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    Malgré le prix faible du caoutchouc naturel, la Côte d’Ivoire mise toujours sur l’hévéa

    Un producteur d'hévéa retire la sève de l'arbre, dans sa plantation située dans village de Memni, dans la sous-préfecture d'Alépé en Côte d'Ivoire. ©Sia KAMBOU/AFP

    Premier producteur africain de caoutchouc naturel, la Côte d’Ivoire accueille à partir de ce lundi une conférence internationale consacrée à cette matière, dont les cours n’ont cessé de baisser depuis une dizaine d’années.

    Malgré quelques rares envolées, comme début 2017 où il avait fait un bond de 26% en un mois, le cours du caoutchouc naturel reste bas. La tonne se négociait vendredi 19 octobre 2018 autour de 1 430 dollars à Singapour. C’est loin des 5 000 dollars, il y a 7 ans et la production asiatique - plus de 90% du volume planétaire - encourage peu la remontée des cours. L'offre de la Thaïlande, de l'Indonésie et du Vietnam alimente la surproduction mondiale.

    Et en plus, l'arrivée à maturité de 100 000 hectares de plantations en Malaisie a fortement perturbé le marché : la production mondiale est passée en trois ans de neuf millions à 13 millions de tonnes en 2017. La demande n'a pas suivi, alors que la production automobile - et donc la fabrication de pneus - était en bonne santé. C’est dans ce contexte que la Côte d’Ivoire accueille la Conférence internationale sur le caoutchouc naturel, qui se tient pour la première fois en Afrique, un continent qui ne pèse pourtant  que 5% de la production mondiale.    

    La faiblesse des prix ne décourage pas les producteurs

    A l’instar d’un pays comme la Malaisie, la production ivoirienne de caoutchouc naturel n’a cessé de croître, avec 468 000 tonnes en 2016, plus de 600 000 tonnes l’année dernière, des prévisions de 720 000 tonnes cette année et le pays table sur une hausse de 20% au cours des trois prochaines années, ce qui n'empêche pas les revenus des producteurs ivoiriens de baisser.

    La dégringolade des prix ne semble pas les décourager ;  les producteurs ivoiriens sont attirés par un arbre, l’hévéa, qui demande moins d’efforts par rapport aux autres cultures de rentes. Les professionnels de la filière en Côte d’Ivoire veulent - eux - renforcer le segment de la transformation. Une façon de capter la valeur ajoutée et d'atténuer la dépendance à la bourse du caoutchouc de Singapour. 


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