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    A la Une : crispation en Guinée

    Le président guinéen Alpha Condé (G) et l'opposant Cellou Dalein Diallo (D) après leur réunion, au palais présidentiel, le 2 avril 2018. CELLOU BINANI / AFP

    Grève des enseignants et bras de fer entre le pouvoir et l’opposition après les élections locales contestées de février dernier ; la situation sociale se crispe en Guinée. De violents affrontements se sont produits entre forces de l’ordre et militants de l’opposition dans la banlieue de Conakry avant-hier. À Bambéto, l’un des points chauds de l’opposition, une personne est décédée et 15 autres ont été blessées, selon les organisateurs. La mesure de confinement prise par la police de Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition et président de l’UFDG, l’Union des forces démocratiques de Guinée, n’a donc pas empêché les violences.

    Désormais, pointe le site Guinée 7, 98 personnes au total sont mortes lors des manifestations de rue organisées depuis l’arrivée au pouvoir du président Alpha Condé en 2010.

    Au bord de l’embrasement ?

    « L’équation est la suivante, s’interroge Guinée 7 : lorsque l’exercice d’une liberté fondamentale, en l’occurrence celle de manifester, cause systématiquement mort d’hommes, qui doit en être considéré comme responsable ? Celui qui veut jouir de cette liberté ou celui qui est tenu de l’encadrer ? (…) Il existe une évidence dans tous les cas : l’Etat n’a pas le choix et ne l’aura jamais. Que la manifestation soit pacifique ou pas. Qu’elle soit autorisée ou pas, le gouvernement est tenu de préserver l’ordre public. (…) C’est lui qui doit protéger les manifestants et garantir à ceux qui ne manifestent pas le droit de vaquer à leurs occupations en toute sécurité. (…) Il est inconcevable et inadmissible, s’insurge encore Guinée 7, qu’aucun coupable n’ait été identifié à ce jour. Aucun coupable, ni pour les 98 morts de l’UFDG, ni pour la douzaine de policiers et gendarmes morts au cours de ces mêmes manifestations (dont au moins cinq par balles), ni pour toutes les autres victimes non comptabilisées comme opposants ou forces de l’ordre. »

    « Le pays est sur le bord de l’embrasement, soupire Guinée News, il faut oser le dire, lorsque tous ceux qui devraient faciliter le dialogue social, porteurs de soutane ou de gandoura, soutiennent la cause qui les arrange. La situation est d’autant plus préoccupante, poursuit Guinée News, que c’est presque à la fin du second et dernier mandat du président Condé que les clivages sociopolitiques sont de plus en plus profonds. Que même, au sein de la même communauté sociale ou ethnique la division s’installe. Si on ne sait à qui profitent tous ces morts, on sait que c’est la Guinée qui en payera le plus lourd tribut. Ce sont des citoyens guinéens qui sont sacrifiés sur l’autel des ambitions politiques. »

    Trou de mémoire ?

    Pour Wakat Séra au Burkina, le président Condé « a la mémoire courte » : « De plus en plus frileux alors que de nombreux observateurs lui prêtent la volonté de viser un troisième mandat, Alpha Condé, qui a longtemps été le poil à gratter des pouvoirs qui se sont succédé à Conakry, ne veut plus entendre parler de manifestations de rue. Pourtant, c’est cette casquette d’opposant historique qui lui a servi à gérer pendant longtemps cette même rue, pour accéder enfin à la magistrature suprême et accomplir même deux mandats. (…) Alpha Condé en tant qu’ancien opposant sait mieux que quiconque que la rue, lorsque toutes les autres voies de recours sont bloquées, demeure le seul et unique moyen pour l’opposition de se faire entendre et de faire entendre raison aux dirigeants sourds aux suppliques du peuple. »

    D’autres actions à venir

    En tout cas, l’opposition guinéenne ne désarme pas, relève Ledjely à Conakry. « Ville-morte et marche, c’est un binôme auquel les Guinéens devraient bien s’habituer. Tant l’opposition républicaine entend s’en servir dans le cadre de son bras-de-fer avec le pouvoir. Ce, en dépit du fait que les autorités, de leur côté, persistent à interdire ces formes de protestation. C’est ainsi qu’après la manif' étouffée d’avant-hier, Cellou Dalein Diallo et ses camarades annoncent un nouvel agenda. Mercredi prochain, une nouvelle journée ville morte à Conakry est prévue et dans toutes les préfectures de l’intérieur du pays. Et le lendemain, une autre marche sur l’autoroute Fidel Castro. » De plus, pointe encore Ledjely, « anticipant l’interdiction que les autorités pourraient réserver à ce programme, l’opposition annonce qu’elle ne s’y conformera pas. (…) Comme on le voit, conclut le site guinéen, la Guinée est partie pour s’installer durablement dans cette crise lancinante. »

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