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    L'hévéa, un arbre de plus en plus important dans la vie économique des Ivoiriens

    Extraction de latex à partir de l'hévéa. Getty Images/Kiyoshi Hijiki

    Introduite dans les années 1960 en Côte d'Ivoire et victime des programmes d'ajustement structurel imposés par le FMI et la Banque mondiale durant le dernier quart du siècle dernier, l'hévéaculture ne s'est véritablement relancée qu'à partir de 2008, avec la création du Fonds de développement de la filière. Un fonds auto financé. Malgré une situation d'incertitude aujourd'hui, la production ne cesse d'augmenter.

    Les 165 000 producteurs de caoutchouc naturel se sont partagé 150 milliards de francs CFA l’année dernière, soit près de 229 millions d’euros, contre 40 milliards de francs CFA en 2010. Le cours du caoutchouc naturel a atteint des sommets en 2011 avec 5 000 dollars la tonne. Il tourne aujourd’hui entre 1 300 et 1 500 dollars. Des cours très bas, mais « l’hévéaculture continue d’être encore rentable », explique Albert Konan, secrétaire exécutif du Fonds de développement de l’hévéa. « Nous nous plaignons des cours actuels, mais c’est encore tenable. C’est ce qui explique que les planteurs s’intéressent encore à cette spéculation. »

    L’hévéa procure un revenu régulier au producteur presque pendant toute l’année, contrairement aux autres cultures de rentes, qui sont saisonnières. La Côte d’Ivoire ne parvient plus à assurer la première transformation et des négociants exportent depuis l’année dernière le latex à l’état brut. Mais cette année, les bateaux ont refusé d’embarquer la production non transformée, suscitant de l’incompréhension pour Samuel Espérance Mobio, président de l’AEXCI, l’Association des exportateurs de caoutchouc naturel. « Comment sauver notre activité, mais surtout comment aider nos parents paysans qui sont dans les brousses, qui n’arrivent pas à écouler leurs produits ; donc à faire face à leurs besoins quotidiens ? C’est pour ça que quand nous entendons les gens dire que l’activité de l’exportation doit disparaître, nous disons non. Le défi pour les usiniers, c’est de faire en sorte qu’il y ait plus de capacité de transformation. Le jour où la capacité de transformation sera supérieure à la production ici, personne ne voudra exporter. »

    Une taxe anti-transformation

    Les usines de transformation qui existent ont une capacité de 450 000 tonnes. Or la production ivoirienne cette année devrait atteindre 720 000 tonnes, contre 600 000 l’année dernière. La fiscalité serait l’un des éléments qui freinent l’investissement dans la transformation, explique Olivier Martin, directeur général de la société Sud-Comoë Caoutchouc. « Hors exonération, nos résultats sont imposés à hauteur de 25 % et les dividendes aux actionnaires sont encore imposées à hauteur de 15 %. En plus de ces impôts-là, en 2012 est apparue une taxe sur le chiffre d’affaires directement, qui était de 5 %. Sauf qu’à partir de 2012 les cours ont commencé à chuter. Quand on est dans un métier où à cours normaux, on a des marges qui vont de 8 à 10 - 12 % du chiffre d’affaires, si on a une taxe qui prend 5 %, elle confisque - on appelle ça de la confiscation - elle confisque la moitié du résultat. »

    300 000 personnes travaillent aujourd’hui dans la filière hévéa en Côte d’Ivoire. Cette filière offre encore d’autres opportunités d’emplois, avec notamment l’augmentation de la superficie des plantations et la perspective de la création de nouvelles usines de transformation.

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