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    Pour avoir privilégié les F-35 américains, la Belgique essuie les critiques françaises

    Charles Michel, le Premier ministre belge, n'accepte pas les critiques françaises. RFI/Dominique Baillard

    Après de longues tergiversations, le gouvernement fédéral belge a annoncé la semaine dernière ses choix pour les marchés publics de défense pour lesquels il avait lancé des appels d’offres en 2017 pour tenir ses engagements « otaniens » d’augmenter son budget de défense et de moderniser l’équipement de ses forces armées.

    La décision d’acheter les F-35 américains plutôt que les Rafale français a valu une volée de flèches au gouvernement fédéral belge. Il faut dire qu’il s’agit d’un énorme marché puisque l’achat des F-35 de Lockheed Martin représente une facture de 3,6 milliards d’euros pour l’Etat belge. Mais il faut y ajouter le fait qu’une partie non négligeable des réparations - mises à jour, remplacement de pièces, formations spécifiques des pilotes de chasse pour de nouvelles technologies embarquées et formation des spécialistes de la maintenance - devra se faire aux Etats-Unis chez le fabricant. Cette deuxième détente du contrat pourrait se chiffrer au total à une douzaine de milliards d’euros étalés sur les quelques décennies de durée de vie des F-35, des avions que la Belgique devrait commencer à recevoir en 2023.

    Un problème diplomatique

    Ces 3,6 milliards représentent une rentrée financière considérable qui passe sous le nez des deux autres concurrents, le Rafale français de Dassault et le Typhoon du consortium eurobritannique Eurofighter. Beaucoup en Belgique et en Europe estimaient qu’il aurait fallu acheter européen à l’heure ou l’UE essaie de dynamiser son industrie de défense. A l’heure aussi où l’imprévisibilité de Donald Trump fait grincer des dents ceux qui constatent que l’armée de l’air belge se lie aux Etats-Unis pour des décennies. Soulignons au passage que le F-16, qui va être remplacé par le F-35, était en dotation depuis une quarantaine d’années. Ce choix a été regretté en Belgique par ceux qui, au sein de l’armée ou du personnel politique, estimaient que le Rafale français était en réalité le mieux adapté aux besoins de l’armée de l’air belge, ou plutôt de la « composante aérienne » puisque tel est désormais son nom. La réaction la plus notoire a cependant été celle du président français Emmanuel Macron qui y a vu un mauvais signal pour l’Europe de la défense.
     
    Des critiques mal perçues en Belgique


    Les déclarations du président français n’ont d'ailleurs pas plu du côté de la Belgique. D’abord parce que le gouvernement belge annonce, en même temps, l’achat de 442 blindés français pour la somme non négligeable d’un 1,6 milliards d'euros environ. Il s’agit de véhicules nommés Jaguar et Griffon qui vont du transport de troupes au char de combat et qui seront livrés à partir de 2025. Ce marché considérable prouve, selon la Belgique, que ses choix ne sont pas en porte-à-faux avec le renforcement de l’Europe de la défense.

    Mais la raison pour laquelle les critiques françaises passent très mal, c’est parce la France a cru pouvoir passer à côté de la procédure d’appels d’offres. Il n’y a pas eu d’offre formelle de Dassault pour le Rafale alors que la question des marchés publics d’armement est très sensible en Belgique depuis vingt ans et l’affaire Agusta-Dassault qui s’est soldée par la condamnation pour corruption de plusieurs politiciens belges de premier plan. Le Premier ministre belge a même répliqué aux critiques que le prix de l’avion français n’était toujours pas connu…


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