore ce magazine, en illustrant son propos avec une étude de la revue américaine « Evolution and Human Behavior ». Laquelle « a testé le visage de George Bush et de John Kerry par temps de guerre et par temps de paix. Ils ont établi que John Kerry aurait été élu par temps de paix, car son visage est moins guerrier. Pourtant, l’un a fait la guerre du Vietnam et s’y est distingué, et l’autre s’est débrouillé pour passer entre les gouttes », note encore ce journal.

    Les yeux sans visage

    Inévitablement, Le Figaro Magazine se devait d’évoquer le voile imposée par l’islam rigoriste, et c’est à Alain Finkielkraut qu’il s’est adressé pour traiter cette délicate question.

    « Voiler le visage, où l’escamoter au regard d’autrui, (…) c’est ériger une civilisation fondée sur le principe de séparation, dit le philosophe et essayiste au Fig Mag. Nous ne pouvons ni ne devons l’interdire dans l’espace public, mais il est normal qu’on en soit offusqué. Le jour où sa présence ira de soi, la France ne sera plus tout à fait la France », soupire Alain Finkielkraut.

    Qui relativise toutefois son propos en ajoutant ceci. « Ne réservons pas nos flèches aux salafistes ou aux Frères musulmans, car il y a, pour le moment, moins de hidjabs dans l’espace public que de nanas à portable », lance-t-il, provocateur, en se navrant ainsi de ces gens dans la rue « avec des fils dans les oreilles, qui tapotent leur portable, ou qui téléphonent et qui « ne sont plus là où ils sont » pour voir notre visage. Est-ce bien une perte ? Telle est la question…

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