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    Saleh Work-Zwede, l’unique femme chef d’Etat sur le continent africain

    Denise Epoté. © RFI/Pierre René-Worms

    Sahle Work-Zewde, une femme à la tête de l’Ethiopie

    En ouverture de votre palmarès cette semaine, une ethiopienne et la première femme élue présidente de son pays par le parlement. Sahle Work-Zwede accède à cette prestigieuse fonction après une brillante carrière diplomatique et à la faveur du vent de réformes que fait souffler sur l’Ethiopie son jeune premier ministre Abiy Ahmed.

    Depuis l’élection d’Abiy Ahmed en avril dernier, l’Ethiopie connaît un train de réformes qui force l’admiration. Et la désignation à l’unanimité de Sahle Work-Zwede au poste de présidente de la République est à saluer. Un poste honorifique certes, mais qui illustre bien les changements profonds que connaît ce pays. Ambassadrice à Paris, Sahle Work-Zwede n’avait de cesse de répéter à la presse que les changements que connaîtra son pays finiraient par en étonner plus d’un. Elle avait vu juste. Des dissidents ont été libérés et la paix a été signée avec l’Erytrée. Dans son discours d’investiture, Sahle Work-Zwede a invité gouvernement et opposition à se concentrer sur les choses qui les unissent.

    L’ouverture récente de l’espace démocratique permet désormais d’envisager une vie politique apaisée. L’ancienne représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en RCA a choisi de consacrer son mandat aux femmes. Leur pleine participation dit-elle, permet d’éradiquer la pauvreté, source d’instabilité.

    C’est donc l’accord parfait avec le Premier ministre. Ce dernier vient de nommer un gouvernement paritaire en confiant les ministères de La Défense et de la paix à deux femmes. Saleh Work-Zwede est aujourd’hui l’unique femme-chef d’Etat sur le continent. Avant elle, Ellen Johnson Sirleaf avait dirigé le Liberia de 2006 à 2018, et Ameenah Gurib-Fakim l’Ile Maurice de 2015 à 2018. Deux autres femmes ont été des présidentes par intérim, Rose Francine Rogombe au Gabon de juin à octobre 2009. Et Joyce Mbanda de 2012 à 2014 au Malawi.

    Yankimadji Rassembaye, ambassadrice du Karité

    Votre deuxième tête d’affiche est une Tchadienne installée à Béthune, une commune du nord de la France. Yankmadji Rassembaye est à la tête d’une entreprise qui propose des produits à base de beurre de karité bio. Et derrière la femme d’affaires, il y’a Denise Epoté, la militante engagée aux côtés des femmes et du développement durable de son pays natal.

    Diplômée de l’Institut supérieur de management de Dakar et de l’université de Lille où elle a obtenu un master en ingénieur de projets, Yankimadji Rassembaye a choisi de s’engager dans la promotion du genre dans son pays. Sa petite entreprise, qui en moins d’un an, exporte ses produits à base de beurre de karité aux quatre coins du monde veut également promouvoir l’autonomisation des femmes en milieu rural. Madjikarité, porte bien son nom, les bienfaits du karité. Au Burkina Faso Yankimadji Rassembaye va former des femmes. Au Tchad, des arbres à karité seront plantés et permettront de lutter contre la désertification. En offrant une activité aux exciseuses, Madjikarité va contribuer à leur reconversion. La production de karité des femmes de Koumra dans le sud du Tchad sera ramenée en France pour être raffinée. Elle entrera dans la composition des savons, des crèmes et des baumes à lèvres.

    Teddy Kossoko, un jeu digital au service de la paix en RCA

    Pour refermer votre podium, vous avez choisi Denise Epoté un Centrafricain. Teddy Kossoko est un développeur en informatique. On lui doit un jeu vidéo inspiré de la culture et de l’histoire de son pays. Kissoro tribal game, c’est le nom de ce jeu, allie le plaisir de jouer et celui d’enrichir ses connaissances.

    Deux ans après le lancement d’Aurion l’héritage des kori odan crée par la société Kiro » o Game du Camerounais Olivier Madiba. Kissoro tribal game de Teddy Kossoko ancre un peu plus le continent dans l’univers des jeux vidéos dominé jusqu’ici par les Européens et les Japonais. S’inspirant du jeu d’échecs, le Kissoro puise dans les racines populaires centrafricaines tout en transmettant des valeurs de paix. Les personnages ont pour mission de sauver leur royaume de la guerre. Le jeu vidéo loin de rendre les joueurs amorphes éveille les consciences affirme le jeune informaticien. À Bangui où Teddy Kissoko a présenté son jeu, si la jeunesse a salué le succès de l’enfant du pays. Les plus âgés ont regretté qu’il fasse la promotion d’un jeu associé aux paris et qui a la réputation de ruiner les joueurs. Teddy Kissoko nourrit d’autres projets. Celui de créer à Toulouse le Masseka game studio. Premier studio de jeux basés sur les univers africains.

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