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    Balkans: la fin de la Première Guerre mondiale marque la naissance d'un nouveau pays

    Des soldats de l'armée serbe sont au garde-à-vous au cimetière des soldats français à Belgrade le 11 novembre 2015 lors des commémorations du Jour de l'Armistice marquant le 97e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale. AFP/Andrej Isakovic

    Dans les Balkans, la fin de la Première Guerre mondiale résonne différemment d’un pays à l’autre. En effet, l’année 1918 a aussi vu la naissance d’un nouvel Etat, le Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, qui prit, dix ans plus tard, le nom de Royaume de Yougoslavie.

    C’est en Serbie que l’on célèbre le plus la Première Guerre mondiale, car le souvenir du « martyr » et de la « résurrection » de la Serbie demeure très vif. Fin 1915, le royaume serbe est submergé par les armées autrichiennes et allemandes. Le roi, le gouvernement et l’armée, ravagée par le typhus, doivent s’engager dans une terrible retraite à travers le Kosovo et l’Albanie. Reformées avec le soutien des Alliés, les troupes serbes participent ensuite aux combats du Front d’Orient. Français et Britanniques célèbrent l’héroïsme de la petite Serbie, qui fut bien récompensé après la victoire des Alliés : le royaume de Serbie s’est « dilaté », en annexant le petit royaume du Monténégro, mais aussi la Slovénie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine qui, avant le conflit, faisaient encore partie de l’Empire d’Autriche-Hongrie. Ce que l’on appelle la « première Yougoslavie », c’est-à-dire ce nouveau « Royaume des Serbes, des Croates et Slovènes », sous le sceptre des Karadjordjevic, ne fut qu’une extension du royaume serbe.

    Une mémoire conservée dans les autres parties de l’ancienne Yougoslavie

    Le devoir de mémoire est effectué de manière fort contrastée. Il ne faut pas oublier que des dizaines de milliers de soldats bosniaques, croates ou slovènes ont porté l’uniforme austro-hongrois et sont morts sur des champs de bataille qui s’étendent du front italien au front russe. Par exemple, les troupes bosniaques de montagne eurent d’énormes pertes dans les sanglants combats menés contre l’Italie sur le front de l’Isonzo, notamment à la bataille de Caporetto. La Première Guerre mondiale fut aussi la première de l’histoire où s’affrontèrent des soldats croates et serbes, car ils se trouvaient dans les deux camps opposés. Dans le même temps, beaucoup d’intellectuels et de responsables croates ou slovènes aspiraient à une réunion des peuples sud-slaves   c’est-à-dire yougoslaves   des Balkans, prirent langue avec le gouvernement serbe en exil et s’engagèrent dans la création d’un Etat commun. Le caractère serbe et très centralisé du nouveau royaume créé en 1918 déçut d’ailleurs bien vite les aspirations fédéralistes de ces chantres de l’unité. Du temps de la Yougoslavie socialiste et fédérale, on parlait d’ailleurs peu de la Première Guerre mondiale, car ce souvenir pouvait raviver les divisions entre les différents peuples qui la composaient, et le débat sur la naissance de la « première » Yougoslavie royale, celle de 1918, demeure toujours passionné.

    Au Monténégro, un débat très vif

    Cette année 1918 a aussi marqué la disparition de la principauté monténégrine, le plus vieil Etat indépendant des Balkans. Le petit Monténégro a lui aussi cédé face à la poussée autrichienne en 1915, contraignant le roi Nikola Ier à s’exiler en France. Fin novembre 1918, une assemblée se réunit à Podgorica, proclame la déchéance du souverain et le rattachement du pays au nouveau Royaume des Serbes, Croates et Slovènes. Les partisans de l’indépendance monténégrine dénoncent bien sûr le caractère illégitime de cette assemblée et tentent de s’opposer à l’annexion du pays par la Serbie. La coupure entre souverainistes monténégrins et « unionistes », partisans de l’union avec la Serbie, continue, un siècle plus tard, de couper en deux la société monténégrine. Ainsi, cet automne, on a vu apparaître des panneaux publicitaires anonymes appelant à ne « jamais » refaire l’erreur de 1918, provoquant la colère des unionistes. Quelques semaines plus tôt, d’autres panneaux, tout aussi anonymes, saluant la « libération » de la ville côtière de la ville de Budva par l’armée serbe en 1918, avaient provoqué la fureur des souverainistes.


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