GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 20 Mars
Jeudi 21 Mars
Vendredi 22 Mars
Samedi 23 Mars
Aujourd'hui
Lundi 25 Mars
Mardi 26 Mars
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Un chewing-gum qui ne perdrait jamais son goût

    La gomme « électro » est composée d’une matière qui génère le courant surmonté par des électrodes en argent. Le tout est recouvert par un film plastifié de la taille d’une pâte à mâcher classique. CC0 Pixabay/athree23

    Des chercheurs japonais ont mis au point un chewing-gum qui garderait son goût en permanence. Cette gomme à mâcher, sous l’action du masticage, provoque des micro-décharges électriques dans la bouche de son consommateur afin de simuler la sensation du salé et de l’amer. Le sucré, en revanche, demanderait des recherches supplémentaires, préviennent déjà les scientifiques nippons.

    Quelle que soit l’époque ou la région du monde, l’humanité a toujours réussi à trouver une gomme à se mettre sous la dent. Les chasseurs cueilleurs à la préhistoire mâchouillaient déjà la sève des conifères par hygiène dentaire. Plus tard, les Mayas, au Mexique, mastiquaient un latex appelé chiclé extrait du sapotier. Les Égyptiens du temps des pharaons préféraient la résine de lentisque, un petit arbuste que l’on retrouve aussi dans tous les pays de la méditerranée. Les Grecs, les Romains faisaient de même avec l’arbre à mastic. Les Asiatiques mâchaient, et le font toujours, une préparation dénommée bétel à base de noix d’arec.

    Il faudra attendre le milieu du XIXe siècle pour que l’Américain Thomas Adams commercialise les premiers chewing-gums tels que nous les connaissons aujourd’hui. Mais ces gommes industrielles présentent plusieurs défauts, notamment elles deviennent fades en quelques minutes et, bonnes à jeter, elles polluent les trottoirs de nos cités. Ça ne pouvait plus durer, ont estimé les chercheurs japonais de l’Université Meiji au Japon, en mettant au point le premier chewing-gum qui ne perd jamais son goût.

    Une gomme qui stimule nos papilles

    Le secret de cette gomme à mâcher ? L’électrostimulation de nos papilles gustatives en délivrant de faibles charges de courant électrique imperceptibles et indolores. Pas question, en revanche, de mâchouiller une pile ou une batterie de Smartphone pour simuler la sensation d’une saveur permanente. Le chewing-gum nippon met à profit un effet dénommé piézoélectrique, c’est-à-dire la capacité de certains matériaux à produire du courant lorsqu’ils subissent une déformation, et dans ce cas quand ils sont mastiqués. La gomme « électro » est composée d’une matière qui génère le courant surmonté par des électrodes en argent. Le tout est recouvert par un film plastifié de la taille d’une pâte à mâcher classique.

    Le dispositif fonctionne, enfin si l’on veut ! Pour l’instant, la gamme des saveurs proposées par l’électro chewing-gum reste très limitée. Vous n’avez pas d’autre choix qu’un mélange d’amertume et de très salé. D’après les tests, le goût serait assez semblable à celui du mets Niboshi, composé une petite sardine desséchée servie comme apéritif dans les restaurants japonais. Y a vraiment quelque chose qui cloche là-dedans ! Ont fini par admettre les chercheurs devant les réactions grimaçantes de leurs testeurs. Des notes plus sucrées demanderont des années de recherche, ont-ils ruminé, en mastiquant nerveusement leur gomme électro au goût de poisson. Leur dispositif est, par ailleurs, incapable de faire la moindre bulle à la grande déception des enfants. Sans piézoélectricité, un Malabar en définitive, fait bien mieux, en satisfaisant, au passage, nos petits becs sucrés.

    Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

    • Stadia, le début de la fin des consoles de jeux

      Stadia, le début de la fin des consoles de jeux

      Google vient annoncer le lancement de Stadia, un nouveau service en ligne qui a pour ambition d’envoyer au musée toutes les consoles de jeux. La firme américaine …

    • Batterie au CO2

      Batterie au CO2

      Avec l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, des chercheurs américains ont conçu un nouveau type de batterie …

    • DelFly Nimble, quand les drones prennent la mouche

      DelFly Nimble, quand les drones prennent la mouche

      Des chercheurs néerlandais ont créé un prototype de drone-mouche qui est téléguidé à distance par onde radio. L’objectif …

    • RangerBot, robot marin protecteur des coraux

      RangerBot, robot marin protecteur des coraux

      Des scientifiques australiens ont mis au point un robot sous-marin capable de traquer et de tuer la « couronne d’épines », une étoile …

    • L'enfant robot

      L'enfant robot

      Les robots anthropomorphiques de l'entreprise américaine Gaumard Scientific sont exclusivement réservés à la formation des étudiants …

    • HoloLens 2, le casque d’«holoportation» ultime selon Microsoft

      HoloLens 2, le casque d’«holoportation» ultime selon Microsoft

      Oubliez vos smartphones pliables hors de prix, les réseaux 5G qui peinent à se mettre en place ou les gadgets connectés qui ont été …

    • Un Web tombé du ciel

      Un Web tombé du ciel

      Le projet OneWeb envisage de délivrer depuis la proche banlieue de la terre, un  Internet rapide et bon marché à l’ensemble de la planète …

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.