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    Italie: vers une confrontation inédite avec Bruxelles sur le budget national

    Le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, lors d'une conférence de presse, le samedi 20 octobre 2018, au Palais Chigi à Rome. REUTERS/Remo Casilli

    L’Europe se dirige vers une confrontation inédite entre la Commission et le gouvernement d’un Etat membre sur la question du budget. L’Italie veut passer outre les critiques de Bruxelles et présenter un projet de budget en contradiction totale avec les règles budgétaires européennes. Conséquence : la Commission qui a demandé des clarifications à la coalition eurosceptique au pouvoir à Rome au plus tard ce lundi à midi pourrait pour la première fois rejeter la loi de finance italienne.

    La situation serait inédite depuis l’entrée en vigueur du Pacte de stabilité et de croissance et le renforcement de la discipline budgétaire en 2013. En cause : un budget italien jugé irréaliste, qui table sur un déficit annuel en 2019 de 2,4%. C’est certes, en dessous du sacro-saint plafond des 3% qui est sans cesse rappelé aux gouvernements européens, mais c’est trois fois plus que le niveau auquel s’était engagé le précédent gouvernement italien, car Rome prévoit cette fois une orgie de dépenses. C’est particulièrement dangereux parce que la dette, elle, atteint un niveau record pour la zone euro : 131% du PIB, juste derrière la Grèce.

    Voilà pourquoi, juste avant le week-end, l’agence de notation Moody’s a dégradé la note de la dette italienne, la plaçant au dernier niveau pour les investissements, juste avant la catégorie « spéculative ».

    Aujourd’hui, le spread, c’est-à-dire l’écart entre le taux à 10 ans de la dette italienne et celui de la dette allemande qui est la référence des investisseurs, est au plus haut. Et plus cet écart se creuse comme il le fait aujourd’hui, plus les intérêts de la dette italienne seront élevés.

    Mais le gouvernement italien s’en moque

    Pour le dirigeant de la Ligue d’extrême droite Matteo Salvini, habitués des déclarations fracassantes, les agences de notation se sont trompées dans le passé et elles se trompent encore. Surtout, face à la perspective de voir le budget retoqué par Bruxelles : « Je m’en fiche, je le fais quand même » lance-t-il au côté de son partenaire populiste du mouvement 5 étoiles Luigi du Maio.

    Leur « budget du peuple » fait la part belle aux réformes de soutien à la demande intérieure : un revenu citoyen universel de 780 euros par mois, une mesure qui coûterait 10 milliards d’euros, le retour de la retraite à 62 ans, qui coûterait au budget 8 milliards d’euros, et la réduction des impôts pour les travailleurs indépendants, soutenue par la Ligue, encore un milliard d’euros.

    Des mesures confirmées ce week-end

    Tout porte à croire que la coalition au pouvoir va défier le dogme de la rigueur budgétaire ce lundi.

    La Commission va-t-elle sévir ?

    Dans la mesure où approuver en l’état le budget italien, ce serait encourager l’indiscipline budgétaire et remettre en cause le système de garde-fous mis en place pour éviter que ne se répète la crise grecque. D’après la presse italienne ce dimanche, Bruxelles devrait invalider le projet de budget du gouvernement et lui demander de plancher sur un nouveau projet dans les trois semaines.

    Contrairement à la Grèce, une crise de la troisième puissance économique européenne comme l’est l’Italie, aurait des capacités de contagion beaucoup plus importantes. Déjà, le secteur bancaire à la Bourse de Milan a perdu un tiers de sa valeur depuis cet été. Les deux leaders eurosceptiques italiens pourraient en profiter pour se montrer inflexibles face à Bruxelles. Avec en tête l’année électorale (régional et européenne) qui s’ouvre dans quelques semaines.

    L’occasion rêvée de s’afficher comme une force politique capable de remettre en question les règles budgétaires européennes et d’appeler à les changer pour les rendre plus souples. Comme le font d’autres pays, d’ailleurs comme la France. Reste à savoir si tout cela prendra la forme d’un dialogue constructif entre Rome et Bruxelles ou si c’est à un bras de fer de plus en plus viril auquel on aura le droit sous l’œil toujours plus inquiet des marchés financiers. La teneur des courriers qui s’échangeront ce lundi et demain nous en donnera quelques indications.


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