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    Amazon: augmentation stratégique du salaire minimum sur fonds d'embellie

    Amazon est l'un des leaders dans la vente en ligne dans le monde. REUTERS/Mike Segar

    L'augmentation du salaire minimum pour les salariés d'Amazon aux Etats-Unis entre en vigueur ce jeudi 1er novembre. Quelque 250 000 salariés seront désormais payés au minimum 15 dollars de l'heure. La mesure concernera également 100 000 saisonniers. Mais Amazon n'appliquant pas jusqu'à présent le même plancher dans tous les Etats du pays, cette hausse n'est pas uniforme. En fonction du lieu de travail, cela représentera 3 à 5 dollars de plus par heure.

    Embellie du contexte économique américain

    On peut douter du caractère complètement désintéressé du géant du commerce en ligne. Amazon cherche sans doute à redorer son image, car l'entreprise de Jeff Bezos, l'homme le plus riche du monde selon Forbes, est souvent critiquée pour les conditions de travail difficiles dans ses entrepôts.

    Mais ce n'est pas qu'une affaire de réputation. Amazon s'adapte aussi à la bonne forme de l'économie américaine. Le taux de chômage est descendu à 3,7%, le plus bas depuis 1969 ! Une bonne nouvelle pour le pays, mais le resserrement du marché du travail rend les recrutements plus difficiles. Or, Amazon doit embaucher dans la perspective du pic d'activité de fin d'année, lié à la succession de grands rendez-vous : Thanksgiving, le Black Friday, la grande journée de soldes, et bien sûr Noël.

    D'ailleurs, Amazon n'est pas seul à mettre la main au porte-monnaie. La tendance est à la hausse des salaires. Ils ont progressé de 2,9% sur un an, c'est la plus forte amélioration depuis la crise de 2008. Plusieurs Etats ont d'ailleurs revalorisé le salaire minimum légal au début de l'année. Cela dit, le gain en pouvoir d'achat est en partie atténué par une inflation à 2%.

    Une pointe de stratégie

    Dans ce contexte, Amazon ne regarde pas que devant sa porte et va plus loin : l'entreprise s'engage pour une réévaluation générale du salaire minimum et demande à ses concurrents de l'imiter.

    Mais là encore, pas sûr que l'entreprise de Jeff Bezos, qui vient d'entamer une carrière de philanthrope, agisse par pure solidarité. Le géant du e-commerce avance peut-être tout simplement ses pions sur l'échiquier de la grande distribution. Amazon n'a rien à perdre à une généralisation du tarif qu'elle applique. Au contraire, pour Le Financial Times, Amazon cherche à semer d'embûches le chemin de ses concurrents.

    Wallmart et Target dépendent davantage de la main-d'œuvre, les salaires ont donc un impact plus fort sur leurs profits. Les chaînes de supermarchés ont certes elles aussi augmenté leur minimum mais à 11 dollars, et Target ne prévoit pas de le porter à 15 dollars avant fin 2020. Le coup apparait forcément gagnant pour Amazon : si ces grandes enseignes ne cèdent pas, c'est elles qui endosseront le rôle du méchant.

    15 dollars de l'heure : un combat de longue haleine

    Et ce montant, 15 dollars, n'est pas anodin. Cela correspond à la revendication d'un mouvement. Né en 2012 de la mobilisation pour une augmentation dans la restauration rapide à New-york, le mouvement Fight for 15, « un combat pour 15 dollars » en français, a pris de l'ampleur. Six ans après, la lutte continue et s'invite dans la campagne des élections de mi-mandat du 6 novembre. Il faut dire que le compte n'y est pas. Le salaire minimum fédéral (en vigueur dans une quinzaine d'Etats) stagne à 7,25 dollars depuis 2009.

    Dans certains Etats, le vote sera également l'occasion de répondre à un référendum sur le revenu minimum. Le sujet est également porté par le parti démocrate qui a introduit cet objectif d'un plancher à 15 dollars l'heure dans son programme de campagne.

    Pointe dans ce combat : Bernie Sanders. L'ancien candidat à la primaire démocrate pour la présidentielle de 2016 et sénateur du Vermont a déposé un projet de loi début septembre en vue d'imposer une taxe spéciale pour les grandes entreprises dont les employés doivent faire appel aux aides publiques pour joindre les deux bouts. Proposition de loi dont l'acronyme n'est autre que « Stop Bezos ! » pour « Stop Bad employers by Zeroing out Subsidies Act ». Un mois plus tard Amazon annonçait ses hausses de salaires : peut-être pas complètement un hasard du calendrier.

    ►En bref :  un accord sur le secteur financier aurait été trouvé par Londres et Bruxelles

    Selon le Times, un régime d'équivalence élargi devrait être appliqué. Cela permettrait au secteur financier britannique de conserver l'accès au marché unique de l'Union européenne après le Brexit.

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